DEVANT LA GRILLE DU CIMETIEEE
La tristesse des lieux sourit, l'heure est exquise. Le couchant s'est chargé des dernières couleurs. Et devant les tomheaux, que l'ombre idéalise, Un grand souffle mourant soulève encor les fleurs.
Salut, vallon sacré, notre terre promise ! . . . Les chemins sous ks ifs, que peuplent les pâleurs Des marbrea, sont muets; dans le fond, une église Dreèse son dôme sombre au milieu des rougeurs.
ccûie normale St-Viateis RIGAUD
La lumière au-dessus plane longtemps verm^eilb. Sa bêche sur l'épaule, contre les arbres noirs, Le fossoyeur repasse, il voit la croix qui veille.
Et de loin, comme il fait sans doute tous les soirs, Cet homme la salue avec un geste immense . . . Un chant très doux d'oiseau vole dans le silence.
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AU PERE aOHIET
à Betheiamlts.
J'aime le lieu lointain dont tu chantes - en prose Toute la poésie avec ravissement.
M'aurais-tu montré là, dans un mirage rose, Un coin du paradis. . . d'avant le châtiment ?
J*aime son bois obscur, qui n'a rien de morose, Et ses secrètes eaux au frnis ruissellement. Où parfois le baiser d'une étoile se pose . . . 0 leurs chastes amours ! o m^'^tère charmant !.
Mais j'aime plus encore, ami, le fleuve immense
Devant toi déroulant une magnificence
De flots bleus, qui n'eat point comparable ici-bas ;
Et les yeux éblouis, je fais ému ce rêve :
Que j'admire, en marchant près de toi sur la grève,
S'éteindre en un tel lit le jour au beau trépas.