LES LILA
" 0 printemps gai dompteur de l'âme !
Qui n'a fait, depuis Ménélas Sur ce thème un épithalame ?
C'est le temps des lila,?.
Ma voisine est à sa fenêtre.
Qu'entends- je ? elle soupire: hélas!
Quelque folle peine peut-être.
C'est le temps des lila3.
Sous sa noire tresse elle est belle, Enfant aux contours délicats.
Elle soupirait; aime-t-elle?
C'p«t le temps des lilae.
Je la vois, la tête baissée, Avec son éventail au bras Comme une grande aile blessée.
C'est le temps des lilas.
Toi qui ris à travers la branche.
O Lune, fuis, ne trahis pas Les premiers pleurs d'une âme blanche, C'est le temps des lilas.
A LOUIS FRECHETTE
A LOUIS FKÉCHETTE. gH
A LOUIS FRECHETTE
Louis, laisse, Bans qu'on leur fasse
De préface, Tes poèmes prendre leur vol ; Et qu'aujourd'hui l'aile refuse
Cette excuse Au pied bot, ce captif du sol.
Où voit-on que l'oiseau de» uues
Aux tortues Explique les souilles du ciel ? Oii vois-tu que l'abeille dise
Au cytise Comment cHc dore son miel ?
Gloire à l'aigle ! Aux cimew ficlcle,
• Sa grande aile Dans son essor frôle l'éclair.
Gloire aux abeilles de l'H}- mette !
Au poète, Dont vibre l'in-mne ardent et clair !
Si des sots critiques la foule
Qui s'écoule Au petit bruit dans les journaux, Soudain, à ta première stropbe.
T'apostropbe, Laisse crier nos étourncnux. . .