LA MAISON
Jolie est la maison au grand clair de l'aurore. Quelques arbres trapus mais que leur i'ruit décore Caressent de leur ombre un seuil hospitalier. Ici l'oiseau, malgré son nid, est familier. Un chantait tout à l'heure à ma fenêtre ouverte, Comme un futur ami venant en découverte. Des vols de ))apillon m'ont conduit au jardin : Fleurs du plus riche ivoire, ou Invé de carmin !
A côté maintenant de mon ]\lusset repose Dans un verre limpide une pivoine rose. Plus pâle, tu parais plus belle, ô noble fleur. Comme toi, ce poète est beau dans la douleur. . .
A wright's grovb. 119