CXIV
Ce n’est pas seulement un aveu de sa propre valeur. C’est aussi un hommage indirect à cette longue série d’aïeux qui ont donné, avant lui, un peu d'éclat au nom qu'il porte.
Tout ce que nous savons de celle qui, après lui avoir donné le jour, veilla sur ses premières années, se réduit à quelques lignes d’actes officiels. Peut-être cependant convient-1l de voir, dans un de ses vers, un témoignage de la tristesse qui devait assombrir le visage de sa mère, chaque fois que ses regards se portaient sur Peyrona, la pauvre sourde-muette. « Heureux, dit la femme du peuple à Jésus, heureux le ventre quite porta !»
«Malheureux, dit, avec une sorte de rancune, le poète Auzias, malheureux le ventre d’où je suis né: »
D'un ventre trist exir m’ha fet Natura !
(LVIIT, 29).
IT
Quelles furent son enfance et son adolescence ? Nous ne pouvons guère que le supposer ou plutôt le deviner d’après ses œuvres.
Damoiseau ou donzell, c’est-à-dire fils de chevalier, il était destiné à hériter du fief paternel, et le métier des armes devait être sa carrière naturelle. Il semble qu'il en ait fait l’appren-