‹ Aux temps héroïquesChapitre 25 sur 27 · LES LILA · texte numérisé non relu

LES LILA

" 0 printemps gai dompteur de l'âme !

Qui n'a fait, depuis Ménélas Sur ce thème un épithalame ?

C'est le temps des lila,?.

Ma voisine est à sa fenêtre.

Qu'entends- je ? elle soupire: hélas!

Quelque folle peine peut-être.

C'est le temps des lila3.

Sous sa noire tresse elle est belle, Enfant aux contours délicats.

Elle soupirait; aime-t-elle?

C'p«t le temps des lilae.

Je la vois, la tête baissée, Avec son éventail au bras Comme une grande aile blessée.

C'est le temps des lilas.

Toi qui ris à travers la branche.

O Lune, fuis, ne trahis pas Les premiers pleurs d'une âme blanche, C'est le temps des lilas.

A LOUIS FRECHETTE

A LOUIS FKÉCHETTE. gH

A LOUIS FRECHETTE

Louis, laisse, Bans qu'on leur fasse

De préface, Tes poèmes prendre leur vol ; Et qu'aujourd'hui l'aile refuse

Cette excuse Au pied bot, ce captif du sol.

Où voit-on que l'oiseau de» uues

Aux tortues Explique les souilles du ciel ? Oii vois-tu que l'abeille dise

Au cytise Comment cHc dore son miel ?

Gloire à l'aigle ! Aux cimew ficlcle,

• Sa grande aile Dans son essor frôle l'éclair.

Gloire aux abeilles de l'H}- mette !

Au poète, Dont vibre l'in-mne ardent et clair !

Si des sots critiques la foule

Qui s'écoule Au petit bruit dans les journaux, Soudain, à ta première stropbe.

T'apostropbe, Laisse crier nos étourncnux. . .

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