‹ Aux temps héroïquesChapitre 11 sur 27 · TABLEAUTIN · texte numérisé non relu

TABLEAUTIN

Ecartant les longs plis de soie à la fenêtre. Ton courroux qui sourit relève son regard. Quel ravissant tableau ce beau soir verrait naître Si d'un Watteau j'avais et les couleurs et l'art !

Un rayon éperdu de vermeille lumière Embrase une fleur pâle au bord de tes cheveux . . . Je peindrais un. Amour qui t'implore, en arrière. Dans les pleurs et tenant son poing rose à ses veux.

où VOLTIGE JQEUX TOUS LES A>"S. 109

OÙ voltige mieux tous les ans Le Plaisir parmi les quadrilles ?

Est-ce aux bals blancs des jeunes filles? Est-ce aux bals roses des mamans?

0 prime jeunesse, on admire Sur tes lèvres, fleurs de beauté.

Les ailes du rire enchanté . . .

Ton âge ne sait pa's sourire, . .

Un sourire vague et troublant, C'est le triomphe de Joconde.

Il part d'une âme plus profonde, Il vient avec un vol plus lent.

Mais laquelle est la pins divine Et prend mieux empire sur nous, De la jeune fille à l'œil doux.

De la femme à la o-râee fine ?

L'une, sentant que son cœur bat, Presse, pâle comme à l'église, La gaze qui l'idéalise Sur son sein frais et délicat.

où VOLTIGE MIEUX TOUS LES ANS. 111

L'antre aussi^ dans toute la o-loire D"im beau corps à peine paré, X'a qu'un fil de corail pourpré Sur son cou plus blanc que l'ivoire.

Chez toi, l'autre nuit, sous les flots De lumière inondant les salles, Qui l'emportait de ces rivales ?

Le débat n'est pas encore clos.

Mais l'on disait, entre autres choses, Que ce grand bal étincelant Joignit le charme d'un bal blanc A tout l'attrait des fêtes roses.

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