PRIYA
— Cher —
Le bienheureux Biiddha (1)... résidait à Kapilavastu, dans le jardin du Nj'agrodlia.
Or, il y avait à Kapilavastu, un Gidija riche (9)... Homme riche... (6)... Mariage fécond.
11 lui naquit un fils beau, admirable, charmant, dont l’aspect imposait et commandait l’affection L A sa naissance, toute la ville de Kapilavastu fut remplie de gloire^. On fit une fête à l’occasion de sa naissance et on lui donna un nom. « Quel sera le nom de cet enfant ?» — Les parents dirent : « Puisque, au moment de sa naissance, il a été cher à toute la population, que son nom soit Prija (cher). »
L’enfant Priya fut confié à huit nourrices (7) . . . Education brillante et prospère... 11 était croyant (8)... Homme vertueux... pratiquant largement le renoncement. 11 s’attachait, par diverses distributions de dons, les Çramanas, les Brahmanes, les malheureux, les mendiants.
Plus tard, il se rendit au jardin du Nyagrodlia ; là, il vit le Buddha (IG)... Description physique du Buddha... Initiation... Arrivée à l’état de &7'ota~âpatti (22)..., à l'état d' Arhat (23)
Les Bhixus ayant conçu un doute, questionnèrent Bhagavat, celui qui ôte les doutes : « Vénérable, quels actes Priya avait-il accomplis pour mériter cette grande gloire qui le rendait cher et agréable, et pour, après son initiation, avoir obtenu l’état d’ Arhat ? »
Bhagavat répondit : « Bhixus, Priya, dans d’autres existences antérieures (12)... Le fruit des œuvres et la transmigration... (15)... Apparition de Vancien Buddha Vipaçyi, sa fin, son monument.
Or, plus tard, au temps de la saison du printemps, quand les fleurs épanouies se montrent avec leurs nuances diverses, un maître de maison vint
1 Je rends ainsi priya, mot qui devient le nom de l'enfant, et que le tibétain rend par dga-va « joie » ; tandis qu’il traduit le nom lui-même par sdug-gu, « cher petit ».
2 Yaçasâ.
3 Gomme aux récits précédents.
avadAna-gataka, VII, 6, (66)
faire au roi cette ouverture : « Je désire, avec le concours do Sa Majesté^, dresser des fleurs sur le stupa de Vipaçyi. » — « Qu’ ainsi soit ! » répondit le roi. Donc, ce maître de maison, avec le concours du roi, de ses ministres et de ses gens^, fit annoncer, à son de cloche, qu’il ferait une collection de fleurs variées pour dresser des fleurs sur le stiipa de Vipaçyi. 11 en résulta que plusieurs centaines de milliers de créatures vivantes éprouvèrent de bonnes dispositions et que des racines de vertu poussèrent en elles.
Bhagavat ajouta : « Que pensez-vous, Bliixus? Gilui qui, en ce temps-là, à cette époque-là, fut le maître de maison, c’était ce Priya. C’est pour avoir, avec le concours d’un grand roi, fait pousser des racines de vertu qu’il est cher et agréable au peuple d’un grand roi^, c’est par cette cause aussi qu’il est admirable, charmant, et qu’il a obtenu l’état d’Arhat.
C’est que, Bhixus, les actes entièrement noirs (5)...
Ainsi parle Bhagavat... (2).
Rapprochements et remarques
On remarquera, dans ce l'écit, l’absence du Pranidhâna qui vaut aux héros des précédents la conquête de l'état d’Arhat. Prija doit cet avantage à la même cause que lui a valu des biens d’un ordre inférieur.