‹ Avadâna-C̦atakaChapitre 12 sur 167 · VIII. — Autres recueils d’Avadânas · texte numérisé non relu

VIII. — Autres recueils d’Avadânas

Dans chacun des quatre recueils qui se présentent à nous comme ayant emprunté à l’Avadâna-Çataha une pcrtion plus ou moins considérable des matières qu’ils renferment, on trouve des textes qui lui sont étrangers. A moins de donner au recueil supposé primitif de l’Avadana-çataka des dimensions colossales, en grossissant outre mesure l’appendice qui aurait renfermé les textes de la IV® décade, il faut nécessairement admettre l’existence d’un ou de plusieurs recueils parallèles. Je n’examine pas la question de savoir s’il a existé un vaste recueil primitif, qui aurait été ultérieurement divisé et subdivisé, ou si les divers recueils se sont formés peu à peu par des emprunts, des imitations, des iiiveiitioiis nouvelles; je veux simplement

ANNALES DU MUSEE GUIMET

rendre comptede l’élat actuel, c’est-cà-dire de l’existence d’un certain nondu-e de recueils semblables dénommés Avadànas, et dans lesquels on trouve souvent les mêmes récits, reproduits textuellement ou suivant une rédaction ditïérente. Sans chercher à faire un classement général qui serait peut-être utile, je les distribue par langues. Je parlerai donc successivement des recueils sanskrits, tibétains, chinois.

Recueils sanskrits. — Avaddna-Kalpalatâ. — Il existe un ouvrage qui est intitulé, lui aussi : Avadana-Çataka; et c’est uniquement à cause de cette similitude de titre que j’en parle : car c’est un recueil d<' Jàtakas. Or, je suis obligé de laisser de coté les Jàtakas qui forment une classe à } art et dont l’examen prendrait trop de place. Le vrai titre de cet ouvrage est Bodhisattva -avaduna-halpalalâ « Branche du kalpa des Avadànas du Bodhisattva » ; il a pour auteur Xemendra et se compose de 108 textes. La première moitié du recueil est perdue; on publie en ce moment dans la Bibliotheca Indien la moitié qui subsiste, texte sanskrit et traduction tibétaine. Quelques textes de ce recueil correspondent à des récits de la IV® décade; mais, d’après la comparaison que j’ai pu faire de deux d’entre eux, la rédaction, comme il fallait s’y attendre, est notablement ditïérente.

Divya-atâdana. — Le Dimja -avtWana , qu’Eug. Burnouf a contribué à faire connaître par de nombreux extraits, et dont M. le professeur Cowell, avec le concours de M. Neil, a publié le texte sanskrit à Cambridge en 1886, est un recued célèbre. Les 38 récits qui le composent ne sont pas divisés en décades ni encadrés dans un dialogue; il ne sont pas toujours conçus dans la forme régulière que nous avons donnée comme le type des Avadànas ; il en est de forts longs et qui constituent des groupes. Une partie de ce recueil est en relation étroite avec l’Acoka-avadana-màlâ ; les rapprochements directs avec l’Avadana-Çataka sont peu nombreux.

Avadâna-sâra. — Le recueil intitulé : Avadâna-sâra-samuccaya, « Accumulation de la moelle des Avadànas », connu seulement, je crois, par un Ms. iiicom[)let de Cambridge^, renferme 13 textes, dont 10 sont expressément dénommés Jàtaka et dont plusieurs se retrouvent ailleurs. Inutile d’insister.

* Add. 593. Vo:r liendalL Catalor/ue, p. I3L35.

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