PRÉFACE
C'est la compétence universellement reconnue de M. Marquis qui a déterminé, il y a quelques années, le Gouvernement de la Province à le mettre à la tête du Bureau si important des statistiques, où, comme ailleurs, il fait honneur à ses chefs.
" Aux sources Canadiennes " sera bientôt dans toutes les librairies et, de là, dans toutes les mains. C'est le vœu sincère de Z'Alma Mater.
Th.-G. Rouleau, ptre.
Québec, 20 mai 1918.
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*aÇE visiteur qui pénètre dans la ^ £+ bibliothèque de la législa-
ture de Québec se trouve ^ tout d'abord en face d'une jolie y verrière, dont les tons chauds et , * harmonieusement mariés sont mis
t en juste relief par la lumière ZA opaline du nord qui la frappe à V Vextérieur.
Dans un cadre superbe, où sont entrelacées des tiges, des feuilles et des fleurs de la flore canadienne, une cascade roule ses eaux tumultueuses et blanchâtres, sur un fond accidenté de cailloux informes et superposés en retrait.
Au pied de la chute, Veau forme un étang dont la surface, légèrement agitée par la brise qui passe, reflète les couleurs de V arc-en-ciel formé par le soleil au-
dessus d'elle, dans la buée liquide qui s'échappe des flots laiteux et mugissants.
Au milieu de ce décor enchanteur, une jeune femme, portant un vêtement modeste, tout en laissant deviner le charme de ses formes, s'avance avec une cruche suspendue à son bras droit. Elle revient de puiser de l'eau à la rivière.
Une légende laconique, mais illuminatrice, complète ce tableau : "Je puise mais n'épuise".
Voilà qui exprime bien le sens allégorique, délicat et expressif de cette scène : la rivière, c'est la science ; la femme, c'est l'étude.
Dans la préoccupation des problèmes nationaux, l'énergie canadienne peut se donner libre carrière sans craindre d'en jamais tarir la source. Jeune peuple dans un pays nouveau, nous avons, héritage précieux, un passé de gloire à soutenir et un avenir à bâtir.
Le petit recueil que je présente au public s'est aussi inspiré, pour être fidèle à ces