‹ Avadâna-C̦atakaChapitre 158 sur 167 · SANGÎTI · texte numérisé non relu

SANGÎTI

— Le concert ou le concilel —

Le bienheureux Biiddha (l)... résidait à Kuçiiiagara, dans le voisinage des Mallas, dans le (petit) bois formé par une paire d’arbres Sâla.

Alors, à ce moment, qui était le temps du Nirvana complet, Bhagavat s’adressa à rAyiismatAnanda : « Ananda, lui dit-il, prépare pour le Tatbâgata, entre les deux Sâlas formant la paire, un lit qui ait la tête au Nord. Aujourd’hui, dans la veille du milieu de la nuit, aura lieu le Nirvâna complet du Tatbâgata dans l’élément du Nirvâna, où il n’y a aucun reste d’Upadhi. » — « Oui, vénérable », répondit l’Ayusmat Ananda; et, conformément aux ordres de Bhagavat, il prépara, entre les deux arbres Sâlas formant la paire, un lit qui avait la tête au Nord; après quoi, se dirigeant vers le lieu où était Bhagavat, quand il y fut arrivé, il salua avec la tête les pieds de Bhagavat, puis se tint à une petite distance. Se tenant à une petite distance, l’Ayusmat Ananda parla ainsi à Bhagavat : « Vénérable, le lit du Tatbâgata est prêt, il est placé entre les deux arbres Sâlas formant la paire, il a la tête au Nord. »

Alors Bhagavat se rendit au lieu où était le lit ; quand il y fut arrivé, il se coucha sur le côté droit, plaçant bien ses pieds l’im contre l’autre, se rappelant la notion intime de la lumière (intellectuelle), rassemblant toute sa science, fixant uniquement dans son esprit la notion intime du Nirvâna. Là, pendant la nuit, à la veille du milieu, Bhagavat obtint son Nirvâna complet dans l’élément du Nirvâna, où il n’y a aucun reste d’Upadhi.

* Ce mot signifie « concert » et aussi « reunion ». Burnouf le traduit par « concile » ; il est, en effet, question, dans la deuxième partie, sinon d'un concile, du moins de réunions pour la Loi fDAarmasawçîti); mais il est aussi question, dans la première, d’un concert de louanges en l'honneur du Buddha. N’est-ce pas le « concert » que désigne le titre ? — Toutefois le tibétain, en traduisant ce mot par yaâ-dag-sdud, indique une « assemblée, une réunion ». Mais un concert suppose une réunion de musiciens, et un concile bouddhique suppose une réunion de gens qui chantent les textes.

Aussitôt que le bienheureux Budcllia fut entré dans le Nirvana complet, à cet instant même, des météores ignés tombèrent du ciel, les tambours des dieux retentirent dans les airs.

Aussitôt que le bienheureux Buddha fut entré dans le Nirvana complet, les deux Salas, les meilleurs des arbres qui constituaient le bouquet (d’arbres) formant la paire, [s’inclinèrent] et couvrirent de fleurs de Sàla la couche de lion du Tathâgata.

Aussitôt que le bienheureux Buddha fut entré dans son Nirvana complet, un Bhixu prononça à cette heure même cette stance :

Ils sont beaux, certes, les deux Sàla de ce bosquet, (ces arbres les) naeilleurs des arbres,

puisqu’ils ont couvert de fleurs le maître entré dans son Nirvana complet.

Aussitôt que le bienheureux Buddha fut entré dans le Nirvana complet, Çakra, le roi des dieux, prononça cette stance :

Oui, les Samskâras sont impermanents, parce que, dès leur production, ils sont soumis à la loi de la destruction.

A peine produits, en effet, ils rencontrent des obstacles ; le bonheur consiste dans leur suppression.

Aussitôt que le Bienheureux Buddha fut entré dans le Nirvana complet, Brahma, le maitre du monde, prononça cette stance :

Tous les êtres qui sont dans ce monde vont désormais rejeter le corps, puisque un maître comme celui-ci, qui n’a pas son pareil au monde, revêtu de la force d’un Tathâgata, doué de l’œil (de la science), est entré dans le Nirvana complet.

Aussitôt que le bienheureux Buddha fut entré dans son Nirvana complet, l’Âyusmat Aniruddha prononça cette stance :

Il a cessé de respirer, cet ascète au cœur ferme.

Il est parvenu au calme inébranlable, celui qui a l’œil (delà science), il a atteint le Nirvâna complet.

Il y a eu une grande épouvante ; il y a eu (un tressaillement d’) horripilation quand le maitre doué des dons les plus variés est arrivé au terme final.

L’esprit qui ne se laisse prendre à aucune attache, lorsqu’il reçoit (les objets de) la sensation,

un tel esprit arrive à la délivrance de la même manière que s’éteint une lampe.

ANNALES DU MUSEE GUIMET

Sept jours après rpie le bienheureux Buddha fut entré dans le Nirvana complet, TAyiismat Ananda, décrivant un pradaxina autour du bûcher de Bhagavat, prononça cette stance :

Le jojau des corps avec lequel le guide, doué de la grande puissanee surnaturelle, est entré dans le monde de Brahma, a été consumé par une flamme sortie de lui-même.

Il avait été enveloppé dans cinq cents paires de manteaux, . ' • •

oui, c’est dans mille manteaux bien comptés qu’il avait été enveloppé, le corps du Buddha;

Mais là, deux manteaux n’ont pas été brillés,

Le vêtement intérieur et l’extérieur *,

Dans le deuxième siècle, après que le bienheureux Buddha fut entré dans son Nirvana complet, dans la ville de Pâtaliputra, le roi Açoka exerçait la royauté .. (10)... Roi puissant et juste...

Plus tard, il joue avec sa reine... (6)... ‘ i A- ' '

Un fils naquit, beau, admiroble, charmant, avec des yeux semblables à ceux de [l’oiseau] Kunâla. A l’occasion de sa naissance, on fît une fête et on lui donna un nom. (juel sera, dit-on, le nom du jeune garçon ? — Les parents dirent : Puisque, dès le moment de sa naissance, ses yeux ont été comme ceux du Kunâla, que le nom de l’enfaiit soit donc Kunâla.

L’enfant Kunâla fut confié à huit nourrices... (7)... Éducation brillante et prospère...

Leroi, l’ayant pris dans ses bras, paré de tous ses ornements, et l’ayant regardé à plusieurs reprises, fut ravi delà perfection de sa beauté et s’écria : Mon fils n’a pas son pareil dans le monde pour la beauté.

A cette époque Aà, il y avait, dans le pays de Çândhàra^, un village appelé Puspabherotsâ^. 11 naquit à l’un des maîtres de maison de ce village, uir

* Stance énigmatique et bizarre. Le texte sanskrit est très défectueux, et j'ai dû m’aider de la traduction tibétaine. Je ne puis entrer dans la discussion des difficultés que soulevé rinlerf)rélalion ; j’ai donné une traduction liitérale aussi exacte que possible. A supposer qu’elle soit pu effet exacte, je ne sais [as bien ce que signifient les mille manteaux et les deux non consumés.

2 Burnouf dit Gaiidhàra. La correction est tentante; mais le tibétain transcrit sa-'dzan; ce qui ne la favorise guère et invite à une autre qui serait Çândhàna ou Sànjàna. Le mot ne se présentant qu’une fois, nous restons dans l'incertitude. J’ai reproduit la leçon du Ms.-néj alais.

3 Burnouf fait de Pu.spabherolsâ, qu’il met au masculin, un nom d'homme. Cependant le texte sanskrit dit bien que c’est le nom d'un village fyrûma;. Le Kalpa-dr.-av. en fait aussi un nom de lieu, l.e tibétain traduit : groà-me-tog-khur-chen-jes-bya-va « le village appelé Grande-charge de fleurs ».

— Bherotsd signifierait : « la plus grande charge qu’un homme puisse porter (khur-chen). » Lé Kalpadr.-av. écrit... Bharotsâ.

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fils dont l’éclat dépassait celui des hommes, sans atteindre celui des dieux. A sa naissance, un étang fait de joyaux, plein d’eau saturée de parfums divins, apparut avec un grand parc rempli de fleurs [et de fruits] et mobile. Partout où allait le jeune garçon, l’étang et le parc apparaissaient au même endroit (que lui) ; on lui donna le nom de Sundara (beau).

Quand il fut, par succession de temps, devenu grand, il arriva qu’un jour des marchands dePuspabherotsyaS vinrent à Pâtaliputra. Munis de présents, ils se rendirent auprès du roi, tombèrent à ses pieds, lui offrirent leurs dons et se tinrent devant lui.

Alors le roi Açoka leur montra Kunâla et leur dit : Eli ! Messieurs les marchands, dans vos pérégrinations avez vous jamais vu jusqu’à présent quelque part, sur toute la surface (de la terre), un (enfant) pareil, d’une beauté aussi particulière? — Les marchands firent l’anjali, tombèrent aux pieds du roi, lui demandèrent de (pouvoir) parler sans crainte, et lui dirent : « Majesté, il y a dans notre pays un jeune garçon du nom de Sundara qui dépasse l’éclat des hommes, sans atteindre à l’éclat des dieux. A sa naissance, un étang fait de pierres précieuses, dont l’eau est remplie de parfums divins apparut en même temps qu’un parc abondant en fleurs et en fruits, grand et mobile : partout où va le jeune garçon, l’étang et le parc apparaissent toujours près de lui. a

A l’ouïe de ce discours, le roi Açoka fut dans un extrême étonnement. Poussé par la curiosité, il envoya un exprès avec ce message : « Le roi Açoka désire se rendre ici pour voir le jeune Sundara; faites donc vos préparatifs et prenez vos dispositions en conséquence. »

Alors la population tout entière fut épouvantée : (( Pourvu, disait-elle, qu’il n’arrive pas quelque calamité, si le roi vient ici dans tout l’appareil de sa puissance ! » Alors on attela pour le jeune homme un char fortuné on lui

* Ici le nom est écrit Puspabherolsija

2 Le mot du texte est paryayusyar ou paryapvspay', en relation avec hhavadhhis (par vous), de sorte qu’il faut toujours lire air à la tin. Mais celle correction évidente ne rend pas le met plus clair; j’avais pensé à un moi pary&yupy a (qui a une longue expérience de la vie). Le tibétain traduit par le byam-pa-na (quand vous étiez très répandus, dans vos pérégrinations), ce qui concorde jiarfaitement avec rexjiressicn corrtspondante du Kalpadruma-avadàna ; paryatadbhirdiça : (parcourant les régions). La leçon de notre Ms. en est probablement l'altération.

2 Bhadrayâlam \ \\ faut évidemment lire yânam, qui fe trouve dans le Kalpadrama-avadâna sans accompagnement de bhadra.

Ann. g. — XIX

ANNALES DU MUSEE GUIMET

confia, pour le donner comme présent, un collier de perles valant 100.000 (pièces de monnaie), et on l’envoya en présence du roi Açoka. 11 se mit donc en route et, avançant toujours, il atteignit Pàtaliputra.

Muni du collier de perles valant 100.000 (Karsâpana), il vint se présenter devant le roi Açoka. Dès que le roi Açoka aperçut Sundara, en voyant sa beauté, son éclat, sa bonne mine, tous ses avantages extérieurs, l’étang divin et le parc, il fut dans un extrême étonnement. Alors le roi Açoka, pour faire partager cet étonnement au Stliavira Upagupta, se rendit à la Maison du-Goq, (Kukkutàgâra), emmenant avec lui le jeune Sundara. Upagupta et tout son entourage composé do dix mille personnes de ces deux catégories, — disciples et gens du vulgaire enclins à la vertu, — furent dans l’étonnement. Quant à Sundara, il salua les pieds du Stliavira et s’assit devant lui pour entendre la loi.

Le Stliavira Upagupta lui enseigna la loi. Alors, le jeune homme, dont le caractère propre (saniati) était complètement mûri, eut le désir de se faire initier, lorsqu’il eut entendu la loi. Aussi, après en avoir demandé la permission au roi Açoka, il fut initié par les soins du Stliavira Upagupta. A force d’application... (23) Arri-cée à l'état d' Avhat...

Alors le roi Açoka, ayant conçu un doute, interrogea le Stliavira : « Vénérable, quels actes Sundara avait- il faits j)Our qu’un étang fait de pierreries, et dont l’eau est remplie de j)arfums divins, ait ainsi apparu en même temps que lui, avec un grand parc, riche en fleurs et en fruits, ayant le pouvoir de se déplacer? »

Upagupta répondit : « Grand roi, Sundara, dans d’autres naissances antérieures (12)... Le fruit des œuvres et la transmigration...

Autrefois, grand roi, à l’époque où Bhagavat venait d’entrer dans son Nirvana complet, l’Aj'Usmat Maha-Kâçyapa, avec une suite de cOO personnes, faisait une tournée dans la campagne au pays de Magadha, avec le désir de tenir des réunions sur la loih Sur ces entrefaites, un pauvre laboureur ^ aperçut la grande confrérie des Bliixus abattus par le chagrin que leur causait la séparation d’avec leur maître, fatigués de la marche, tout souillés de poussière. Emu de compassion, il invita Kàçyapa et les 500 Bhixus qui

< Dharma-sangiti. De là, peut-être, le titre Sangîti, donné à cet avaJàna. ï Karsaka : le tibétain dit tso,\-pa « un marchand »,

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le suivaient à prendre un bain rafraîchissant et réparateur h Alors il leur prépara de l’eau chaude saturée de divers parfums, dans laquelle les Bhixus se baignèrent, lava leurs manteaux et les rassasia d’aliments purs ; après quoi, il alla dans le refuge, accepta les bases de l’enseignement, et fit ce vœu : « Puissé-je être initié cà l’enseignement même de Çâkyamuni, et obtenir l’état d’ Arhat ! »

Que penses-tu, grand roi ? — Celui qui, en ce temps-là, à cette époque-là, fut le pauvre laboureur c’était le bhixu Suudara. C’est parce qu’il a offert à des Bhixus un bain rafraîchissant et réparateur, qu’il a obtenu cette beauté supérieure, cet étang divin, fait de joyaux, rempli d’eau (exhalant un parfum) de sandal, et ce parc abondant en fleurs et en fruits qui a la propriété de se déplacer. C’est parce qu’il a été en refuge auprès du Çramana et qu’il a accepté les bases de l’enseignement que, dans cette naissance-ci, l’état d’ Arhat s’est manifesté pour lui. Ainsi grand roi, les actes entièrement blancs. . . (5) Actes blancs et actes noirs...

Le roi Açoka, satisfait et content du discours de l’Âyusmat Sthavira Upagupta, se leva de son siège et partit.

Rapprochements et remarques

La deuxième partie du récit intitulé Sangîti, qui termine l’Avadâna-Çataka, ouvre, sous le titre de Sundara, le recueil appelé Kalpadruma-avadâna-malà (f®® 1-7). Nous ne reviendrons pas sur les explications précédemment données à ce sujet. Voici l’analyse du récit du Kalpadruma-avadâna :

Description de Pâtaliputra, ville située sur la Bhàgîrathî. Puissance et qualités du roi Açoka et de son ministre Râdliupagupta. Un fils naît au roi, fête de naissance. On remarque que les yeux de l’enfant ressemblent à ceux du Kunâla et on lui donne le nom de cet oiseau. Il est élevé avec le plus grand soin et provoque l’admiration de son père.

Ailleurs, dans un village appelé Puspabharatsâ fsfej, naît le fils d’un maître de maison auquel on donne, à cause de sa beauté, le nom de Sundara. Un étang d’eau fraîche

1 Le mot que je traduis est écvïijetdka, il revient un peu plus loin écrit jaindâka ; il est traduit en tibétain par c/iogf (suffisant), puis par mchog (excellent), dan-ldan-pa, (possédant). — Le moi jetàka se trouve, dans le Kalpa-dr,-av., dans l'expression yctâAaswdpita;(« baignés d’une façon rafraîchissante et réparatrice ? »). — Je ne puis donner avec certitude le sens de ce mot. Burnouf traduit par « bain religieux » Dans le récit 50 (V. p. 193), je l’ai traduit par « bain de vapeur » ; mais la description qu'on en donne ici ne favorise pas celte interprétation; il s'agit, en effet, d’un « bain parfumé ».

2 Le mot karsaka véçé\.é ici est rendu en tibétain par tso.'i-dpon, traduction habituelle de Çresthî.

ANNALES DD MUSEE GDIMET

et parfumée, un parc rempli de fleurs et do fruits naissent en même temps que lui et le suivent partout.

Des marchands partis de ce lieu (dont le nom est ici écrit Puspabliarotsâ) viennent à Pâtaliputra, rendent visite à Açoka et lui oflrent des présents. Açoka leur montre son fils et demande s’ils ont jamais vu son pareil. — Embarras des marchands, qui lui citent Sundara et les merveilles de ce jeune homme. Aussitôt Açoka envoie un messager pour annoncer qu’il va venir voir Sundara. Vive inquiétude des habitants qui obligent le père de Sundara à l’envoyer spontanément à Pâtaliputra.

Le jeune homme part, accompagné de parents et chargé de riches présents, arrive à Pâtaliputra et se présente devant le roi. Etonnement et admiration d’Açoka ; sans perdre de temps, il conduit le jeune homme au Jardin- du-Goq, résidence d’Upagupta qui, « entouré de 18.000 Bhixus, avec des disciples de deux catégories appliqués au soulagement des malheureux, enseignait la loi suprême pour le bien de tous les mondes ». Leroi et Sundara saluent Upagupta qui commence une leçon de respectable étendue (environ 75 çlokas d’inégale longueur occupant plus de deux feuillets), où il vante l’excellence de la Loi, démontre les mauvais effets de la haine et des autres passions, explique les moyens d’arriver aux qualités de la Bodhi, à la délivrance, parla suppression de la naissance.

Grand effet produit par ce discours sur le jeune Sundara qui sollicite l’initiation, l’ob tient, devient aussitôt Arhat et apparaît doué des plus grandes perfections. Doutes d’Açoka; il les soumet à Upagupta qui lui montre dans ce qui arrive aujourd’hui l’inévitable conséquence des actes d’autrefois et raconte l’histoire suivante :

Peu après le Nirvâna de Çâkyamuni, Mahâ-kâçyapa circulait dans le Magadha avec 500 Bhixus pour propager la Loi. Ils étaient affligés par la perte de leur maître. Un laboureur les voit et leur offre l’hospitalité; Kâçyapa accepte « par son silence ». Lelahoureur et sa femme préparent, pour les recevoir, un bain d’eau chaude et parfumée. Après quoi le laboureur se prosterne aux pieds de Kâçyapa et fait vœu d’être un jour initié pour devenir Arhat.

Le laboureur était Sundara; l’étang et le parc sont la récompense du bain offert à Kâçyapa ; l’initiation et l’élévation à la dignité d’Arhat sont la conséquence et la récom pense du vœu.

II. La date â laquelle l’Avadâna-Çataka place l’histoire du Sundara (2 siècles après le Nirvâna) est une donnée importante sur laquelle on s’est appuyé pour fixer approximativement la date du ÎNirvâna, étant donné l’identification d’Açcka avec le Piyadasi des inscriptions.

III. Eug. Burnouf a donné, dans son Introduction à V histoire du Buddhisme indien, la traduction de l’histoire de Sundara, d’après l’Avadèna-Çataka (pages 385-8 de la réimpression).

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