‹ Auzias March et ses prédécesseursChapitre 5 sur 302 · XII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XII AVANT-PROPOS

d'aborder ses œuvres. Elles valent la peine d’être goûtées pour elles-mêmes, mais, si l’on veut en apprécier toute la saveur, quelques efforts sont nécessaires. Pour les rendre plus accessibles, j'ai dressé une table, pièce par pièce, des citations que j'en ai faites et des explications ou allusions qui les concernent. Ce sera une première contribution à leur commentaire.

Tous les renvois se rapportent à l'édition critique publiée par les soins de l’Institut d'Estudis Catalans, de Barcelone.

Je me suis efforcé de mettre sous les yeux du lecteur les éléments d'information qui m'ont permis de retracer la physionomie de l’écrivain et de surprendre le sens parfois caché de ses écrits. Certains penseront peut-être que je n’y ai pas toujours réussi. J'en conviens, répondrai-je en leur rappelant une boutade de Montemayor (1). Qu'ils se mettent à l’œuvre ! Je ne prétends aucunement ne leur avoir rien laissé à faire. Quien otra cosa le paresciere, tome la pluma, y calle la lengua, que ya le queda en que poder mostrar su ingento.

Je ne puis terminer sans adresser mes remerciements à M. Alfred Morel-Fatio, professeur au Collèce de France, qui a dirigé mes premiers pas dans l'étude d’Auzias March et des Httératures hispaniques. Il n’a jamais cessé de mettre à ma disposition, durant mon long travail, sa riche bibliothèque et sa vaste érudition. — Ce m'est également un devoir très agréable de nommer ici, en les assurant de ma vive gratitude, MM. Emile Chatelain, Alfred Jeanroy et L. Barrau-Dihigo qui ont bien voulu me faire part de leurs connaissances bibliographiques ou faciliter mes recherches.

Je suis heureux enfin de rendre un publie hommage aux nombreux amis d'Espagne qui m'ont prêté un concours empressé et sympathique. Qu'on me permette de mentionner, à Barcelone, D. J. Massé Torrents, dont le savoir et le dévouement m'ont toujours été d’un précieux secours, et D. Antoni Rubi6 y

(1) Préface de la traduction de 1560. Voy. notre Introduccié a l’'edicié

critica de les obres d'Auzias March, Barcelona, Institut d’Estudis Catalans, 1912, p. 88.

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