‹ Avadâna-C̦atakaChapitre 140 sur 167 · UPAPÀDUKA · texte numérisé non relu

UPAPÀDUKA

— Celui qui est né d’une façon merveilleuse —

Le bienheureux Buddha(l),.., entouré de la confrérie de ses auditeurs, s’était rendu pendant la saison des pluies chez les dieux Trayastriihçat, sur la pierre Pândukanibala non loin de l’arbre céleste Kovidâra ; et il y enseignait la loi à la mère qui l’avait enfanté et aux autres dieux. Précisément, dans le môme temps, l’âyusmat Mahà-Maudgalyâyana se rendit pendant la saison des pluies à Grâvastî, à Jetavana, dans le jardin d’Aiiâthapindada.

Cependant les quatre assemblées se rendirent au lieu où était l’ajusmat Mahà-Maudgalyàyana, et, après avoir salué avec la tête les pieds de Malm- Maudgalyâyana, s’assirent à une petite distance. Quand elles furent assises à une petite distance, l’ajusmat Mahâ-Maudgalyâyana, par un discours sur la loi, enseigna, instruisit, éclaira, ravit les quatre assemblées au moyen de divers développements. Après les avoir ainsi, par ce discours de la loi, enseignées, instruites, éclairées, ravies, il garda le silence.

Alors (ceux qui formaient) les quatre assemblées, s’étant levées de dessus leurs sièges, ayant rejeté leur vêtement supérieur sur une é})aule, et s’inclinant vers l’àyusmat Mahâ-Maudgalyâyana, en faisant l’anjali, dirent à l’âyusmat Mahâ-Maudgalyâyana : « As-tu entendu dire quelque chose, vénérable Mahâ-Maudgalyayana ? Où Bhagavat est-il allé maintenant dans la saison des pluies ?

Mahâ-Maudgalyâyana répondit : « Messieurs, Bhagavat est allé passer la saison des pluies chez les dieux Trayastriihçat, sur la pierre Pândukambala, non loin de l’arbre céleste Kovidâra ; il enseigne la loi à la mère qui l’a enfanté et aux autres dieux Trayastriihçat.

1 Ce nom, qui paraît dans le texte sous sa forme vraie, est donné dans le titre sous a forme Braupa pâduha et, dans le résumé qui précède la décade, il est écrit Apapddau.

AVADÀNA-ÇATAKA IX, (), (80)

Alors les quatre assemblées, satisfaites et réjouies des paroles de l’avusmat Malià-iNIaudgalvâjaua, saluèrent ses pieds avec leurs tètes, se levèrent de dessus leurs sièges et partirent.

(juand les trois mois (de la saison) des pluies furent passés, les quatre assemblées se rendirent au lieu où était ràvusmatMalià-Maudgalyàjana. Quand elles J furent arrivées, elles saluèrent avec la tète les pieds de ràyusmat Mahâ-Maudgalyàyana, et s'assirent ù peu de distance de lui. Alors l’âyusmat Malui-Maudgalyàyana, par un discours sur la loi, enseigna, instruisit, éclaira, ravit les quatre assemblées au moyen de divers développements. Après les avoir enseignées, instruites, éclairées, ravies, il garda le silence.

Alors (ceux qui formaient) les quatre assemblées, s’étant levés de dessus leurs sièges, ayant rejeté leurs manteaux sur une épaule, et s’inclinant vers râyusmat Mahâ-ÙIauclgalyâyana en faisant l’anjali, parlèrent ainsi à l’cavusmat Mahà-Maudgalyâyana : « Sacbe-le bien, vénérable Maudgalyàyana, il y a longtemps que nous n’avons vu Bhagavat ; nous avons soif tle la vue de Bbagavat, nous désirons voir Bhogavat. Si le vénérable Malià-Maudgalyâyana n’y voyait pas d’inconvénient, il serait bon que le vénérable ùlahà- Maudgalyâyana se rendit au lieu où est Bhagavat, que, après y être arrivé et lui avoir salué les pieds avec la tête, tu t’informasses s’il a peu de tourments, peu d’inquiétudes, s’il se lève et marche sans trop de peine, s’il a des forces et éprouve du bien-être, s’il n’essuie pas de mépris et a d’agréables contacts. Après quoi, parle-lui ainsi : Vénérable, dans le Jambudvîpa, les quatre assemblées aspirent ardemment à la vue de Bhagavat et elles ont dit : 11 n’existe certes pas, pour la population du Jambudvîpa, un procédé de la puissance surnaturelle, un pouvoir spécial qui permette à la population du Jambudvîpa de monter chez les dieux Trayastriihçat pour y voir Bhagavat, se rencontrer avec lui, s'asseoir près de lui. 11 existe au contraire pour les dieux Trayastriihçat un procédé de la puissance surnaturelle, un pouvoir spécial, qui permet aux dieux Trayastriihçat de descendre dans le Jambudvîpa, pour voir Bhagavat, se rencontrer avec lui, s'asseoir près de lui. Hé bien ! que Bhagavat descende (de la demeure) des dieux Trayastriihçat dans le Jambudvîpa, par compassion (pour nous) ! » — L’àyusmat Mahâ-Maudgalyâyana accepta la proposition des quatre assemblées (et le témoigna) par son silence.

Alors les gens qui formaient les quatre assemblées, comprenant l’accepta-

ANNALES DU MUSEE GUIMET

tion de râyiismat Mabà-Maïulgalyàyaiia par son silence, saluèrent avec la tète les pieds deTaynsmat Maha-Maiulgalyayana, puis, s’étant levés de dessus leurs sièges, se retirèrent.

Peu de temps après, quand TAyiismat Mahâ-Maudgalyâyana eut constaté le départ des quatre assemblées, il fut absorbé dans une contemplation telle, que, son esprit étant parfaitement appliqué et reposé, en autant de temps qu’il en faut à un homme fort pour tendre son bras plié et pour plier son bras tendu, il disparut de Çràvastî et apparut chez les dieux Trayastriihçat sur la pierre Pàndukambala, non loin de l’arbre céleste Kovidàra. 11 vit là Bhagavat assis devant une assemblée de plusieurs centaines de personnes auxquelles il enseignait la loi : à cette vue, il laissa voir un sourire : « Même ici, se ditil, Bhagavat réside entouré d’auditeurs tout comme, dans le Jambudvîpa, (il réside entouré) de quatre assemblées ». Alors, Bhagavat, comprenant par sa pénétration la pensée de Tayiismat Mahâ-Maudgalyâyana, dit à l’âyusmat Mahâ-Maudgalyâyana : « Ceux-là, certes, ne s’appartiennent pas à eux-mêmes^, Maudgalyâyana ; mais lorsque cette pensée me vient à l’esprit : (.< qu’ils viennent! », ils arrivent; quand cette autre pensée me vient à l’esprit: « qu’ils partent! », alors ils s’en vont; ainsi, connaissant ma pensée par leur pénétration, ils arrivent et partent. »

A ce moment, l’Avusmat Mahâ-Maudgalyâyana s’ai)procha do l’endroit où était Bhagavat. Quand il y fut arrivé, il salua avec la tête les pieds do Bbagavat [et s’assit à peu de distance de lui]^; assis à une petite distance, l’âyusmat Mahâ-Maudgalyâyana, regardant toute l’assemblée des dieux, parla en ces termes à Bhagavat : « Elle est variée, cette assemblée des dieux assise, réunie ici ; dans cette assemblée des dieu.x, il y a des divinités qui, ayant connu le Buddha, ont éprouvé de bonnes dispositions envers lui et, après leur mort, sont revenues à la vie ici ; il y en a qui, ayant connu la Loi, ayant connu la Confrérie, il y en a qui, doués des moralités

* Le Manuscrit porte âtîrno qui ne semble pouvoir signifier que « venu, arrivé » ; ce mot est- représenté dans le tibétain par ’khor (« cercle ») ; maà-po (« nombreux ») ; daà (« et », « avec »).

- Je traduis d'après le tibétain : 'di-dag-la, (« illis »); ni («quidem»); rai’ig-dcaâ (« sui potestas »); med-de (« non est »). — Il va dans le sanskrit nakhalu M... sauiskarame...

3 Manque dans le Manuscrit népalais.

"î II y a dans le sanskrit cetya; le libétainl. e représente par çes nas, plusieurs fois répété, cetija, ne l'étant pas, mais peut-être étant sous-entendu.

AVAPÂNA ÇATAKA iX, G, (8G) 329

chères aux Aryas, après avoir été séparés de leurs corps, ont repris naissance ici h »

Alors Bhagavat, abondant dans le sens de râyusmatMahâ-Maudgalyâyana, parla en ces termes àTayiismat Mahâ-Maudgalyâyana : « Il est ainsi, Maudgalyâyana, il est ainsi. Elle est variée, l’assemblée des dieux assise (ici), réunie (ici). Il y a parmi elle des divinités qui, ayant connu le Buddlia et éprouvé de bonnes dispositions, après avoir été séparées de leurs corps, ont repris naissance ici. 11 y en a qui, ayant connu la loi, la confrérie, douées des moralités chères aux Aryas, après avoir été privées de leurs corps, ont repris naissance ici » .

Alors, Çakra, le roi des dieux, abondant dans le sens de Bhagavat et de ràyusmat Mahâ-Maudgalycàyana, parla en ces termes à Taynsmat Mahâ- Maudgalyà}'ana : « Gela est ainsi, vénérable Mahâ-Maudgalyàyana, cela est ainsi; elle est variée, l’assemblée des dieux, etc... (comme ci-dessus).

Un des fils de dieux, abondant dans le sens de Bhagavat, de Tayiismat Mahâ-Maudgalyàyana, de Çakra le roi des dieux, adressa ces paroles à ràyusmat Mahâ-Maudgalyâyana : « Cela est ainsi, vénérable Mahâ-Maudgalyàyana, cela est ainsi : elle est variée, l’assemblée des dieux, etc... (comme ci-dessus).

[Alors un fils de dieu s’étant levé de son siège, ayant rejeté son manteau sur une épaule et s’inclinant vers Bhagavat en faisant l’anjali, parla ainsi à Bhagavat : « Moi, vénérable, c’est pour avoir connu le Buddha et avoir eu la foi que, après avoir été privé de mon corps, j’ai repris naissance ici. » D’autres dieux parlèrent également ainsi : « Nous, vénérable, c’est pour avoir connu la loi, la confrérie, la moralité chérie des Aryas que, après avoir été privés de notre corps, nous avons repris naissance ici^ »].

(A la suite de ce discours), plusieurs milliers de divinités obtinrent chacune pour soi le fruit de Srota-âpatti en présence de Bhagavat, puis disparurent.

Alors ràyusmat Mahâ-Maudgalyâyana, voyant que l’assemblée des dieux s’était retirée, rejeta son manteau sur une épaule et, incliné vers Bhagavat

* Le tibétain diffère ici légèrement. Je le traduis : « il y en a qui, ayant connu la foi, la confrérie, ! a moralité chère aux Aryas, ont éprouvé de bonnes dispositions (la fui), et, après avoir été prives de leurs corps, etc... »

- Ce paragraphe ne se trouve que dans le tibétain : il a sans doute été omis par le copiste du Manuscrit népalais.

Ann. g. — XIX

en faisant l'anjali, parla ainsi à Bhagavat : « Vénérable, les quatre assemblées qui sont dans le Jambudvîpa, après avoir salué avec la tête les pieds de Bhagavat, s’informent s'il a peu de soucis, peu d’inquiétudes, s’il peut facilement se lever et marcher, s’il se sent des forces et du bien-être, s’il n’essuie pas des mépris et a des contacts agréables. — Bhagavat répondit : « Maudgalyàyana, je souhaite le bien-être aux quatre assemblées qui sont dans le Jambudvîpa, et à toi aussi. — Maudgalyâjana reprit : « Vénérable, dans le Jambudvîpa, les quatre assemblées désirent voir Bhagavat, et elles ont dit : Il n’existe pas, ô vénérable, pour les habilants du Jambudvîpa, un procédé de la puissance surnaturelle, un pouvoir spécial qui leur permette de s’élever jusqu’aux dieux Trayastriihçat pour voir Bhagavat, s’approcher de lui, s’asseoir près de lui ; au contraire, vénérable, il existe pour les dieux Trayastriihçat un procédé de la puissance surnaturelle, un pouvoir spécial qui leur permet de descendre dans le Jambudvîpa pour voir Bhagavat, s’approcher de lui, s’asseoir près de lui. Eh bien! que Bhagavat descende (de la résidence des dieux Trayastriihçat dans le Jambudvîpa, par compassîon (pour nous) ! — Bhagavat répondit : « Va donc, toi, Maudgalyfiyana, rends-toi dans le Jambudvîpa, annonce aux quatre assemblées (cette nouvelle) : Messieurs, dans sept jours, Bhagavat descendra (de la demeure) des dieux Trayastriihçat dans le Jambudvîpa, dans la ville de Sàihkàça, dans l’enclos Âpajjura^au pied de rUdumbara ».

L’àyusmat Malui-Maiidgalyàyana, ayant entendu (cette réponse), salua avec la tête les pieds de Bhagavat et s’absorba dans une méditation telle que, son esprit étant bien appliqué et concentré, avec la même rapidité qu’un homme fort mettrait à étendre son bras replié, ou à replier son bras tendu, l’àyusmat Mahà-Maudgalyàyana disparut du milieu des dieux Trayastriihçat et reparut dans le Jambudvîpa.

De retour dans le Jambudvîpa, l’àyusmal Mahà- Maudgalyayana annonça (la nouvelle) aux quatre assemblées : Messieurs, dans sept jours, Bhagavat descendra (do la demeure) des dieux Trayastriihçat dans le Jambudvîpa, dans la ville de SàkiTiàça, dans l’enclos Apajjura, aux pieds do rUdumbara ».

• Ce nom est transcrit en tibétain a-vad dsa-ra et rais au génitif; ce qui indiquerait que Apajjura est un adjectif dérivé d’un nom d'horaine. Apajjura ou Apajjura aurait été le propriétaire de l'enclo8 dont parle notre texte.

AV A DÂNA-ÇATAKA, IX, G, (86)

Quand Bhagavat fut descendu dans la ville de Kàçya ^ plusieurs milliers de centaines d’êtres se rassemblèrent pour voir Bhagavat. Là parut un Bhixn né d’une façon merveilleuse (üpapàduka) qui invita à un repas Bhagavat avec la confrérie des Bhixus, et aussi les Devas, les Asura-, les Garudas, les Kinnaras, les Mahoragas. A l’heure où la cloche donna le signal, avec la rapidité de la pensée, des sièges couverts d’étoffes magnifiques apparurent en même temps que des mets et des aliments divins. L’Upapàduka rassasia Bhagavat avec une nourriture divine et combla de soins et d’honneurs les Devas, les A suras, les Kinnaras, les Mahoragas.

Alors Bhagavat, connaissant les pensées et les inclinations, les dispositions intimes et le naturel de ce (bhixu), lui fit une démonstration de la loi telle que, après l’avoir entendue, comprenant que ce cercle de la transmigration avec ses cinq conditions essentielles (23)... Arrivée ci l'état cT Arhat...

Les Bhixus, avant conçu un doute, questionnèrent le bienheureux Buddha qui ôte tous les doutes : « Vénérable, quels actes l’Upapàduka avait-il faits pour être ainsi üpapàduka, pour qui, aussitôt qu’il a pensé, ce qu’il pense, ce qu’il demande, tout cela se réalise ?

Bhagavat répondit : « Bhixus, cet Üpapàduka dans d’autres naissances anterieures (12)... Le fruit des œuvres et la transmigration...

Autrefois, Bhixus, dans la voie du passé, dans le 91® kalpa, le Buddha nommé Vipaçjî (14)... Apparition d'un Buddha ancien... parut dans le monde. Etant entré dans la ville capitale Bandhiimatî, il y résidait lorsque, dans un village, cinq Bhixus se retirèrent dans une forêt ^ pour y passer la saison des pluies. Là, un de ces Bhixus se fit le serviteur des quatre autres : ceux-ci, à force d’application, de courage, d’énergie, rejetèrent tous les kleças, et l’état d’ Arhat se manifesta pour eux. Le cinquième Bhixu, tombant à leurs pieds, fit ce pranidhâna : « Puisque c’est par mou concours que l’état d’ Arhat s’est manifesté pour eux, puissé-je par cette racine de vertu, par cette production de pensée, par cet abandon conforme à la loi du sacrifice, n’ètre jamais eu perplexité pour l’excellence des objets à offrir à un initié ! »

1 Ainsi est écrit le nom de ville qu’on a vu plus haut sous la forme sâiiikâça : ici, comme plus haut le tibétain le rend par snaà-ldan (« possédant l'éclat »).

- Anijatarasmim grâmake arangàyatane : Ce qui me paraît signifier ; « dans une forêt dépendant d'un village ». D’après le tibélain, il faudrait traduire ; « dans un lieu retiré où il n’y a point de ville (de lieu habité) ».

ANNAI.es du MUSEE GUIMET

— [Que pensez vous, Bhi.xus ?Le Bhi.xu qui, en ce temps-là, à cette époquelà, se fit le serviteur (des autres) c’était précisément cet Upapâdiika.

Les Bliixus reprirent] : « Quel acte [l’Upapâduka] ^ avait-il fait pour être Upapâduka ?

Bhagavat répondit : « Autrefois, Bhixus, dans la voie du passé, quand les créatures humaines vivaient vingt mille ans, le Buddha nommé Kâçjapa parut dans le monde (14)... Apparition d'un ancien Buddha...

Etant entré dans la ville de Bénarès, il y résidait à Rsipatana, dans le Mrgadàva.

Or il y avait là un Çresthî dont la femme en couches était vaincue par la souffrance : la douleur lui arrachait des cris ; elle gémissait. A l’ouïe de ce bruit, il éprouva une extrême émotion, il entra dans la chambre du chagrin et, la joue appuyée sur sa main, il resta ])longé dans ses réflexions. Cette pensée lui vint alors à l’esprit : Si je me faisais initier à l’enseignement de Bhagavat et que je fisse un pranidhi de manière à ne jamais subir le séjour de la matrice ! Par suite de ce même trouble, il fut initié à l’enseignement du bienheureux Kâçyapa, et il fit ce pranidhâna : « Par cette racine de vertu, par cette production de pensée, par cet abandon conforme à la loi du sacrifice, puissé-je, chaque fois que je naîtrai, ne venir au monde que d’une manière surnaturelle ! que jamais je ne subisse le séjour dans une matrice !

Que pensez-vous, Bhixus? Celui qui en ce temps-là, à cette époque-là, fut le négociant, c’était l’ Upapâduka. C’est pour avoir fait le pranidhâna, qu’il est né d’une façon surnaturelle ; c’est parce qu’il a mûri ses sens complètement que l’état d’Arhat s’est maintenant pleinement manifesté pour lui.

C’est que, Bhixus, les actes entièrement noirs (5)... Actes blancs et actes noirs...

Ainsi parla Bhagavat (2)...

Le nom de Upapâduka pourrait s’appliquer fort bien aux héros de trois autres récits de ce recueil : les Pratjékabuddhas Gandana (III, 1) et Daçaciras (III, 4) et le héros du récit

‘ Tout ce qui est entre crochets est dans le tibétain seul ; l'absence de cette partie du texte dans Manuscrit népalais ne peut s'expliquer que par une étourderie de copiste.

AYADÂNA-ÇATAK A IX, 7, (87)

intitulé Uposadha (VI, 9). L’explication du motif qui a fait obtenir ce genre de naissance est la même pour Daçaçiras et pour le héros du récit qu’on vient de lire.

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