‹ Auzias March et ses prédécesseursChapitre 125 sur 302 · XXXIV · texte numérisé non relu

XXXIV

Per vos amar fon lo meu naximent.….. ;

(LVIIL, 30).

Toute médaille a son revers. Les vertus par lesquelles le poète s’est senti attiré vers sa dame ont leur contre-partie. De là, après l'éloge, la critique : après le dithyrambe et la chanson, le maldit ou tout au moins le sirventés. Les plaintes que suseitent les défauts de sa dame tiennent même la plus grande place dans son œuvre. Ce sont eux qui le désespèrent et lui font souhaiter mille fois la mort.

Deux griefs principaux sont formulés contre elle. Il lui reproche, en premier lieu, de ne pas l’aimer, de rester insensible à son amour pur dont elle ne s'aperçoit même pas :

No sé als fats com no Is fon de present en fer que vos d’amar haguesseu cura...

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