‹ Aux sources canadiennesChapitre 12 sur 15 · ACCROISSEMENT NATUREL · texte numérisé non relu

ACCROISSEMENT NATUREL

L'excédent des naissances sur les décès produit ce que Ton appelle l'augmentation naturelle de la population. Québec, malgré les pertes énormes qu'il subit annuellement à cause de la forte proportion des mortalités infantiles, Québec, dis-je, est à la tête de tous les pays civilisés pour l'accroissement naturel de sa population. Depuis quinze ans, le taux de cet excédent a augmenté graduellement :

AUX 60UBCE6 CANADIENNES

en 1900, il était de 1.44 pour cent ; en 1905, de 1.71 pour cent ; en 1910, de 2.0 pour cent ; et en 1915, de 2.10 pour cent. On pourra mieux juger de la valeur de cet excédent en le comparant à celui de certaines provinces canadiennes, de contrées européennes et de possessions britanniques, pendant une période quinquennale donnée, dans le tableau suivant, où les pays sont échelonnés par ordre de valeur décroissante.

Les Pays

Pendant cinq ans

Par 1,000 naissances

lo La province de Québec

2o La Roumanie

3o L'Australie

4o La Nouvelle-Zélande

5o La Russie

6o La Jamaïque

7o La Serbie

8o L'Italie. . .

9o L'Allemagne ,

lOo La province d'Ontario

1 lo L'Autriche. . . ........

12o L'Ecosse

13o L'Angleterre et le pays de Galles

14o La Belgique

15o L'Irlande

Avec ce taux d'excédent ou d'accroissement naturel, la province de Québec double sa population dans trente-cinq ans, ce qui veut dire qu'en 1950, nous serons plus de 4,000,000, sur les bords du Saint- Laurent, à moins que l'émigration déjoue ces calculs.

D'après les Statistiques municipales, la population globale de la province, au 30 juin 1915, était de 2,321,137. En ajoutant le surplus de la population au taux de 2.1 pour cent, cela donnerait un total de 2,369,880, au 30 juin 1916, pourvu que la conscription. . . .Joignons à ce chiffre l'augmentation probable, depuis les six derniers mois écoulés, et nous arrivons à établir que la province de Québec doit avoir, à l'aurore de 1917, une population de 2,394,873. Pour les besoins du calcul, mettons 2,400,000. C'est dire que nous croissons de près de 50,000 par année, dont une moitié au sein des populations urbaines et l'autre moitié au milieu des groupes ruraux.

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