yü-îoang-pi. . Comparaisons d'Açoka
11. Fa-hiü-pi-yü... Comparaisons tirées des Livres Bouddhiques.
J’identifie ces ouvrag-es avec les textes suivants du catalogue du Tripitaka chinois publié à Oxford par Bunyu-Nanjio, catalogue que je représente par l’abréviation Ox.
2 est un sùtra de 4 folios (Ox. 585) qui roule sur une comparaison ; 3 et 5, que je n’ai pas réussi à identifier, doivent être quelque chose de sem blable ; 1 est aussi un sùtra de 11 folios (Ox. 608), où il y a, semble-t-il, une comparaison avec Brahma ; le sujet n’en est pas bien déterminé ; 8 est un recueil de 98 comparaisons (Ox. 1364) qui ne sont pas des Avadânas, selon toutes les apparences. Bref, aucun de ces cinq ouvrages (1,2, 3, 5, 8), ne doit être rangé parmi les textes que nous appelons Avadânas.
10 doit être une portion de l’Açoka-avadâna, qui n’occupe pas plus de 8 folios (Ox. 1344) ; 6, 7, 9, sont des recueils d’ Avadânas que le Catalogue d’Ox. (1363, 1359, 1 367) appelle du nom commun de Samyukta-avadâna « Collections d’avadânas », 7 (Ox. 1359) étant un recueil formé antérieurement à 6 (Ox. 1363) ; 1 1 (Ox. 1353) est une des versions du Dhammapada et de son commentaire. Cette série d’ouvrages rentre dans la classe des Avadânas.
A ces recueils il faut ajouter ; 1° une autre version du commentaire du Dhammapada le Chu~tjao -kih = Avadâna-siitra (Ox. 1321) ; — 2“ une traduction du Damamuko ou Dzang-lun intitulée : Ilien-yü-in-yuen «Histoires de sages et de fous » (Ox. 1322), qui pourrait être l’original delà version du Kandjour, si, comme l’avance Csoma, cette version a été faite sur le chinois ; — 3“ un recueil semblable aux précédents, intitulé Tsa-pao-tsan. « Trésor de joyaux mêlés » (Ox. 1329), qui compte 121 récits, à peu près le nombre de ceux du Karma-Gataka ; mais il ne paraît pas que les deux recueils coïncident. Je note en passant que le 10“ récit a le même titre que le 25® du Kalpa-dr.-av. « l’Éléphant à six défenses » (S,addanta); 4“ deux ouvrages relatifs à Açoka, A-yu-ivang (Ox. 1343) et A-yu~ioan~cJnoen (Ox. 1459) qui sont vraisemblablement des extraits ou des abréviations de l’Açoka-
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
avadàna. — Ajoutons à cette liste probablement incomplète la traduction de rAvadàna-Gataka déjà citée, et constatons que la variété Avadàna est largement représentée dans la littérature bouddhique de la Chine. Mais, dans la plupart de ces recueils, il doit se trouver bien des récits qui ne sont pas, à proprement parler, des Avadânas.
Avaddnas isolés. — Il existe un certain nombre d’Avadânas isolés, en sanskrit ; mais, ces textes se retrouvant presque tous dans les grands recueils, il n’y a pas lieu d’attacher d’importance aux copies séparées qui en ont été faites. Les Avadânas isolés du Kandjour, à cause de la place qui leur est donnée dans un recueil officiel, méritent de fixer d’abord l’attention; mais quelques-uns d’entre eux figurent aussi dans les grands recueih ; tel est le Sùkarika (Mdo, XXIX, 3), dont j’ai donné la traduction dans le tome V des Annales du Musée Guimet (pages 292-5) et qui fait partie du Divyaavadâna. Du reste, dans le tome II de ladite collection, j’ai donné, à la fin de l’Analyse du Kandjour, la liste alphabétique de ces Avadânas isolés, très peu nombreux, aussi bien que des Vyâkaranas. Je ne la redonnerai pas ici. Je dirai seulement que c’est principalement sur l’existence de ces Vyâkaranas isolés du Kandjour que je m’appuie pour constituer la classe des Vyâkaranas comme variété de la classe Avadàna.
Je passe maintenant aux Avadânas de la littérature bouddhique du Sud.