CHAPITRE PREMIER
LA POÉSIE CATALANE DU XIV® SIÈCLE À LA FONDATION DE L'ACADÉMIE + DE BARCELONE (1393)
Pages I. — A la fin du xrrre siècle, la langue de la poésie et celle de la prose dif-
fèrent en Catalogne : le « parler limousin » ou provençal et le catalan.
Succès qu'y obtiennent les thèmes des troubadours de la décadence.
Guillem de Cervera, Cerveri de Girona, Ramon Lull. La poésie mo-
rale et religieuse. Evolution analogue de la poésie en Italie sous l’in-
fluence de la philosophie et de la théologie : le dolce stil nuovo........ 123 II. — Avec le xive siècle, à partir de Pierre IV d’Aragon (1335-1387),
commence la poésie catalane proprement dite. Elle s’efforce, mais
sans y aboutir entièrement, d'abandonner le provençal. Influence du
Consistoire du Gay Saber de Toulouse. Les poètes du royaume d’Ara-
gon prennent part à ses concours.Les Leys d’amors rédigées par Gui-
lhem Molinier et Bortholmieu Marc. On doit peut-être à ce dernier
leur intreduction en Catalogne. Relations des poètes de Toulouse avec
la Catalogne. Dalmau de Rocaberti et Jean de Castellnou ; l’infant
Pierre, comte de Ribagorça, et Ramon de Cornet. — Pau de Bell-
viure, Jacme March, Pere March, Bernat Metge, Guillem de Torrella,
Bernat de S6, Guerau de Queralt. Deux courants d'imitation. La lit-
térature française et les romans bretons inspirent surtout les noves ri-
mades ; de la poésie provençale dérivent les cobles, c’est-à-dire la
Chansontdamounmetlertsiventes ch) Eee elec e-e Ce 128 III. — Jacme March. Activité littéraire du fondateur de l’Académie de
Barcelone. Le Debat entre Honor e Delit (1365) ; la Questiô sobre lo de-
pertiment de l’estiu é de l’ivern ; Joyosa Garda (1370) ; les Cobles de
Fortuna ; ses chansons d’amour ; Le Libre de Concordances (1371). Sa
AÉCIOMDAD EE EEE ee Rob eee TN oi 157 IV.— Pere March le vieux. Le « Harnoiïs du chevalier » dédié probable-
ment au marquis de Villena, comte de Ribagorça. Le Mal d’amor et
« Madona » Roger de Castellé. Le « Compte final de Mossèn Pere
March ». Ses chansons d'amour, « assez gentilles choses » ; ses sirven-
tés, « proverbes de grande moralité ». Sa supériorité dans la poésie
morale. — Les caractères de la poésie amoureuse et morale chez
Jacme et Pere March .…............... ee aie - AE