‹ Avadâna-C̦atakaChapitre 162 sur 167 · L — INDEX DES NOMS PROPRES · texte numérisé non relu

L — INDEX DES NOMS PROPRES

Nota. — Les noms marqués d’un astérisque sont ceux qui ne se trouvent pas dans l’Avadana-Çataka ; les lettres RR, renvoient aux Rapprochements et re'marques,

Abhayaprada (qui donne la sécurité), nom bouddhique futur d’un Çresthi de Çrâvasli, qui, par ses conseilss et ses richesses colossales, relève les affaires du roi Prasenajit vaincu, exerce la roj’auté pendant une semaine et rend au Buddha les plus grands honneurs (10).

Acala (inébranlable), nom bouddhique futur d’un habitant de Çrâvasti, upâsaka des Tirthikas, mais converti au Buddha à la suite d’une épreuve qui a tourné à la confusion de ses anciens maîtres (9).

Açoka (sans chagrin) 1, neveu du Buddha Kâçjapa, qui, grâce à l’intervention de la divinité d’un arbre açoka, au pied duquel il méditait, devient Arhat et entre dans le Nirvana avant le Buddha, son oncle (40).

Açoka 2, roi Magadha, postérieur de deux siècles au Nirvana, résidait à Pâtaliputra. Ayant entendu parler de Sundara, de Puspabherotsâ, il manifeste l’intention d’aller voir cet enfant. Les gens du pays, redoutant la visite royale, s’empressent de lui envoyer ce prodige. Le roi, très étonné en le voyant, va le présenter à Upagupta qui initie le jeune garçon, et il devient Arhat. A la demande du roi, Upagupta explique ce qui a valu à Sundara ses avantages. (L’explication donnée par Upagupta devient, dans le Kalpa-dr.av. le Ratna-av. et l’Açoka-av.-mâlâ, le point de départ d’une série de récits, dont la majeure partie répond à la moitié des récits de l’Avadàna-Çataka).

Agni (feu), le feu divinisé, le dieu du feu ; invoqué avec d'autres divinités dans des moments de détresse(81); reçoit les offrandes de deux Rïsis (37, 81). Les père et mère sont considérés comme Agni par un fils pieux (Sûtra III).

Agnivaiçyàyana (adorateur d’Agni?), surnom ou titre de Dirghanakha (99). — Forme pâli : Aggivessana (RR. 99).

AYADÀNA- ÇATAKA, INDEX I

Aindram « qui appartient à Indra ou qui est d’Indra. » — Aindram dhanus, arc d'Indra que Kapphina ne peut porter et qui est tendu par le Buddha (88). — Aindram Vykaranam, « grammaire d’Indra » que Çàriputra lit à seize ans (99).

Air.ÿvana, l’éléphant d’Indra, type de l’éléphant (20, 88. RR. 18, page 441.)

Airàvata, variante du nom d’Airâvana (88).

Ajàtaçatru (ennemi avant d’étre né), fils de Bimbisâra, roi de Magadha et de Yaidehî ; d’un caractère violent (98); monte sur le trône par un parricide (15, 54, RR, 54); rend, sous l’inspiration de Devadatta, un édit qui défend d’aller voir le Buddha (15, 16); a regret de cette mesure et la rapporte (16); défend qu’on rende des honneurs au Stûpa établi dans le Gynécée et tue, avec son cakra, Grimatî, qui a contrevenu à cet ordre (54). En guerre avec Prasenajit, roi de Koçala, il est d’abord vainqueur, puis vaincu, et tombe au pouvoir de Prasenajit, qui, sur le conseil du Buddha, lui rend la liberté (10); condamne Gangika à mort, puis lui accorde la vie et la permission de se faire initier (98).

Ajiravati, rivière du Koçala, dont les mariniers reçoivent le Buddha en lui rendant les plus grands honneurs (11); Sumanâ va y puiser de l’eau pour son guide Aniruddha (82).

Ajita Keçakambâla, le quatrième des six docteurs Tirthikas (40). — (Sa doctrine se résumait dans ce mot uceheda, « destruction, anéantissement »).

Ajnâtà Kaundinya (Kaundinya qui comprend bien). Un des grands Çrâvakas, le premier qui ait compris l’enseignement du Buddha; de là le surnom de Ajnâtà ajouté à son nom de Kaundinya. — Il accompagne le Buddha au cimetière (92).

Akanisth.às (non les plus petits), dieux qui habitent le vingt-deuxième étage du ciel à l’extrême limite de la « région de la forme ». Les bruits du monde arrivent bien jusqu’à eux, mais ne sont plus perçus au delà. — La stance prononcée à l’occasion de la conversion Kapphina put donc être entendue d’eux (88).

Amrtodana (riz d’Amrta). — ■ Un des cinq cents Gâkyas qui entrèrent dans la Gonfrérie du Buddha revenu dans sa ville natale (89).

Ananda (toute joie). — Jadis Sundara, fils de Surûpa, roi de Bénarès, mangé par Cakra sous la forme d’un Yaxa qui le rend à son père aussitôt après (35); du temps de Çâkyamuni, né parmi les Çàkyas, dans la famille même du Buddha. Il eut le privilège d’étre l’assistant, le confident du maître (40); questionne le Buddha au sujet de l’invitation de Pûrna et reçoit l’ordre de préparer le départ (1). G’est à lui que le Buddha adresse toutes les prédictions de la Bodhi et de la Pratyekabodhi, parce que c’est lui qui demande la cause du rire de Buddha (I-IO, 17, 20, 22-23, 25-30); rapporte au maître les doléances des Bhixus et des Upâsakas au sujet de l’édit malveillant d’ Ajàtaçatru, et reçoit de lui une consolation et une prédiction sur la durée de l’enseignement du Buddha (16); sollicite au nom du Buddha et obtient la grâce d’un condamné à mort (18) ; porte à Supriyâ le message du Buddha (72); demande à boire pour le Buddha à Kacangalà (78); reçoit les confidences de Iliranyapàni (83); Tripita en naissant s’informe de lui (84); accompagne le Buddha au cimetière et travaille efncacement au progrès de Sthavira vers la perfection (92); essaie vainement d’obtenir des aliments pour Lekuncika (94); prend part au balayage de Jetavana (38) ; assiste le Buddha à ses derniers moments et lui prépare son

ANNALES DU MUSEE GUIMET

lit de mort (40, 100); après avoir refusé de laisser Subhadra s’approcher du Buddha, reçoit et exécute l'ordre de l’introduire auprès du mourant (40). Ananda avait une grande science aidée d’une puissante mémoire; il avait présents à l’esprit 80.000 éléments de la Loi, 60.000 de plus que les autres Bhixus (94).

Anâthapindada (qui nourrit les orphelins). Jadis, à Bénarès, fils d’un ministre de Brahmadatta, perdit au jeu et ne paya pas la dette dont le fils du roi fut garant (39); du temps de Çâkyamuni, Gresthî de Çrâvasti, appelé Sudatta (Anâthapindada n’est qu’un surnom), extrêmement riche et grand protecteur du Buddha. Il lui donna Jetavana (55), qu’il avait l’habitude de balayer. Chagrin qu’il éprouve le jour où, étant en retard, il trouve le jardin balayé par le Buddha et les grands Çrâvakàs (38); paye la dette de jeu que son créancier réclamait du garant (39); enchérit sur un lotus pour l’offrir au Buddha (7); régale le Buddha (29); provoque l’initiation du jeune Candra, son voisin (52); déplore l’absence du Buddha et propose au roi de l’envoyer chercher à Rajagrha (57); fait une quête pour permettre aux plus pauvres d’honorer le Buddha, et vient en aide à une femme dénuée (55); père de Supriya (77) et de Supriyà (72).

Angvlimâla (guirlande d’osselets), personnage en qui Çâkyamuni a extirpé les sentiments haineux (27).

Amruddha (non-empéché), Çàkya, un des cinq cents initiés lors du retour du Buddha à Kapilavastu (88); précepteur de Sumanâ (82); accompagne le Buddha au cimetière (92); prononce une stance à l’occasion du Nirvâna (100).

Anojâ *. Epouse de Kapphina (RB, 88).

Apa.jjura. Parc de Sâmkâça, où le Buddha s’arrête en descendant du ciel d’Indra (86).

Aparacch.à (ou Aravaccha)*. Rivière traversée à pied sec par Kapphina (RR, 88).

Apsabas. Divinités femelles, beautés célestes. Habitantes de Ramanaka, Sadâmatta, Nandana, Brahmottara, qui sont de véritables filles de joie et retiennent Maitrakanyaka par une hospitalité séduisante (36); Bhadrika a régné environné d’Apsaras (RR, 89).

Arjuna *. Célèbre héros indien, tué par son fils (RR, 4); le troisième des fils de Pandu.

Asl’RAS (non-suras). Adversaires des Suras ou Devas (dieux). Leur chef est Vemacitri (19); présentés, dans plusieurs récits et en tête de tous, comme adorateurs, auditeurs, admirateurs du Buddha; admis à la réception de Upapâduka (85).

A.sàdha 1. Mois de l’année avec lequel commence la saison pluvieuse; une des époques où les Bhixus nettoient leurs ustensiles, raccommodent leurs vêtements, etc. (34).

Asàdha 2. Maître de maison qui préside à l’observation du jeûne octuple de deux Brahmanes au temps de Krkî (59).

Assa * (cheval). Nom (?) de Kapphina au temps de Padumuttara (RR, 88).

.\TiBALAviRYAPABÂKRAMA (d’un hépoïsme, d’uiie énergie et d’une force extrême). Nom bouddhique futur de Nanda, fils d’un Çresthi de Çrâvasti (3).

Avanti *. Région de l’Inde fréquentée par une troupe de Pratyekabuddhas (RR, 88).

Avîci. Un des Narakas (enfers). Lekuncika y passe tout un Kalpa pour avoir laissé sa mère mourir de faim (94) et un autre Kalpa pour avoir renversé le vase d’un Pratyekabuddha (RR, 94).

Nuta. — Ceux qui ont tué ou frappé des auditeurs du Buddha, leur père ou leur

AVADANA-GATAKA, INDEX I

mère, leur précepteur, Cjux-là renaissent dans l'Avici où leurs os sont disjoints et un feu terrible les brûle. (V. Annales du Musée Guimet, tome V, p. bl7-8)

Bala * (force). Un des cinq chevaux de Kapphina (RR, 8S).

Balâhaka. Cheval d’Indra, type du cheval (88).

Balavàhana * Un des cinq chevaux de Kapphina (RR, 88).

Balavân (fort) maître de maison, contemporain de Vipaçyî dont il avait nettoyé et frotté d’huile le stûpa ; né, au temps de Çâkyamuni, dans la maison d’un riche Çâkya, doué d’une force remarquable (d’où son nom), se fait initier et devient Arhat (64).

Baxdhumat, roi ancien qui reçoit le Buddha Yipaeyi, lui élève de son vivant un stûpa d’ongles et de cheveux, et après sa mort un stûpa funéraire (61-71).

Bandhumat (épouse de). Voir Siprabhà.

Bandhumatî, ville ancienne, résidence royale de Bandhumat (24, 61-71, 82, 86, 88).

Bandhl’matî (bois de). Résidence du Buddha Vipaçyî (88).

Bénarès. (Voir Vàrânasi).

Bhadrika (Fortuné). Jadis mendiant qui offre à un Pratyekabuddha un beignet volé à une jeune fille; plus tard, Bhixu de Kâçyapa pendant 10.000 ans: au temps de Çâkyamuni, Çâkya noble, de la famille royale, le premier de ceux qui se font initier, sur le conseil ou par l'ordre du roi, à ia suite du retour du Buddha. La réprimande que lui attira son mépris pour l’ancien barbier Upâli eut un tel effet qu’il allait ensuite mendier jusque chez les Candâlas, couvert de haillons (89).

Nota. — Dans ce récit, Bhadrika est qualifié « roi des Çâkyas » (voir ci- dessus, p. 852, note 7), ce qui semble extraordinaire, même étant admis que Bhadrika approchait du trône par sa naissance. Mais, d’après une version, Çuddhodana aurait abdiqué et, personne ne voulant prendre sa place, aurait installé, pour ainsi dire de force, Bhadrika dans la royauté. Bhadrika aurait donc été roi, ne fût ce qu’un instant. L’Avadâna-Çataka fait allusion à cette version que d'ailleurs il ne paraît pas admettre. On trouvera dans le tome V des Annales du Musée Guimet (page 62), la traduction d'un passage du Kandjour relatif à la royauté de Bhadrika.

Bhàgîratha (Char fortuné). Buddha ancien qui traversa le Gange avec sa suite, sans crainte des brigands, grâce à l'obligeante intervention d'un marchand qui devait être plus tard Çâkyamuni (11). — Bh.àgîrathî *, autre nom de Gange (RR. 100).

Bhùti, Brahmane de Çiâvaslî, père de Subhûti (91).

Bimbisàra, roi de Magadha, né en même temps que Siddhârtha régnait à Râjagrha ; gagnépar Çâkyamuni (1.54); permet qu’on élève dans son gynécée un stûpa d’ongles et de cheveux du Buddha (54); lave les pieds du Buddha (10); implore son aide contre un serpent et lui offre ensuite, au nom de ce serpent dompté et devenu dieu, des repas et d’autres réjouissances payées avec le trésor dont le serpent avait été le gardien (51); se désole de ne plus voir le Buddha qui est à Çrâvasti, et le Buddha vient le consoler par sa présence (56) ; sollicité de revenir à Çrâvasti, le Buddha ne veut partir qu’avec le congé de Bimbisâi'a (57). Ce roi périt victime de l’ambition de son fils Ajàtaçatru (15, 54 RR. 54) qui le laisse mourir de faim en prison ; — mari de Xemavalî ou Khemâ (RR. 79).

Ann. g. — XIX 57

ANNALES DU MUSEE OUIMET

Brahmâ 1. Divinité brahmanique, invoquée avec d’autres en cas de détresse et toujours sans succès. — Veut acquitter une dette pour le Buddha qui refuse (39) ; prononce une stance à propos du Nirvana (100).

Brahma 2. Buddha ancien, pour qui un roi anonyme, qui devait plus tard être Çâkyamuni, fit construire un Yihâra qu’il lui donna tout orné (12).

Brahmadatta (donné par Brahmâ) 1. Roi ancien de Bénarès qui, dans une famine, se priva de sa ration en faveur d’un brahmane et fut depuis Çâkyamuni (32).

Brahmadatta 2. Roi ancien de Bénarès, père de Dharmapâla, lequel Dharmapâla fut depuis Çâkyamuni (33).

Br-\hmadatta 3. Roi ancien de Bénarès, père de Subhâsita-gavesî, lequel Subhâsitagavesi fut depuis Çâkyamuni (38).

Brahmadatta 4. Roi ancien de Bénarès, dont un fils, qui n’est pas nommé, mais qui devait plus tard être Çâkyamuni, se rendit garant d’une dette de jeu (39).

Brahmadatta 5. Roi ancien de Bénarès, père de Kâçi-sundara, lequel devait être un jour Çâkyamuni (75).

Brahmadatta G. Roi ancien de Bénarès, adopte pour fils le Pratyekabuddha Gandanà né d’un Lotus de son jardin (21).

Brahmadatta 7. Roi ancien de Bénai’ès, père du Pratyekabudda Daçaçiras né aussi d’un Lotus du jardin du roi (24).

Brahmadatta 8. Roi ancien de Bénarès, depuis Kapphina (88).

Brahmadatta 9. Roi de Bénarès, contemporain de Çâkyamuni, père de Kâçi-sundarî (76) et de Xemankara, né au camp pendant la guerre qu’il soutient contre Prasenajit (79).

Brahmottara (supérieur à Brahmâ), palais situé fort loin dans la région du midi, où trente deux Apsaras font à Maitrakanyaka un accueil trop bienveillant (36).

Buddha. L’Avadâna-Çataka donne les noms de douze Buddhas futurs, et de quatorze Buddhas passés auxquels nous en ajoutons trois pris ailleurs. Voici leurs noms :

Buddhas iutubs

Abhayaprada (10).

Acala (9).

Atibalaviriyaparâki’ama (3).

Çyaiigâvâni (?) (6).

Daçottara (?) (5).

Divyânnada (20).

Maitreya (97).

Padmottama (7).

Pûrnabhadra (1).

Ratnamati (2).

Ratnottama (4).

Vijaya (8).

Buddhas passés.

Bhâgiratha (11).

Brahmâ (12).

Candaiia (13).,

Gandra (14).

Indradamana (15).

Indradhvaja (18).

Kâçyapa (passim).

Kaiiakamuni (76).

Krakucchanda (50,75,87).

Prabodhana (17).

Pûrna (20).

Pu.sya (97).

Ratnaoaila ( 16).

Vipaçyi (passim).

Xemankara (19).

Çikhî * RR, 82).

Padmottara * (RR, 40 (p. 400), 87, 88, 89, 90, 91).

Viçvabhû*(RR,82).

AVADÂNA-GATAKA, INDEX I

Les Buddhas Vipaçjî, Çikhî, Viçvabhû, Krakucchanda, Kanakamuni, Kàçyapa, Çâkjari)uni (qui se suivent) forment une série spéciale qu’on appelle les sept Buddhas.

Gakra, nom habituel d’Indra chez les Bouddhistes, qui le représentent constamment comme un serviteur et un adorateur d’Indra. — Chef des Trayastrimçat logés au deuxième étage du ciel ; sait tout ce qui se passe au-dessous (16, 32, 34, 37, 38) ; envoie la pluie, à la demande de Gandana (13) et d’un lièvre qui sera Çâkyamuni (37) pour faire cesser une sécheresse ; de Brahmadatta 1, pour mettre fin à. une famine (32) ; de Çâkyamuni, pour sauver une caravane (13) ; apporte au Buddha des herbes du Gandhamâdana (6); un pavillon divin pour le lui dresser chez les Kauravyas (12) ; ofl're ses services au Buddha proscrit par Ajâta-çatru (16), fait des prodiges à Venuvana, à la demande de Maudgalyâyana (20), éprouve Givi sous la forme d’un vautour, puis d’un brahmane (34), vient tenter Surûpa (35) et Subhâsitagavesî (38) sous la forme d’un Yaxa; veut payer pour le Buddha qui refuse (39) ; fait l’éloge des trois joyaux dans l’assemblée des dieux au moment où une jeune tille de Çresthî (53) et Çrîmatî (54) y font leur entrée; répond à Maudgalyâyana venu dans l’assemblée des Dieux pour y chercher ie Buddha (86) ; apporte, sous la forme d’un cocher, son arc au Buddha (88), prononce une stance à l’occasion du Nirvàna (100).

Gakrottara (supérieur par le disque), nom de Pratyekabuddha futur d’une femme de marchand qui, à l’occasion de l’heureux retour de son mari, offre au Buddha un cakra destiné à Nârâyana (23).

ÇÀKYA, peuple de l’Inde, auquel appartenait 1e Buddha; avait pour roi Çuddhodana et pour capitale Kapilavastu. Les héros des récits 61-70, 87 sont des Çâkyas et deviennent Arhats. — Rohina,père de Muktâ, était unGâkya (77). Ginq cents Çâkyas, Bhadrika, etc., se font initier lors du retour du Buddha dans son pays (89).

ÇÂKYAMUNI (solitaire Çâkya), le Buddha actuel, fondateur du Bouddhisme. Son nom de naissance est Siddhàrtha, son nom de famille Gautama. Les Bouddhistes du Sud l’appellent Çramana Gautama. Geux du Nord lui donnent le nom de Çâkyamuni, prédit en même temps sa dignité par Kâçyapa (71, 72, 74, 79 ,85, 91), et qui lui est déjà donné du temps de Pusya (97). Gomme il paraît dans tous les récits, nous nous bornons à résumer ici les traits les plus marquants de son passé et de son présent.

Passé. A loué Pusya en se tenant sur un seul pied pendant sept jours et sept nuits (97). Rïsi a sauvé des marchands en détresse (81); roi anonyme, a donné un palais en bois de sandal à Brahmâ (12), un bain à Gandana (13), un vihâra à Indradamana (15), fait une bannière du manteau de Gandra (14), réjoui par la musique Prabodhana (17), écouté les leçons de Xemankara (19) et de Pûrna (20); étant roi sous le nom de Dharmbuddhi, a hébergé trois mois, puis cinq ans Ratnaeaila (16) ; sous celui de Brahmadatta, a abandonné sa ration à un Brahmane (32), sous celui de Surûpa, a livré sa femme, son fils et lui-même à la mort pour apprendre la loi (35) ; sous celui de Çivi, a donné son sang pour les moustiques et ses yeux pour la loi (34) ; — Fils de roi, s’est laissé égorger, sous le nom de Dharmapàla, sans se plaindre, par obéissance filiale (33); anonyme, s’est rendu garant d’une dette de jeu (39) ; sous le nom de Kâçi-sundara s’est fait hermite et a converti une fille de Kinnara (75). — Ministre d’un roi, a chanté la louange de Indradhvaja

ANNALES DD MUSEE GUIMET

(18). — Marchand a maltraité sa mère (36). — Lièvre, s’est jeté dans le feu pour sauver son ami (37); gazelle, a fait passer tout le troupeau sur son dos pour le préserver de l’extermination (40).

Présent. Réconcilie les deux rois de Pancâla (8) et endoctrine les oies envoyées en présent par l'un d’eux (50), fait rendre la liberté à Ajàtaçatru, captif de Prasenajit (10); nourrit tous les Bliixus avec les aliments mis dans son vase (1), réveille un enfant paresseux (3), guérit un enfant malade (6), ramène trois fois un bhixu déserteur (37) ; accomplit à son lit de mort sa dernière initiation (40) ; va de Çravasti à Râjagrha consoler Bimbisâra (50), retourne de Râjagrha à Çravasti consoler Prasenajit (57); dompte un Berpent(51), un buffle (58); surpasse les plus grands musiciens en jouant de la vinâ (17), les hommes les plus forts en tirant de l’arc (88); franchit le Gange à travers les airs (27), triomphe des Tirthikas par un prodige (9); transforme Gangarasthâ (70); va dans le ciel prêcher la Loi à sa mère (80) ; balaye Jetavana (38) ; est reçu et hébergé par Yaçomati (2), Bimbisâra (19), Upapâduka (80) et bien d’autres; est arrêté pour dette (39).

Nota. — J’omets la prédiction de la Bodhi et de la Pratyekabodhi, ainsi que beaucoup de détails.

Çâkyamuni II, voir Çyâmamuni.

Gandana (Sandal) 1. Buddha ancien, reçu et baigné par un roi devait être un jour Çâkyamuni, et qui, en récompense de cette bonne action, lui dut la cessation immédiate d’une longue sécheresse (13).

Gandana 2. Pratyekabuddha ancien, né d’un lotus dans le jardin du roi de Bénarès Brahmadatta 0, qui l’adopta pour son fils, et dont le corps exhalait une odeur de sandal, tandis que des fleurs naissaient sous ses pas pour se flétrir aussitôt ; subitement converti au milieu d'une fête, il devient Pratyekabuddha. Son stûpa était très dégradé du temps de Çâkyamuni (21).

Çândhâra, région de l’Inde où se trouvait Puspabherotsâ (100).

Gandra 1 (lune). Buddha ancien, bien reçu par un roi qui devait être un jour Çâkyamuni et qui obtint de lui la cessation d’un épidémie en faisant promener dans le pays en guise de bannière le manteau du Buddha (14).

Gandra 2, jadis fils vertueux d’un père condamné à mdrt dont il obtint la grâce; plus tard Upâsaka de Kâçyapa ; — au temps de Çâkyamuni, fils d’un brahmane laboureur ; voisin d’Anâthapindada, il se fit initier, mourut jeune, renaquit dans le ciel, d’où il revint un instant pour remercier le Buddha et consoler son père (52).

Gandra 2 (père de), jadis voleur et adultère condamné à mort, grâcié par l’intervention de son fils; — plus tard, Upâsaka de Kâçyapa; ■ — au temps de Çâkyamuni, brahmane, désolé de la mort de soji fils dont une apparition le ramena à une vue plus exacte des choses et le fit arriver à l état de Srota-âpatti (52).

Gandrahb.àgâ *, rivière qu’Uttara, étant crocodile, fit traverser jadis au futur Siddhârtha (RR, 46); que Kapphina, allant trouver le Buddha, traversa à pied sec (RR, 88).

Çâradvatiputra, autre forme du nom de Çâriputra (38, 94).

Gârâyana, voir Dîrgha.

AVADÂNA-ÇATAKA, INDEX I

ÇÀBi (nom d’oiseau), fille de Mâthara, sieur de Dîrghanakha, épouse de Tisya, mère de Çâriputra. Lorsqu’elle était enceinte de lui, elle réfutait son mari dans des discussions savantes (99). — Çâradvati paraît avoir été une variante de son nom qu’on trouve souvent écrit Çâli.

Çâriputra (fils de Çâri), un des deux disciples principaux de Çâkyamuni, fils de Tisya et de Çâri, neveu de Dîrghanakha. A seize ans, il avait lu le Aindram-Vyâkaranam et triomphait dans toutes les discussions. Plus tard, il se fit initier à l’enseignement du Buddha, et fut ainsi cause de la conversion de son oncle qui vint discuter avec le Buddha. Pendant la discussion, il éventait son maître (99); il est un de ceux qui balayent Jetavana (38); balaye la chambre parfumée du Buddha et fait ainsi, sans le vouloir, à Lekuneika un tort considérable qu’il essaie de réparer en lui procurant des aliments, mais sans succès (94). C’est à lui que le Buddha adresse l’éloge de Sumanâ (82); est un de ceux dont Tripita s’informe en naissant (84); prend avec son collègue Maudgalyàyana la résolution d’arracher les êtres aux divers degrés d'infortune qui sont leur partage et réussit dans ce dessein ; mais on ne donne pas de détails précis sur sa tentative (41). Maudgalyàyana va plus loin que lui dans cette voie.

Garyâkârà. Xatryenne, citée parmi les personnes qui aident Supriyà dans l’accomplissement de sa tâche (72).

Çaupâraka. Voir SaupAraka, nom écrit de diverses manières et dont l’orthograplie demeure douteuse.

ÇÎTAPRABHA (Clarté froide). Nom futur de Pratyekabuddha d’un maître de maison qui avait fait au Buddha une splendide réception (26).

ÇivA (prospère). Divinité brahmanique ; invoquée avec bien d’autres, toujours inutilement, dans diverses circonstances, par ceux qui désirent des enfants (passini); par des marchands en détresse (13, 81); par les habitants de Nâdakanthâ (14), etc.

Çivi. Roi ancien qui, ayant répandu ses bienfaits sur tous, se taillade le corps pour nourrir les moustiques et donne ses deux yeux pour apprendre laLoi ; plus tard il est Çâkyamuni (34).

ÇiviGosÀ. (Voix de Çivi). Capitale de Çivi, Çivi étant aussi nom de pays (34).

ÇoBHA (Brillant), roi ancien, contemporain du Buddha Krakucchanda, qu’il reçoit avec égards et générosité; fait exécuter une danse bouddhique en son honneur (75); fait élever un stûpa de ses ongles et de ses cheveux (87).

ÇoBHÂvATî. Ville ancienne, capitale du roi Çobha, où fut accueilli Krakucchanda (50, 75, 87).

ÇoBHiTA (éclairé), habitant deÇobhâvatî au temps de Krakucchanda, expulsé de la fête du Stûpa pour n’avoir pas voulu jeter des fleurs comme les autres, mais qui, depuis, répara sa faute par une belle offrande; — plus tard, Çresthi de Bénarès, nourrit et habille un Pratyekabuddha qu’il avait rencontré; — plus tard encore, ramassant dubois dans la forêt, rencontre un Stûpa abandonné qu’il nettoie en faisant un vœu ; — plus tard, enfin, contemporain et compatriote de Çâkyamuni, habitant de Kapilavastu, dont la naissance fut signalée par des prodiges et une illumination de la ville, qui se fit initier et devint Arhat (87) ; — a salué Padmuttara et été roi Cakravartin pendant cinquante mille kalpas (RR, 87).

ANNALES DU MUSEE GUIMET

Çramana Gautama (ascète Gautama), un des noms du Buddha actuel, exclusivement employé au Midi (Soraana-Khodom des Siamois) et qui, dans les textes du Nord où il se rencontre, semble trahir une origine méridionale. Le Buddha est appelé ainsi par un marchand (4), par Ajâtaçatru dans ses édits (15, 16), par Subhadra (40), par la foule à Râjagrha (75), par ceux qui annoncent à Dîrghanakha l’initiation de son neveu (09).

Çravasti. Ville, capitale duKoçala, où régna Prasenajit, une des résidences do prédilection du Buddha. Lieu de la scène de 52 de nos récits (3-10, 11, 13, 17-18, 22, 25-26, 20-31, 34-39, 42, 47-48, 52-53, 55-56, 59-00, 71-72, 74, 77, 70-85, 88, 89, 91,93-07). Le Buddha y vient après avoir trouvé le Bodhi (74); l’illumine, en y entrant, par la lumière qui jaillit de son corps (22); la purifie (17), Cinq cents musiciens y habitent (17); cinq cents marchands y arrivent après avoir échappé à la mort grâce au Buddha (13). Nandaka (47), Bhadrika (80) y mendient; elle est remplie de la clarté de Suprabhâ (71) et de lliranyapâni (83); reçoit un message insolent de Kapphina (88). Guptika y est envoyé pour recevoir la guérison (86). Le Buddha va de Râjagrha à Çrâvastî (56), et de Çrùvastî à Râjagrha (57). Les quatre assemblées s’y réunissent (86). .

Çrî.m.vtî, une des veuves de Bimbisâra, orne de lampes le Stûpa du Gynécée, malgré la défense d’ Ajâtaçatru qui la tue aussitôt. Elle renaît immédiatement chez les dieux Trayastrimçat, revient sur terre pour remercier le Buddha, puis retourne dans sa demeure céleste (54).

ÇuDDHAVÀSAK.ÀYiK. DEV (dieux do la corporation de la demeure pure), tribu divine qui présente des vêtements à Gandana au moment où il devient Pratyekabuddha (21).

ÇuDDHODANA. Roi des Çâkyas, père de Siddhârtha-Gàkyamuni. Etonné et affligé plutôt que réjoui de la nouvelle dignité de son fils; ne se convertit pas, mais rend un édit pour autoriser et même encourager l’initiation (89).

ÇuKL. (Blanche) 1. Du temps de Kâçyapa, femme de Gresthî, qui avait habillé la confrérie de ce Buddha; au temps de Gàkyamuni, fille du Çâkya Rohina, née avec un vêtement blanc, se fait initier et devient Aidiatî (73).

Gukl.v 2 (Pâli Sukkâ), née à Girivraja (Râjagrha) au milieu d’un amas de joyaux (RR, 73).

ÇyÂMAMUNi (muni noir) ou Gyangavâni. Formes possibles du nom bouddhique futur de Vadrika, lequel nom, d’après le Kandjour, serait Çâkyamuni (6).

Daçairças (dix têtes), fils de Brahmadatta, né d’un lotus en vertu d’un vœu qui l’aft’ranchissait des lois naturelles de la génération. Dégoûté de la royauté à laquelle il est destiné, il se retire dans la solitude et devient Pratyekabuddha. Son stûpa était très dégradé du temps de Çâkyamuni (24).

Daçottama (supérieur par les franges). Nom bouddhique futur (restitué) du tisserand Soma.

Daiva*. Le destin, imploré comme une divinité (RR, 24).

Dâkinî, divinité redoutable, sorte d'ogresse (RR, 14).

Daxinagiri, montagnes du Sud, pays de Pûrna (1).

Daxinapatha (chemin, direction, pays du Sud). Direction suivie par Maitrakanyaka

AVADÂNA-GATAKA , INDEX I

(36), d’où viennent Kuvalayâ (75) et Ganga (80) ; où va et d’où revient Dirghanakha (99), où régnent Kalpa et Kapphina (88).

Devadatta (donné par un Dieu), jadis épouse de Brahmadatta 2, but, dans un accès de fureur, le sang de son fils égorgé pour lui complaire (33) ; du temps de Çâkyamuni, né son compatriote et son parent; un des cinq cents Çâkyas, initiés par ordre du roi (89), — persécute le Buddha et s’efforce de le faire périr en lançant contre lui un éléphant, en tentant de l’empoisonner, en apostant un meurtrier (33) ; — pousse Ajâtaçatru au parricide et à l’usurpation (15, 54); arrache en quelque sorte à ce roi un édit défendant de fréquenter l’école du Buddha (15, 10), un autre édit analogue, défendant de rendre des honneurs au Stûpa du Gynécée (54). — Il a été, selon la version pâlie, non l’épouse de Brahmadatta, mais Brahmadatta lui-méme, le père et le meurtrier de Dharmapàla (RR 33).

Dhanada (qui donne la richesse), autre nom de Kuvera et de Vaiçravana (19).

Dhanapâlaka, nom de l’éléphant lancé par Devadatta contre Çâkyamuni ; mais il se refusa à servir ses mauvais desseins, s’enfuit et fut récompensé de sa résistance en allant au Svarga après sa mort (33).

Dharmabuddhi (intelligence de la Loi), roi ancien qui obtint du Buddha Ratnaçaila la cessation d’un fléau par une magnifique hospitalité de trois mois, continuée ensuite pendant cinq ans et qui fut depuis Çâkyamuni (16).

Dharmagavesî (qui se réjouit de la Loi), titre du récit 38,synonymede Subhâsitagave.si.

Dharmapàla (gardien de la Loi) fils de Brahmadatta, roi de Bénarès et de Durmati, égorgé par l’ordre de son père pour satisfaire au caprice de sa mère, qui boit avec avidité le sang de la victime; — fut depuis Çâkyamuni (33). •

Dhirana*, cornac de l’éléphant Dhanapâlaka (RR, 33).

Dhrtaràstra (qui tient le royaume), un des quatre grands rois, chef des Gandharvas (19).

Dîrgha-Gâràyana (le long marcheur ou filsdu marcheur), cocher de Prasenajit, conduisait son éléphant lorsque le roi tomba sans connaissance en voj’aiit Bhadrika mendier; il lui jette de l’eau, le ranime et le remet sur sa monture (89). Gàrâyana est souvent employé seul.

Dirghanakha (aux ongles longs), jadis chef de voleurs qui, ayant donné l’ordre de tuer un Pratyekabuddha rencontré dans la forêt, se repentit et fit un vœu à la vue des prodiges accomplis par ce personnage ; plus tard, disciple fidèle de Kâçyapa; au temps de Çâkyamuni, fils de Mâthara, de Nâlada, frère de Çârî, oncle de Çâriputra, pârivrâjaka, va dans le Midi pour étudier; revient indigné en apprenant la conversion de son neveu, a une discussion avec le Buddha, est converti et devient Arhat. 11 porte alors le nom de Kosthila ou Kosthikila (99). Son nom de naissance était Dirghastuti ou Dîrghottara (?). Dirghanakha n’est qu’un surnom provenant d’un vœu.

Divyànnada (qui donne une nourriture divine), nom bouddhique futur d’un ancien roi qui, ayant écouté les leçons de Pùrna 1, l’hébergea pendant trois mois et fit faire son image en pierres précieuses; plus tard Çresthi de Ràjagrha, fit à Çâkyamuni une magnifique réception avec le concours de Çakra et de tous les dieux (20).

ANNALES DU MUSEE GUIMET

Dronodana (une mesure de riz), un des cinq cents Çjikyas initiés par l’ordre du roi (89).

Dirmati (mauvais esprit), épouse de l’ancien roi de Bénarés, Brahmadatta, et mère de Dharmapâla, dont elle boit le sang; fut, du temps de Çàkjamuni, Devadatta (33).

Ekapundarika (unique lotus), éléphant de Prasenajit (89).

Ganadevaputras* ( fils des dieux de la troupe), tribu divine dans laquelle naquirent autrefois Kapphina, sa femme et ses ministres (BB, 88).

Gambuira*, port d’embarquement de Mittavindaka (BB, 94).

Gandhamâdana (enivrement d’odeur) 1, montagne célèbre do laquelle Çâkyamuni se fait apporter par Çakra des herbes médicinales pour guérir Vadrika (6).

Gandhamâdana 2. Non futur de Pratjekabuddha d'une jeune servante qui avec du sandal fait des marques rouges aux pieds de Çâkvamuni (28).

Gandharvas 1. Dieux ordinairement considérés comme des musiciens célestes. Au début de tous les récits et à la fin d’un certain nombre d’entre eux, ils sont cités comme serviteurs, auditeurs et approbateurs du Buddha. — Sur l’ordre de Çâkyamuni, sept mille d’entre eux font escorte à leur chef Pancasikha apportant au Buddha la Vinâ à montant de lapis-lazuli (17); se joignent à Indra pour honorer et servir le Buddha (12, 20).

G.vndharvas 2. Musiciens terrestres; formaient à Çrâvastî une corporation de cinq cents personnes, qui deviendront ensemble Pratyekabuddhas (17).

Ganga. Marchand du midi, venu à Çrâvastî, où Prasenajit lui fait épouser en un tour de main son laideron, que le Buddha transforme en beauté sans pareille. Après avoir ainsi passé de surprise en surprise, Gangâ laisse sa femme se faire bhixunî et devient lui même adhérent du Buddha (80). .

Gangâ. La Gangâ, le Gange. Çâkyamuni, étant marchand, l’avait fait passer àBhâgîralha (11) ; les bateliers refusant de le lui faire passer à lui-même, il le franchit à travers ^es airs (27). Les Stûpas des Pratyekabuddhas Candana (21) et Dacaciras (24) étaient situés sur les bords de la Gangâ. Uttara y avait aussi sa hutte (46).

Gangar.asthâ. Nom donné à Yirûpâ après son mariage (80).

Gangika. Jadis Mâtanga, converti par un Pratyekabuddha, et devenu de ce chef invulnérable; au temps de Çâkyamuni, fils de famille riche, auquel scs parents refusent leur permission pour l’initiation. Veut se tuer sans y réussir, obtient une condamnation à moit, dont il empêche par trop de zèle l’exécution, devient bhixu, puis Arhat (98).

Garuda. Roi des oiseaux (RR, 94), appelé aussi Suparni.

Garl'das. Tribu d’oiseaux célestes qui, au début de tous les récits, à la fin et dans le corps de plusieurs d’entre eux, sont représentés comme des serviteurs, des auditeurs et di s admirateurs du Buddha. — L’épreuve du musicien Supriy a les gagne au Buddha (17); régalés par Upapâduka (87). Subhûti en fait apparaître cinq cents pour dompter les serpents, puis se sert d’une autre apparition pour dompter les Garudas forcés de recourir à sa protection (91).

Galtama. Nom patronymique de Siddhàrtha; on y joint habituellement le qualificatif Çramai a. Le brahmane qui réclame le paiement d’une dette de jeu interpelle le Buddlia par ce seul appellatif : Gautama ! (39).

AVADÂNA-ÇATAKA, INDEX I

Gautami*. Tante et éducatrice de Çâkjamuni, appelée ainsi dans le Kalpa-dr,-Av. et le Ratna-av.-malâ (RR, 71, 72, 73, 74). L’Avadàna-Gataka ne l’appelle pas autrement que Mahâprajâpati.

Girivalgusamâgama. Nom d’une fête à Râjagrha où il y avait des danses (75).

Goçâlîpdtra, le fils de Goealî, Màskarî, le deuxième docteur Tîrthika (40).

Grdhrakûta (pic du vautour ou des vautours). Une des collines de Rajagrha où résidait quelquefois le Ruddha (dans la grotte du sanglier) (RR, 90). Nâlada y voit une prêt! accouchant incessamment de cinq enfants qu’elle dévore aussitôt (40). Sthavira va en retraite sur cette montagne (91).

Nota. — D'après Hiuen-thsang, ce nom venait de la forme du sommet de la montagne.

Guhtaka. Synonyme de Taxa (35, 38).

Güptika (caché). Jadis Çresthi de Bénarès, qui essaya de tous les moyens pour faire périr un rival et se repentit ensuite, l’objet de sa haine étant devenu Pratyekabuddha. — Plus tard, bhixu fidèle de Kâeyapa. — Du temps de Gâkyamuni, né à Sauparaka d’un père riche, mais couvert d’ulcères qu’on ne peut guérir; voit le Buddha, est initié et devient Arhat (90).

Hari*. Un des noms de Yisnu, imploré (RR, 18).

Hast.\ka (pourvu de mains), bhixu de Kâçyapa, né cinq cents fois sans mains pour avoir dit à son précepteur qu’il voulait être privé de mains si jamais il prenait son vase pour le laver. S’étant repenti, il naquit avec des mains au temps de Gâkyamuni, fut initié et devint Arhat (93).

Hastinapura *, ville où Çâkyamuni prédit la Pratyekabodhi à un brahmane (RR, 18).

Hiranyapàni (or aux mains). Joueur (appelé Kandala, RR, 83) contemporain de Kâçyapa, sur le Stfipa duquel il déposa deux ornements d’or en faisant le vœu de renaître avec de l’or aux mains; ce qui arriva du temps de Çâkyamuni. Il donnait libéralement cet or qui renaissait sans cesse, fut initié et devint Arhat (83).

Indradamana (dompteur des sens ou d’Indra). Ancien Buddha à la demande duquel un roi anonyme, qui fut depuis Çâkyamuni, avait construit un Vihâra en faveur des Bhixus voyageurs et passagers (15).

Indradhvaja (bannière d'Indra). Ancien Buddha auquel le premier ministre d’un roi anonyme, un brahmane, qui fut depuis Çâkyamuni, offrit une riche hospitalité et chanta un hymne de vingt- cinq çlokas (18).

JÂMBÀLA (fangeux). Bhixu du temps de Krakucchanda, qui insultait les autres bhixus reçus temporairement dans le Vihâra où il résidait, et dit un jour à un Arhat qui y prenait un bain qu’il aimerait mieux le voir couvert d’excréments, mais se repentit en voyant la patience de cet Arhat. — Au temps de Çâkyamuni, né Prêta, ayant exhalé une mauvaise odeur dès le ventre de sa mère, recherchant les excréments et les ordures ; endoctriné d’abord par Pûrana-Kâçyapa, il n’en fréquentait pas moins une troupe de Prêtas qui grouillaient dans les fossés de Vaiçâlî. Geux-ci ayant été convertis par le Buddha, Jâmbâla se laissa gagner lui aussi, devint Bhixu, puis Arhat, sans perdre son goût pour la saleté (50); est « le premier de ceux qui se plaisent dans les ordures ».

jAMBUDviPA (continent du laurier-rose), nom de l’Inde en sanskrit (36, 38, 81, 86).

ANNALES DU MUSEE GUIMET

Jetavana (bois de Jeta). Parc voisin de Çràvastî où le Buddha résidait souvent. Toutes les fois qu’il est à Çràvastî dans les récits de l’Avadana-eat., sa résidence est à Jetavana. Donné par Anâthapindada au Buddha et à sa confrérie (3); balajé régulièrement par Anâthapindada, exceptionnellement par le Buddha et les grands auditeurs (38). Les quatre assemblées y sont réunies (86); transformé en ville des dieux (88); été passé à Jetavana (94); on se tourne vers J. en invoquant le Buddha (79). Viennent à J. Gandra (52), Guptika (90), Prasenajit (17, 79, 89), Samsara (95), Yaçomitra (85), un fils de marchand (4), un fils de Çre.sthî(37). Parole recueillie à Jetavana : S’agit-il là du Jetavana de Çràvastî ou d'une autre localité du même nom? (10).

JiviKA, roi des médecins, extrait un fœtus d’une femme morte et donne ainsi la vie à Sthavira (92).

Jnâta, père de Nigrantha le sixième Tîrthika (40). (Forme pâlie : Nâta).

Kacangala. Nom de pays, ville et forêt (78).

Kacangalà. Mère de Çàkyamuni pendant cinq cents naissances, déchue de ce grand honneur pour n’avoir pas été à la hauteur de sa mission ; renaît pauvre et esclave du temps de Çàkyamuni et est déjà décrépite quand elle rencontre son fils d’autrefois, l’appelle de ce nom pendant que deux ruisseaux de lait jaillissent de ses seins, se fait initier et devient Arhatî (78). — Le Karma-çataka écrit Kacanhala (RR, 78, p. 442).

KÀci. Autre nom de Bénarès. C’est proprement le nom du peuple, mais on l’applique au pays et à la capitale (8, 10). Le pays de Kâçi réuni au Koçala (10).

K.àçi-Su.ndara (le beau de Kàçi), fils d’un ancien roi de Kàçi, Brahraadatta 5; renonce à la royauté qui lui était destinée pour se faire ermite et résiste aux tentatives de séduction d’une fille de Kinnara qu’il convertit. Devenu plus tard Çàkyamuni, il convertit de nouveau et plus complètement la même personne (75).

Kâçi-Sundarî (la belle de Kàçi), fille de roi du temps de Kanakamuni, lui oftrit un Vihâra tout meublé. Plus tard, sous Kâçyapa, se fit Bhixunî et médita la Maitrî pendant 10.000 ans. Enfin, sous Çàkyamuni, naquit à Bénarès, fille du roi BrahmadattaO, d’une grande beauté (d’où son nom), se fit initier et devint Arhatî (76).

K.àçyara (Qui boit la lumière?) 1. Buddha, prédécesseur de Çàkyamuni, résidait à Bénarès, sous la protection du roi Krkî qui lui éleva un Stûpa en pierres précieuses d’un Yojana en longueur et largeur, d’un Kroça en hauteur (83). De son temps, les créatures vivaient 20.000 ans. Son premier disciple était le futur Çàkyamuni. Le serpent de Ràjagrha(51), Gandra et son père (52) avaient été ses Upàsakas ; le Pratyekabuddha Gandana avait été un de ses Bhixus (21), la Pretî du récit 47 avait été une de ses Bhixunîs. Presque tous les Arhats et les Arhatîs de l’Avadàna-Çat. avaient passé par sa confrérie et acquis ainsi les mérites qui leur avaient valu l’arrivée à l’état d’Arhat.

KÀÇYArA 2 (Mahâ — ). Un des grands auditeurs de Çàkyamuni ; participe au balayage de Jetavana (38); est un de ceux dont Tripita s’informe en naissant (8i). Peu après le Nirvâna, un bain lui est offert à lui et à sa suite par un pauvre laboureur, le futur Sundara (100).

Kàçyai'a 3 (Pûrana — ). Voir Pùrana.

Kakuda Katyâyana, le cinquième des docteurs Tirthikas (40). Sa doctrine se résumait

AV ADÂNA-ÇATAKA , INDEX I

en ces mots: Anyena anyam, «l’un par l’autre». Kakuda parait être une faute pour Pakudha, leçon constante des textes pâlis.

Kalika (La noire). Râxasi marine qui souffle des vents de tempête (81).

Kalpa. Roi de l’Inde méridionale, père de Kapphina (88).

Kanakamuni (le solitaire d’or). Buddha ancien, prédécesseur de Kâçyapa. De son temps, les créatures (liumaines) vivaient 30.000 ans. Kâçi-Sundarî lui fait don d’un Vihâra construit pour lui (76).

Kanaka VARNA * (coulcur d’or). Roi (correspondant à Brahmadatta 1) qui se priva do nourriture en faveur d’un Pratyekabuddha (RR, 32). — C’est aussi le nom de la capitale de ce roi.

Kandala *, joueur qui fut Hiranyapàni dans une existence antérieure (RR, 83).

Kanta *, nom de Lekuncika dans une existence antérieure (RR, 94).

Kapilavastu (sol de Kapila). Capitale des Gâkyas, patrie de Gàkyamuni qui y revient après douze ans d’absence (89). Lieu de la scène des récits 61-70, 73, 87.

Kapphina. Autrefois marchand, contemporain de Vipaeyî, avait fait à ce Buddha une belle réception et lui avait donné un Vihâra; plus tard, étant Brahmadatta 8, roi de Bénarès, avait entouré de soins un Pratyekabuddha ; plus tard encore, initié sous Kâçyapa, avait complètement dompté ses sens ; enfin, du temps de Çâkyamuni, fils de Kalpa, roi dans l’Inde méridionale, manifeste d’abord des dispositions belliqueuses et envoie aux rois du Nord d’insolents messages. Çâkyamuni ayant confondu son orgueil, il est initié et devient Arbat (88).

Son histoire racontée d’une manière notablement différente (RR, 88). Go nom est écrit Kappina dans les Mss. pâlis.

Katyâyana 1. Voir Kakuda.

Katyàyana 2. (Mabâ — ) disciple du Buddha, dont l’enseignement gagne üttara 3. (RR, 46). — Forme pâlie : Kaccâyana.

Kauçika. Un des noms d’Indra ; appelé ainsi (16, 35).

Kauravya (qui est de Kuru) 1. Peuple et ville de l’Inde où il y avait de très bonnes dispositions pour la Loi, que le Buddha développe en se faisant construire par Gakra un palais divin. Il s’y fait des conversions très nombreuses (12).

Kauravya 2 (ou Koravya) roi de Stlifdakosthaka, oncle de Râstrapâla (90).

Kinnaras (Sont-ce des hommes?) Génies surhumains gagnés au Buddha (17), font partie de sa suite (86) ; — fille de Kinnara convertie par Kàçi-Sundara (75).

Khemâ. Voir Xemâ.

Koçala. Pays de l’Inde, dont Grâvasti était la capitale et Prasenajit le roi. Les habitants du Koçala avec ceux de Kâçi sont fêtés momentanément par un Gresthi, à la condition d’honorer le Buddha (10). Çâkyamuni voyage dans le Koçala (58).

Koravya. Voir Kauravya.

Kosiya* nom de Subhûti au temps de Padmuttara (RR, 91).

Kosthila. Çrâvaka de Çâkyamuni, le premier de ceux qui ont acquis la « connaissance distincte » (99). Le même que Dîrghanakha.

Kovidara. Arbre voisin de la pierre Pândukambala, dans le ciel d’Indra (87).

ANNALES DU MUSEE GUIMET

Krakucchanda. Bucldha ancien, prédécesseur de Kanakamuni. De son temps, les créatures vivaient quarante mille ans. Il résidait à Gobliâvati, grandement honoré par le roi Çohha, qui üt un jour exécuter, en son honneur, une danse bouddhique (75); — son stùpa d’ongles et de cheveux fut orné de fleurs, non sans peine, par le futur Çobhita (87). G’est de son temps que Jâmbâla se prépara sa destinée ordurière (30).

Krkî. Roi ancien, qui régnait à Bénarès du temps de Kâçyapa 1, le traita avec honneur et lui éleva un stûpa de pierres précieuses (83) ; autorise la quête d’un marchand désireux de mieux profiter des leçons du Buddha (77); a pour fils aîné et successeur Sujâta (50) ; son second fils, initié après une longue résistance de sa part, fut Tripita au temps de Çàkyamuni; un troisième fils (peut-être celui qui est appelé Sudhi dans le Ratnamfilâ) se rend à Rïsipitana, se fait initier, dresse, après le Nirvana du Buddha, un dais sur son stûpa, et devient, au temps de Çàkyamuni, Râstrapâla (90)

Kuçinagara. Ville, capitale des Mallas, où Çàkyamuni entra dans son Nirvana, c'està-dire mourut (40, 100).

Kukkut.âgàra (maison du Goq). Résidence d’Upagupta (100).

Kckkutavati*. Lieu de naissance et capitale de Kapphina (RR. 88).

Kumbh.andas. Génies formant la suite de Virûdhaka (19) viennent rendre hommage au Buddha (12).

Kunàla. Fils d’Açoka, si beau que son père ne comprend pas qu’il existe un plus bel enfant (100).

Kuvalayâ (lotus). Jadis, fille de Kinnara, essaya de séduire, par une danse lascive, Kàci-Sundara, qui s’était fait ermite et qui, par son attitude, la convertit; plus tard, au temps de Krakucchanda, étant danseuse, exécuta une danse bouddhique en l’honneur de ce Buddha; — du temps de Çàkyamuni, fille d’un maître de danse, fut complètement transformée par Çàkyamuni, se fit initier et devint Arhati (75).

Kuvera. Un des quatre grands rois, chef des Taxas. Dieu des richesses, invoqué sans succès avec d’autres divinités, par les hommes désireux de postérité, par des marchands en détresse (13, 81), par les habitants de Nàdakantha pendant une épidémie (14).

Lekunciiv.a (le suceur). Jadis Kànta, fils avare dlune veuve généreuse qu’il enferme dans une cave pour l’empêcher de donner et l’y laisse mourir de faim ; en punition de quoi il passe dans l’Avici tout unKàlpa; plus tard, étant brahmane, se plaît à renverser le vase plein d’un Pratyekabuddha (ce qui lui fait passer dans i’Avîci un deuxième Kalpa (RR, 94) ; plus tard encore est un fidèle bhixu de Kàçyapa ; — enfin, brahmane au temps de Çàkyamuni, élevé avec la plus grande peine, il soufire la faim toute sa vie. Initié, devenu Arhat, l’alimentation était pour lui d’une difficulté extrême ; c’est presque en mourant d’inanition qu’il entra dans le Nirvàna (94).

Lokapàlas (gardiens du monde). Les mêmes que les quatre grands rois, quelquefois doublés de quatre autres ; honorent le Buddha (12) ; veulent payer pour lui (39).

Loi.akatisya *. Le même que Lekuncika ou le semblable (RR 9i). — Variante : Losakatisya.

Madda *. (Sk. Madra?) roi de Sàgalà, père de Khemà (= Xemà) (RR, 79) et

AVADÂNA-ÇATAKA, INDEX I

d’Anojâ épouse de Kapphina (RR, 88). Dans RR, 88, il semble y avoir une confusion de Madda nom d’homme et Madhura nom de pays.

Mahàmàyâ (grande magie). Mère de Çâkyamuni. Kacangalâ n’a pas mérité d’étre une Maliâmâyâ (78); — Çâkyamuni va au ciel lui enseigner la loi dont une mort prématurée l’avait empêchée d’entendre la proclamation (96).

Mah.\nàma (grand nom). Un des cinq disciples de la première heure ; est de ceux qui accompagnent Çâkyamuni au cimetière (92).

Mahàprajàpatî (grande reine). Deuxième épouse de Çuddliodana et sœur de la mère de Çâkyamuni qu’elle éleva, se fit initier et devint la directrice de la confrérie féminine. Toutes les fois qu’il fallait initier une femme, c’était elle qui en était chargée; Çâkyamuni ne le faisait pas lui-même. Elle dut donc exécuter dix initiations ; toutefois, cela n’est dit expressément que pour Suprabhâ (71), Somâ (74), Kâci-Sundari (76), Xemâ (79). — Mahàprajàpatî n’est qu’un titre ; le nom véritable est Gautamî.

Mah.à,... Pour tous les autres noms commençant par Mahâ, voir le second nom.

Mahendra (grand Indra). Un des noms d’Indra; imploré par des marchands (81); terme employé pour désigner une pluie abondante venant après une sécheresse (37).

Mahoraga (grands serpents). Êtres surhumains cités au commencement de tous les récits, à la fin de plusieurs, et dans le corps de quelques-uns comme auditeurs et admirateurs du Buddha ; touchés par sa supériorité (17); bien traités par l’Upapâduka(80).

Maitrakanyaka (ami des jeunes filles). Fils du marchand Mitra mort en mer; exerce plusieurs métiers, finit par s’embarquer en repoussant du pied sa mère qui veut le retenir, fait naufrage, gagne la terre ferme, est bien reçu par les Apsaras de quatre résidences de plaisir; puis arrive aux demeures infernales où une couronne de fer rouge passe de la tête d’un autre damné sur la sienne. Mais un dieu vient le délivrer et il va dans le Tusita. Il fut depuis Çâkyamuni (36).

Maitreya (compatissant). Bodhisattva étroitement uni à Çâkyamuni au temps de Pusya. Il avait alors mûri complètement son caractère, mais non ceux qu’il devait discipliner (97). C’est lui qui sera le successeur de Çâkyamuni (97).

C’est à lui que sont adressés la plupart des récits du Dvâvimçati-Avadâna (RR, 15, 19, 20, 22, 44, 63, 65).

Makara. Monstre marin qui produit les tempêtes, entre autres celle qui cause le naufrage de Maitrakanyaka (36).

Mallas (lutteur). Peuple dont Kuçinâgara était la capitale, jadis un troupeau de gazelles que son chef, depuis Çâkyamuni, sauva au prix de sa propre vie (40).

M.ànast.abdha (ferme dans l’orgueil). Brahmane que Çâkyamuni arracha à son orgueil (27).

Markat-ahr-ada (étang du singe). Résidence de Çâkyamuni à Vaiçâli (2, 50).

Maruts. Dieux du vent formant l’escorte habituelle d’Indra; accompagnent Çakra chez les Kauravyas (12).

M.àskarî, fils de Goçâli, le deuxième des Tirthikas (40); il enseignait Samsârasuddhi « la pureté du Samsâra ». — Ce nom n’est peut-être qu’un surnom : « le mendiant ».

ANNALES DU MUSEE GUIMET

Màthara. Brahmane de Nâlada, père de Gâri et de Dîrghanakha, beau-père de Tisja, grand père de Çâriputra (99).

Mâtrkâ (les mères). Les énergies divines (RB, 4)

Maudgalyâyana (Mahâ-). Un des deux premiers disciples : les prodiges étaient sa spécialité; prend part au balayage de Jetavana (38) ; seconde dans ses bonnes dispositions et convertit, avec le concours de Çakra, le Çresthî de Râjagrha qui sera le Buddha Divyànnada (20); remplace, pour l'instruction des quatre assemblées, le Buddha absent, puis va le chercher dans le ciel (80) ; fait de vains efforts pour procurer des aliments à Lekuncika (94) ; est un de ceux dont Tripita s’informe en naissant (84); un ardent désir de tirer les êtres de la mauvaise voie lui fait visiter leurs lieux de souffrance en compagnie de Çâriputra. Il réussit dans ce dessein (41) et s’attache surtout aux Prêtas. Il en rencontre plusieurs : trois femelles punies, l’une pour avoir refusé de l’eau (43), l’autre de la nourriture (42), une troisième pour avoir donné des excréments au lieu d’aliments (44); un mâle dont le crime était d’avoir donné de l’urine pour breuvage (41); enfin, une troupe de 500 Prêtas qui avaient été riches et avares (45).

Ce nom est écrit quelquefois Maungalyâyana ; il est ordinairement précédé de Mahâ, excepté quand c’est le Buddha qui parle.

Meru. Montagne qui plonge dans la mer et supporte le ciel : inébranlable comme le Meru (35). Des disciples de Gâkyamuni s’y livrent au Dhyâna (91); un petit de Nâga qui sera Subhùti y est mangé par un Suparni (91).

Mitra (ami ou soleil). Négociant mort en mer, père de Maitrakanyaka (36).

Mittavindaka*. Le même que Maitrakanyaka et que Lekuncika dans une existence précédente (RR, 94) ou leur correspondant.

Mrgad.\va (Parc des Gazelles). Parc voisin de Bénarès, résidence du Buddha Kàçyapa et plus tard de Gâkyamuni. — Voir Rïsipatana.

MrgAramâtA (mère de Mrgâra). Il faut entendre mère « spirituelle». Elle était sa belle-fille, mais l’amena au Buddha et fut, par ce motif, appelée sa mère. Ge surnom est ordinairement ajouté ou même substitué au nom delà personne, qui est Viçâkhâ (39, 72).

MuktA (Perle). Femme d’un marchand contemporain de Kàçyapa, qui, rapportant des perles d’un voyage maritime, en fît une couronne et la lui attacha sur la tête. Elle la donna à un maître de maison qui quêtait pour pouvoir passer cinq ans à l’école de Bhagavat. Son mari la rachète et s’efforce de la lui faire reprendre; alors elle va, avec des fleurs et des parfums, répandre le tout sur la tête du Buddha. Gette action lui valut le privilège de naître au temps de Gâkyamuni, avec une couronne de perles, fille du Çresthî Pu.sya de Çrâvasti. Devenue nubile, elle se fit initier et devint Arhatî (77).

NAdakanthA (Enclos de roseaux?). Pays ravagé par une épidémie que Bhagavat fait cesser par sa présence et sa prédication. Il gagne de cette manière tous les habitants de la ville (14).

NAgas 1. Serpents aquatiques, égaux aux dieux, et qui avaient le pouvoir de prendre diverses formes. Gités au commencement de tous les récits et à la fin de plusieurs comme auditeurs et admirateurs du Buddha. Particulièrement gagnés par l’épreuve de Supriya(17); viennent, avec Indra et d’autres personnages divins, rendre hommage au

AVADANA-ÇATAKA , INDEX I

Buddha (12). Renaissance parmi les Nàgas, avec pluie de sable tombant sept fois patjour sur la tête, en punition de mollesse dans l’exécution d’un vœu (59). Subhûti était né cinq cents fois parmi les Nâgas pour n’avoir pas poussé assez loin la perfection sous Kâçyapa, et, quand il naquit à Çrâvasti, il venait d’étre saisi dans la mer, étant petit Nàga, et mangé par Suparni (01). Le même Subhûti fait apparaître 500 Garudas pour protéger les Nâgas et un Nâga gigantesque pour protéger les Garudas (91). Virûpâxa, l’un des quatre grands rois, étant le chef des Nâgas (19), il en résulte que ceux-ci ont leur résidence au mont Meru (quoiqu’elle soit aussi au fond de la mer).

Nâgas 2. Eléphants fantastiques comparés à Airâvana et à Supratisthita (20).

Nâlada 1. Localité peu distante de Râjagrha, très célèbre dans le Bouddhisme; lieu de naissance de Çâriputra (09).

Nâlada 2. Nom d’un Ayusmat; il voit, près du Grdhrakûta, une pretî qui dévore aussitôt les cinq enfants dont elle accouche constamment (49).

Nanda 1 (joie). Enfant paresseux qui, réveillé par le Buddha, devient actif et sera le Buddha Atibalavîryaparâkrama (.3).

Nanda 2. Personnage que le Buddha a délivré de ses passions (17).

Nandaka (joyeux). Ayusmat qui rencontre une pretî aveugle dont son maître lui explique la destinée (47).

Nandana 1 (joie). La troisième des villes où Maitrakanyaka reçoit l’hospitalité de seize Apsaras (36).

Nandana 2. Jardin d’Indra ; Çâkyamuni fait ressembler Jetavana à ce jardin céleste (88).

Nandighosa (voix joyeuse). Char céleste; Çâkyamuni fait apparaître des chars semblables dans Jetavana (88). C’est le nom du char d’Arjuna.

Naraka. Enfer. 11 en existe plusieurs dont un seul l’Avîci, est spécialement dénommé (04). La Pretî qui avait donné des excréments à un Pratyekabuddha passe par les Narakas (44). Les coupables, en ayant de bonnes pensées envers le Buddha, peuvent éviter d’y renaître (46). Les Prêtas ont passé ou passeront par les Narakas.

Nârâyana. Un des noms de Visnu ; invoqué avec d’autres divinités en cas de détresse. — Un adhérent des Tirthikas dispute à Anâthapindada un lotus qu’il veut offrir à Nârâyana (7); une jeune femme qui portait une couronne d’or pour l’offrir à Nârâyana la donne au Buddha quelle rencontre et qu’elle prend pour le dieu (23).

Le Kalpa-dr.-av. et le Ratna av.-mâlâ citent quelquefois Visnu ; l’Avadâna-Çat. ne connaît que Nârâyana.

Nâtaputto*. Forme pâlie de Jnâtaputra, fils de Nàta (ou Jfiâta), qualificatif de Nigrantha. Mauvais discours de ses disciples contre le Buddha (RR, 2).

Nigrantha. Fils de Jûâta, le sixième des docteurs Tîrthikas (40). — Son enseignement aboutissait au Catuyûmasamvaram, « la digue des quatre abstentions ». C’est le fondateur du Jaïnisme.

Nîlavaha’ (courant noir ou bleu). Fleuve traversé par Kappina à pied sec (RR, 88).

Nirmala (sans tache). Nom futur de Pratyekabuddha, d’un jardinier qui offre au Buddha une plante cultivée par lui, et au sujet de laquelle le Buddha lui prédit la Pratyekabodhi (29).

ANNALES DU MUSEE GUIMET

Nisabha*. Montagne où résidait SiibbCiti au temps de Padumattara (91).

Nîti -Castra*. Livre de morale ou de politique. Ordonne au mari de complaire à sa femme (33).

Nyagrodhâràma. Jardin du Nyagrodha (figuier indien), près do Kapilavastu, résidence de Çcâkyamuni (G1-7Ü ; 73 ; 87).

Okkâka*. Ancêtre du Buddba Gotama (RR, 88, 90, 91).

PÂçi*. Type de grandeur (RR, 2).

Padmaka (Lotus). Roi ancien de Bénarès ; se laisse choir dans le fleuve et devient le poisson Rohita qu’on dépèce pour administrer sa chair à ceux que l’épidémie a frappés ; est plus tard Çâkyamuni (31).

Padmàxa (yeux de lotus). Marchand contemporain de Vipaçyi, qui dépose une émeraude sur le Stupu du Buddha ; en suite de quoi il renaît du temps de Çâkyamuni avec une émeraude sur la tête, qui fait paraître scs yeux bleus et répand une lumière bleue sur la ville ; il est initié et devient Arhat (60).

Padmottama (supérieur parle lotus ou le meilleur des lotus). Nom bouddhique futur d’un jardinier qui offre un lotus à Çâkyamuni (7).

P.\DMOTTARA. Nom dc Pratyckabuddha , futur, d’un enfant porté dans les bras qui, saisissant un lotus sur l’étalage d’un marchand de fleurs, le jette au Buddha (22).

Padumuttara *. Forme pâlie du précédent. Buddha ancien, à qui Sobhita a fait l’anjali (RR, 87), que Assa-Kappina a invité et nourri (RR, 88), à qui Bhadrika a donné un siège somptueux (RR, 89), à qui Râstrapâla avait offert un parasol, un éléphant et des résidences (RR, 90), et Subhûti un siège de fleurs (RR, 91).

Pancâla. Contrée de l'Inde divisée en deux parties le Nord et le Sud ; dont les deux rois en guerre furent réconciliés par Çâkyamuni, l’un devenant Arhat, l’autre obtenant la promesse d’être un jour le Buddlia Vijaya. Il est probable que celui ci réunit les deux régions sous son sceptre et que cet arrondissement de ses Etats lui causa plus de joie que la perspective d’être Buddha après trois Asankhycya-Kalpas (8). C’est là sans doute la cause du don de 500 oies fait par le roi de Pancâla à Prasenajit, qui les passa à Çâkyamuni (00).

Pangasikha (cinq aigrettes). Chef de Gandharvas qui, escorté de 7000 Gandharvas, apporte du ciel à Çâkyamuni une Vinâ à montant de lapis-lazuli (17) ; un de ceux qui sont appelés par Çakra pour égayer, par leurs accords, le festin qu’un Çre.sthî de Râjagrha offre au Buddha et à ses moines (17).

PânduivAmbala (vêtement jaune). Pierre dans le ciel des Trayastrimçat, servant de siège à Çâkyamuni, pendant qu’il prêchait la Loi à sa mère et aux dieux (80).

Paraçu-Ràma* (Râma à la hache). Héros indien meurtrier de sa mère (RR, 4).

Pârijàta. Arbre céleste (85).

P.vTALiPUTRA. Capitale du Magadhaau temps d’Açoka (100).

Pi(;ÀCA-PiçÂcî. Mauvais génies impurs et repoussants. Durmati boit le sang de son fils comme une Piçâcî (RR, 33) ; Supriyâ, à sa naissance, est prise pour une Piçâcî (72); Jetavana n’est pas hanté par les Pieâcas (38).

Prabodhana (éveillé). Buddha ancien, absorbé dans l’extase, et réveillé par la mu-

AVAUANA-GATAKA , INDEX I

sique du roi entrant avec ses femmes dans le parc où il se trouvait, et traité par ce roi avec magnificence (17).

Prasenajit. Roi de Koçala, né en même temps que Çâkyamuni, et un de ses plus fermes appuis. Converti par le Dahara-Sûtra (7); éprouve les adhérents des Tirthikas et ceux du Buddha (!)) ; se connaît en musique, renvoie Supriya au Buddlia et va à Jetavana pour assister à la joute musicale (17) ; fait annoncer la quête projetée par Anâthapindada, en faveur des pauvres (55); grâcie, à la demande du Buddha, un adultère condamné à mort (18); veut payer la dette de jeu pour le Buddha (30); ne peut supporter l’absence du Buddha et l'envoie chercher à Râjagrha (57) ; fait annoncer le Svayamvara de Suprabhâ (71) ; se trouve mal en voyant mendier Bhadriha (00) ; obtient du Buddha qu’il réconcilie les deux rois de Pânçâla (8); reçoit, sans doute en récompense, 500 oies qu’il offre au Buddha (00) ; est en guerre avec Brahmadatta, roi de Bénarès, et il lui naît au camp une fille Xemâ qu’il fiance aussitôt au fils de son adversaire né dans les mêmes circonstances (60) ; père de Virûpâ qu’il marie, par surprise, à Ganga (70) ; et de Tripita qui, en naissant, parle et porte déjà des habits de moine (84) ; en guerre avec Ajâtaçatru, est vaincu trois fois, puis triomphe et s’empare de son ennemi auquel il rend la liberté suivant l’avis du Buddha qu’il avait consulté (10).

Pratyekabuddhas. L’Avadâna-Çataka donne les noms de onze Pratyekabuddhas dont neuf futurs et deux passés.

Les futurs sont : Cakrottara (23), Çîtaprabha (26), Gandhamâdana (28), Nirmâla ('iO); Padmottara (22) ; Sàmsàrottarana (27), S(\xmatvâg(25) ; deux tribus ; Valgusvaras (30); Varnasvaras (17). — Les anciens sont : Gandana (21), Daçaçiras (24).

Mais on trouve, en outre, dans le recueil, la mention de onze Pratyekabuddhas anciens anonymes, dont trois injuriés en paroles ou en actes (41, 44, 94), trois injuriés, puis honorés à cause de leur vertu (80, 98, 99), les autres traités avec honneur et respect (87, 88, 89, 90).

Pretamah.vbddhikas (Prêtas à grande puissance surnaturelle). Prêtas divinisés ou doués d’un pouvoir que n’ont pas les autres Prêtas. Un Gresthî de Çrâvasti qui s’était fait initier et était devenu Prêta à sa mort, renaît parmi eux (48), ainsi que la mère d’Uttara (45).

Priva (Gher). Maître de maison de Bandhumatî, qui, avec le concours du roi et du peuple, avait couvert de fleurs le stûpa de Vipaçyî; né, au temps de Çâkyamuni, chez un riche Çâkya, et objet de la sympathie universelle, il pratiqua toutes les vertus, se fit initier et devint Arhat (05).

PuRÀNA (l’ancien). Un des deux préposés au Gynécée du roi de Magadha ; ofl’re de payer la dette de jeu pour le Buddha (39); seconde Supriyâ dans l’accomplissement de sa tâche (72).

PÛRANA Kàçyapa (Kâçyapa l’accompli). Le premier des six docteurs Tirthikas (40). Un de ses adhérents se dispute avec un adhérent du Buddha sur la supérioidté de leurs maîtres respectifs (9). Il initie Jâmbâla, jugeant à son goût pour les ordures « que ce devait être un homme de succès » ; le résultat fut que Jâmbâla courut le pays, nu,

Ann. g. — XIX

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s’appliquant là de bonnes actions (50). — Sa doctrine se définit par ce mot : akiriyam « impraticable »(?).

PÙRNA (plein) 1. Ancien Buddha nourri, vêtu et honoré pendant trois mois par un roi auquel il avait exposé la loi et qui fut, dans la suite, Ç.àkjamuni (20).

PÙRNA 2. Brahmane du Sud qui, ayant entendu vanter le Buddha, l’invite par invocation à son sacrifice ; en le voyant remplir, avec la nourriture mise dans son vase, les vases de tous ses Bhixus qu’il avait d’abord rendus invisibles, il fait un vœu pour la Bodhi que le Buddha ratifie (1).

PÙRNABHAURA (foi'tuné par la plénitude). Nom bouddhique futur de Pûrna 2 (1).

Pu.sPA * (fieur). Un des cinq chevaux de Kapphina (RR, 88).

Pu.sPABHEROTSÂ. Village du Gàndhâra, où naquit Sundara (iOO).

Pu.sPAVÂHANA*. Un des cinq chevaux de Kapphina (RR, 88).

PusYA 1. Ancien Buddha qui donna au Bodhisattva Gàkyamuni l’assurance qu’il avait franchi d’un seul trait huit Kalpas en récompense d’une stance d’éloge prononcée à la suite d’une extase où il était resté sept jours sur un seul pied (07).

Pu.sya2. Gre.^thi de Çravasti père de Muktâ : inquiété par le nombre des prétendants à la main de sa fille, il accepte la proposition de la marier au fils d’Anâthapiiulada et fait part de ses intentions à Muktâ qui donne à la question de son mariage une solution inattendue (77),

Râhu *. Ennemi de la lune (RR, 4), auteur des éclipses.

R.ùagrha (royale demeure). Gapitale du Magadha sous Bimbisâra et Ajàtaçatra ; lieu delà scène de 22 récits (i, 14-10, 19-20, 23, 28, 32-33, 41, 43-46, 49, 51, 54, 57, 75, 92, 99). Le Buddha, quand il y était, résidait ordinairement à Venuvana, quelquefois au mont Grdhrakûta. Pûrna y avait des parents, et c’est vers Râjagrha qu’il se tourne en faisant ses invocations ; le Buddha va de Râjagidia à Daxinagiri (1); Dirghanakha s’y rend en apprenant que son neveu est gagné au Buddha (99). Bimbasàra donne l’ordre de le nettoyer complètement pour recevoir le Buddha (19) ; est rempli de l’odeur du Santal par suite de l’acte pieux d’une servante (28); Bimbisâra s’y désole de l’absence du Buddha (53) ; un messager y vient de la part de Prasenajit (57) ; le Buddha va de Grâvasli à Râjagidia (72). Fête du Girivalgusamâgama à Râjagrha (75). Rumeurs dans la ville à cause du serpent noir (51) ; désespoir des Upâsakas de Râjagrha causé par l’édit d’Ajâtaçatru (10) ; Grimalî y est tuée par Ajâtaçatru (03). Virûpa s’y rend pour obtenir de ce roi une condamnation à mort (97). Nâlada y mendie (49). Le serviteur d’un Çresthi y donne de l’urine au lieu de jus de canne à un Pratyekabuddha (41).

Ràma, Héros indien bien connu ; modèle de constance dans l’infortune (RR, 4).

Ramanaka (voluptueux). Première ville où s’arrête Maitrakanyaka, pour y recevoir l’hospitalité de quatre Apsaras (30).

Rasthà. Nom de Virûpâ, d’après le Kandjour (70); seconde moitié du nom de Gangarasthâ.

R.vstr.u’.vla (gardien du royaume). Jadis roi, mis en fuite par l’ennemi, perdu dans une forêt et remis dans son chemin par un Pratyekabuddha qu’il comble d’honneurs, et auquel il élève un stûpa ; plus tard, du temps de Kâçyapa, le plus jeune fils de Ki'ki,

AY ADÂNA-GATAKA , I^'DEX I

suit les leçons du Buddlia et élève un parasol sur son Stupa ; plus tard encore, brahmane, vivant de racines, rencontre et restaure un Pratyekabuddha fatigué ; enfin, du temps de Câkyamuni, neveu de Kauravya, roi de Sthûlakosthaka, initié après une résistance assez vive de ses parents et élevé à l'état d’Arhat (90). Sa parenté avec Kauravya est douteuse (RR, 90).

Ratnaçaila (montagne de joyaux). Ancien Buddha, honoré pendant trois mois par le roi Dharmabuddhi dans les états duquel régnait une épidémie qu’il fit cesser, et hébergé en récompense pendant cinq ans par ledit roi.

Ratnadvîpa (continent ou île des joyaux). Un marchand de Cràvasti en rapporte des pierreries (4).

Ratnamat (qui possède des joyaux). Nom bouddhique futur de A'açomatî qui avait invité le Buddha et lui avait ofiert de riches présents (2).

Ratnoitama (le meilleur des joyaux). Nom bouddhique futur d’un marchand qui avait rapporté des joyaux de Ratnadvîpa et les avait offerts au Buddha dans une magnifique réception après avoir toutefois essayé de les remplacer frauduleusement par une moins riche offrande (4).

R.vxasa-Ràxasî. Génies malfaisants et féroces anthropophages. Les Râxasas ne hantent pas Jetavana (38) ; sont invités à ne pas troubler le Buddha (50); Supriyâ déclare en naissant qu’elle n’est pas une Râxasî (72) ; la Râxasî noire, Kâlikâ, divinité qui souffle la tempête (81).

R.àxasas de A"ama. Râxasas morts (?) ou Râxasas spéciaux du monde des morts. La Pretî qui dévore ses enfants est comparée à une Râxasî de Yama (49).

Revata. Gâkya, un des cinq cents qui se firent initier par ordre du roi (89) ; prend part au balayage de Jetavana (38) ; un de ceux qui accompagnent le Buddha au cimetière (92) ; convertit et relève la mère d’Uttara réduite à la condition de Pretî (RR, 48).

Rïddhidatta (donné par la puissance surnaturelle). Préposé avec Purâna au gynécée du roi de Magadha, veut comme lui, payer pour Câkyamuni (39) et, comme lui, aide Supriyâ dans l’accomplissement de sa tâche (72). — Nom douteux, écrit aussi Rïsidatta et Vidhidatta.

Rohina. Çâkya, père de Guklâ; il avait déclaré que, si sa femme lui donnait une fille, il chasserait de la maison la mère et l’enfant. Le prodige qui signala la naissance de Çuklâ changea ses dispositions ; il l’accepta, l'éleva et la laissa se faire bhixunî (73).

Rohita. Poisson merveilleux dont la chair inépuisable est un remède sûr contre les épidémies; Padmaka se transforme en Rohita, par un simple vœu, en se laissant tomber dans le Gange (31).

Rïsipatana (reliques des Rïsis). Emplacement dans le Mrgadâva de Bénarès, qui avait été la résidence de Kâçyapa, et qui fut souvent celle de Câkyamuni. Lieu de la scène des récits 76, 98. Kâçyapa y est visité par deux brahmanes (59) ; par la femme d'un marchand qui vient lui ofirir des perles (77); par deux fils de Krkî (84, 90); Câkyamuni s'y rend pour réconcilier les deux rois de Pâncâla (8).

Saciva*. Nom ou titre du conseiller qui engage Brahmadatta 2 à satisfaire Durmati (RR, 33).

ANNALES DD MUSEE GUIMET

Sadàmâttam (toujours ivre). Deuxième ville où Maitrakanyaka est reçu (par huit .\psaras).

SÀGALÂ*. Patrie de Khemâ ou Xemâ 2 (RR, 79) et de Anojâ (RR, 88).

S.ÀLABHANjiKÀ (cueillette des Salas). Fête à Grâvasti (53).

SamanI*. Fille de Krkî, plus tard Khunâ, fille de Madda et épouse de Bimbisarâ (RR. 79).

Sampûrxa. Autre lecture du nom de Pùrna 2.

Samsara. Jeune Çre.sthî du temps de Kâcyapa, initié et placé sous la direction d’un vieux Bhixu qu’il in jurie parce qu’il mettait du retard à se rendre à une fête, en lui souhaitant de naître cinq cents ans avec un corps vieilli; né lui-même, à cause de cela avec une odeur cadavérique pendant cinq cents existences; à la dernière, arrivée du temps de Çâkyamuni, il prononce une malédiction contrôle Samsara (d’où son nom), est initié et devient Arhat (95).

Samsârottarana (traversée du Samsara). Xom de Pratyekabuddha futur d’un batelier qui avait seul consenti à faire passer le Gange à Çâkyamuni.

Samcdra (Océan). Jadis marchand de Bénarès faisant partie d’une troupe de cinq cents marchands qui, relâchant à une côte où vivait un ermite très austère, réclamèrent son intei’vention en cas de naufrage, l’obtinrent et firent vœu de le suivre quand il serait Buddha; plus tard disciple fidèle, ainsi que ses compagnons, de Kâcyapa; plus tard, au temps de Çâkyamuni, marchand de Grâvasti, sauvé dans un naufrage par le Buddha avec ses compagnons, devient bhixu, puis Arhat, lui et eux (81).

Sangh.v*. Sthavira qui convertit et relève la preti qui dévore ses enfants (RR, 49). Il est probable que Sangha (qui est le nom de la confrérie) n’est pas ici le nom d’un individu et que l’expression du texte pâli Sanghathero, répondant au Sanskrit Sangha.sthavira que nous lisons deux fois dans l’Avadâna-çataka, signifie le Sthavira (c.-â-d. le plus vieux, le président) de la confrérie.

Sanjaya (victorieux). Fils de Vairati, le troisième des docteurs Tirthikas (40). Son enseignement est caractérisé par ce mot : Vihkhepa, « confusion ».

Sarvàrthasiddha( tous vœux accomplis). Forme ordinaire, dans les livres bouddhiques du Nord, du nom de Siddhârtha, par suite de l’interversion des deux éléments du composé et de l’adjonction de l'adjectif (tout); nom cité une seule fois et rais dans la

bouche de Çuddhodana (89).

Sal’PÀraka ou Gauparaka, ville de Stavakarnika, patrie de Guptika. Le Buddha y fait de nombreuses conversions (90).

SimiH.ÀRTUA*. Nom de naissance de Çâkyamuni fondateur du Buddhisme transformé en Sarvârthasiddha dans les textes du Nord. — Uttara, sous forme de crocodile lui a fait traA'erscr la Gandabhâgà dans une existence antérieure (RR, 46).

SiMUA (Lion). Général en chef à Vaiçâli, beau-père de Yaeomatî; l’engage à faire une réception au Buddha (2); lui-même invite le Buddha à plusieurs reprises (RR, 2).

SiMHAKETU*. Père d’une jeune fille qui donne à boire à des bhixus (RR, 43).

SoMA (lune). Pauvre tisserand qui jette à Çâkyamuni une frange confectionnée par lui ; et cette frange s’adapte au manteau du Buddha; sera lui-même un jour Buddha (5).

AVADÂNA-ÇATAKA, INDEX I

SoMÂ (lune). Fille de Brahmane, contemporaine de Kàçyapa, initiée par lui, fait vœu d’arriver sous Çâkj'amuni à une perfection plus haute ; renaît, en ellet, de son temps, savante fille d’un brahmane, est initiée, devient Arhatî et la première des Bhixunis qui retiennent bien la doctrine (74).

Stavakarnika (qui a l’oreille de la louange). Individu, peuple ou famille de Saupâraka, qui invite Çàkyamuni (96).

Sth.wiraka (vieillard). Fils de Gresthî du temps de Kàçyapa, il se fit initier par un Sthavira Arhat et se laissa aller à injurier son guide qui ne se prêtait pas à son désir d’aller à la fête d’un village voisin. Du temps de Çàkyamuni, premier fœtus de la femme d’un Gresthî de Ràjagrha : resté 60 ans dans le sein de sa mère, pendant qu’elle donnait le jour à 10 autres enfants, il naît après la mort de celle-ci, au moyen d’une opération césarienne ; 10 plus tard, en ayant 70, il se fait initier, se retire sur le mont Grdhrakûta avec 24 Bhixus qui deviennent Arhats, lui ne l’étant pas encore, et n’obtient enfin ce degré qu’après beaucoup d’efforts et d’épreuves (92).

Sthulakosthaka (vastes -greniers). Ville où régnait Kauravya, patrie de Ràstrapàla ; Çàkyamuni résidait dans un bois voisin (90).

SüBHADRA (bien fortuné). Jadis petit de gazelle que le chef du troupeau (depuis Çàkyamuni), vint prendre pour lui faire passer un torrent et le mettre à l’abri d’un roi chasseur; plus tard, au temps de Kàçyapa. divinité d’un arbre Açoka qui avertit de la proximité du Nirvàna, le neveu de Kàçyapa méditant sous son ombre, le transporte auprès du Buddha et lui donne la facilité d’entrer dans le Nirvâna avant son oncle; plus tard, enfin, au temps du .Buddha Çàkyamuni, parivràjaka errant qui, à l’àge de cent vingt ans, obtient avec beaucoup de peine l’initiation, la dernière que Çakj'amuni ait accomplie, et entre dans le Nirvâna avant le Buddha comme l’avait fait le neveu de Kàçyapa (40), Autre récit delà destinée de Subhadra (RR, 40, page 439-440).

Subhàsita-G.avesî (désireux de la bonne parole). Roi ancien qui, sur l’avis de Çakra venu pour l’éprouver, fait construire, puis allumer un bûcher et, afin de posséder la loi, se jetté dans le brasier qui se change aussitôt en étang de lotus; plus tard, Çàkyamuni (38). — La « bonne parole » étant la « loi », Dharniagavesî est une variante de Subhâsitagavesî.

SuBHÙTi. Jadis bhixu de Kàçyapa, qui, ayant fait un vœu sans pouvoir écarter les Kleças, naquit cinq cents fois parmi les Xâgas; après quoi, il naquit à Çrâvastî fils du brahmane Bhûti. Confié à des Rîsis par ses parents, il conservait un caractère irascible qui lui restait de son ancienne existence de Nàga. Adressé au Buddha par la divinité d’un arbre sous lequel il méditait, il se fit initier et devint Achat. Entre autres exercices, auxquels il se livra, il fit apparaître cinq cents Garudas pour convertir les Nàgas, et ensuite un Nàga colossal pour dompter les Garudas (91),

Sudarçana (belle vue). Ville des dieux; transformation de Jetavana en Sudarçana par Çàkyamuni (86).

Südharm.à. Salle du trône (?) d’Indra ou Conseil des dieux (53). Dans le texte, ce mot semble désigner les dieux eux-mêmes.

SuGANDHî (bonne odeur). Au temps de Vipacyî, maître de maison, qui avait fait une

ANNALES DF MUSEE GUIMET

otl'rande de fleurs et de parfums sur son stûpa ; au temps de Çàkjamuni, Çâk^’a, dont la l)ouche exlialait le parfum du Lotus, le corps celui du Santal, devient bhixu, puis Arliat (62). Deux autres Sugandhî (ou Sugandha) exhalaient une odeur de parfum (RR, 02).

SüJATA (bien né). Brahmane contemporain du Buddha Kâcjapa et du roi Krkî, qui, ayant observé exactement le jeûne (upavcisa)k huit parties, mourut et renaquît, sous le nom de Sujàta, fils et successeur de Krkî (59). On ne dit rien sur sa destinée ultérieure.

SuJÎRNA (bien vieux). Parc deÇrâvaslî. où Virûpa se retire pour cacher sa laideur ; Câkyamuni l'y suit et le convertit (07).

SuMAN. (fleur Sumanâ). Marchand du temps de Vipacyi, qui, regrettant, dans sa vieillesse, de n’avoir pas obéi à la pensée qu’il avait eue de se faire initier, plaça une fleur de Sumanâ sur le stûpa du Buddha; au temps de Câkyamuni, fils d’un maître de maison de Çrâvasti, né avec des filaments de Sumanâ, initié à l’âge de sept ans par Aniruddha, devient Arhat; retenait tout, et, quand il allait puiser de l’eau, sa cruche pleine marchait devant lui (S2). Sumanâ et Sumanâ-veliya, autres personnages, semblables à celui là et semblables entre eux (RR, 82).

SuMERF. Autre nom du Meru; le futur Subhûti y est mangé par un Suparnî (95).

SuxDARA (beau). Au temps de Câkyamuni, laboureur, qui, peu de temps après le Xirvâna, ofl’rit un bain rafraîchissant à la Confrérie en tournée sous la conduite de Kâçyapa 2; né deux siècles plus tard fils d’un maître de maison de Puspabherotsâ avec un étang et un jardin qui ne le quittaient pas. Conduit à Açoka, et présenté par lui à Upagupta, est initié et devient Arhat (100).

SuNDARA (Kàcî-). Voir K.\ci-Sundara.

SuNDARAKA (beau). Fils du roi de Benarès Surûpa, consent à être dévoré par un Yaxa (qui est Indra), est mangé et aussitôt rendu à la vie ; fut depuis Ananda (35).

SuNDARî (Kâci-). Voir Kâci-Sundarî.

SuNDARiK.\. Mère de Sundaraka, mangée comme lui et rendue aussitôt à la vie ; fut depuis Yaçodharâ (35).

Suparnî. Le roi des oiseaux (20) ; dévore un petit de Kâga, saisi dans l’Océan et qui renaît peu après sous la forme de Subhûti (91); d’un c.oup d’aile il fait tomber dans l’Océan la nourriture que Maudgalyâyana portait à Lekuûcika (94); le même que Garuda. Autre forme : Suparna.

Süpatta*. Un des cinq chevaux de Kapphina, celui qu’il montait (R R, 88).

SupRABHÀ (bien brillante). Première épouse de Bandhumat au temps deVipaçyî; se dépouilla de ses ornements pour les adapter au stûpa du Buddha; plus tard, naît à Çravaslî, fille d’un Çresthi, ayant à la gorge un joyau qu’elle donnait libéralement, et qui était aussitôt remplacé par un autre; refuse le mariage, se fait initier et devient Arhatî (71).

SuPRiYA (bien cher) 1. Un des chefs des Gandharvas célestes, amené à Jetavana par Çakra (20).

SuPRiYA 2. Roi des Gandharvas (terrestres), les musiciens ; vient à Çrâvastî, demande à s’essayer devant le roi, est vaincu par Çâkyamuni.

AVADÂNA-ÇATAKA , INDEX I

SuPRiYA 3. Le plus jeune fils d’Anâthapiiulada, épris de iNIuktà, fait demander sa main : Muktâ consent à s’unir à lui, s'il se sent capable d'être initié ; c’est-<à-dire qu’ils entrent en même temps dans la Confrérie et deviennent Arhats (77).

SüPRiYÂ (bien chère). Au temps de Kàçyapa, esclave qui, portant le dîner de son maître, le donne au Buddha qu’elle rencontre sur son chemin, est félicitée et alTranchie par celui même qu’elle avait privé de son repas ; du temps de Çàkyamuni, fille d’Anâthapindada, exhortant au don dès sa naissance, initiée à l'âge de sept ans, nourrit la Confrérie pendant une famine et devient Arhatî, la première des auditrices pour les actes méritoires (72).

SuRÛPA (beau). Ancien roi de Bénarès, fait promener dans ses états un vase d’or, l’offrant à qui lui enseignera la Loi, laisse manger son fils et sa femme pour entendre cette Loi, s’offre lui-même en pâture à celui qui la lui a enseignée et qui, étant Çakra, sous forme de Yaxa, lui rend sa femme et son fils en lui annonçant qu’il sera Buddha ; en effet, Surûpa fut depuis Çàkyamuni (35).

SÛRYA (soleil). Au temps de Vipaçyi, marchand qui avait déposé une pierre précieuse sur son stûpa et renaît plus tard contemporain et compatriote de Çàkyamuni, ayant sur la tête unepierrerie brillant comme le soleil, se fait initier et devient Arhat (00).

SuvARNÂBHA (éclat de l’op). Au temps de Vipacyî, maître de maison qui relève et fixe au stûpa un miroir en or tombé du monument; au temps de Çàkyamuni, riche Çâkya, né avec la couleur de l’or, se fait initier et devient Arhat (Oi).

SuKKÀ*. Voir ÇuKL.\.

SÛXMATVÂG (fine peau). Nom futur de Pratyekabuddha d’un maître de maison qui, méprisant les jouissances, reçoit le Buddha et sa Confrérie pour acquérir des mérites et fait un vœu pour la Pratyekabodhi (25).

SvARGA (séjour lumineux). Résidence des dieux et des êtres vertueux (51, 78). Quand on respecte père, mère et guru, on va au Svarga (sûtra III). L’éléphant Dhanapàla et son cornac Dhîrana vont au Svarga (RR, 33).

Tathàgata. Un des qualificatifs du Buddha, très connu et souvent cité.

Tîrthakaras (variante de Tîrthikas) tous réfutés par Çâriputra (99).

Tîrthikas (« pèlerins des étangs sacrés », ou plutôt « guides »). Nourris par cent milliers dans les sacrifices de Pûrna ( 1 ) ; le père de Vadrika leur fait des largesses comme aux brahmanes et aux parivrâjakas (0). — Six docteurs renommés qui, appelés près de Nanda, se montrent impuissants (3) ; un de leurs adhérents vaincu par un adhérent du Buddha (9); un autre gagné au Buddha (10); un de leurs Upâsakas dispute à Anâtliapindada un lotus qu’il veut offrir à Nârâyana (7); Somâ les attirait à Çrâvastî et disputait avec eux (74) ; ils viennent à Ràjagrha pour la fête de Girivalgusamâgama (75); Samudra était leurélève (81); leurs sectateurs les implorent comme des dieux (81). Interrogé sur son appréciation des six docteurs, Çàkyamuni élude la question ; il est vrai que ce n’était guère le moment de la traiter (40).

Nota. Le mot Tîrthikas parait être pris dans trois acceptions différentes et désigner, soit les six docteurs, soit leurs disciples, soit tout ce qui est en dehors de l’école du Buddha. C’est une double erreur de les considérer, soit comme les patrons des supersti-

ANNALES DU MUSEE GUIMET

lions populaires, soit comme parfaitement unis entre eux. Les Tirthikas, dont le nom semble signifier « qui cherche ou montre le chemin » et que Gsoma appelle les « déterministes », étaient des docteurs qui cherchaient la solution du problème de la destinée humaine, exactement comme Çàkvamuni ; seulement ils différaient de lui et n’ont pas eu le même succès; c’est pour cela qu’ils sont appelés « les auti’es tirthikas » (anyatîrthikà); Çàkvamuni était, lui aussi, un tirthika. De plus, les six différaient entre eux ; ils ont pu sans doute se réunir parfois dans une lutte commune contre leur heui’eux rival; et surtout, on a pu naturellement les confondre dans un même mépris par cela seul que chacun d’eux était un adversaire du Duddha ; mais chacun avait son système, et si le triomphe de Çfikyamuni ne les avait réunis dans une coalition plus ou moins réelle et sincère, leurs dissidences auraient éclaté bien davantage.

Tisya (heureux, nom d’une constellation lunaire). Brahmane de Nâlada, époux de Çàri et père de Ç.âi iputra, ne pouvait l’emporter dans les discussions savantes avec sa femme enceinte de Ç.âriputra (99).

Trayastrimçat (trente- trois). Les trente-trois dieux, c’est-à-dire Indra et sa cour (12 Adityas, 2 Aevins, 8 Yasus, 1 1 Rudras) placés au 2® étage du ciel ; c’est généralement là que vont les morts récompensés de leurs actes par la divinité, par exemple : Çrîmati (64), la jeune fille aux fleurs de Sala (ÔS), une pauvre femme qui avait donné, dans une quête, son unique vêtement (55), un messager (57), un perroquet (50), un buffle ^58), cinq cents oies (60), un brahmane qui avait accompli son vœu (59), un serpent qui avait été d’abord un riche avare (51), un Çresthî de Râjagrha qui avait passé par l’état de Prêta (48), cinq cents Prêtas grouillant dans les fossés de Vaiçâli (50).

Tridaça (trente) autre nom de Trayastrimçat (20).

Tridiva’ (triple ou troisième ciel).

O’rii’Ita 1 (triple corbeille). Bhixu de Kâcyapa, qui, en faisant une leçon, embarrassé par une question de ses auditeurs, les traita de « buffles » ; en punition de quoi il renaquit cinq cents fois buffle et buffle féroce. Dans sa cinq centième existence de buffle, il rencontre le Buddha qui le dompte, lui fait faire un retour chez lui-même, en sorte qu’il renaît dieu en s’abstenant de nourriture (58).

Tripita 2. Au temps de Kâcyapa, fils de Krkî, n’obtient de son père la permission de se faire initier qu’à la condition de lire tout le Tripitaka ; il remplit la condition ; au temps deÇâkyamuni, naitfils de Prasenajit, en tenue de Bhixu, et s’informant des grands auditeurs; Bhagavat le salue du nom de Tripita. A sept ans, il est initié et devient Arhat (84).

Tumruru. Un des chefs des Gandharvas, amené par Çakra à Venuvana pour faire de la musique en l’honneur du Buddha (20).

Tusita (content, satisfait). Quatrième étage du ciel, où Maitrakanyaka, qui devait être Çâkyamuni, se rendit au sortir de la ville des supplices (36).

Not.v. — C’est du Tusita que le Bodhisalva descendit pour accomplir sa dernière existence. Or, celle dans laquelle il fut Maitrakanyaka n’est, certes, pas l’avant-dernière; il en faut conclure qu’il a été à plusieurs reprises dans le Tusita.

UuENA* (hauteur, élévation). Iloi qui avait eu pour ministre le père d'Utlara et près duquel ültara lui -même avait un poste élevé (RK, 46).

AVADAXA-CATAKA , INDEX I

Udümbara. Nom d’une plante le Ficus glomerata. Çâkyamuni, descendu du ciel, se tient au pied de l’Udumbara du parc Apajjura (8(i).

Upagupta. Sthavira, chef de la communauté bouddhique au temps d’Açoka, résidu au Kukkutâgâra, initie Sundara qui lui est amené par le roi et qui arrive à l’état d’Arhat. Upagupta raconte alors à Aeoka l'histoire de ce personnage (100).

Nota. — Ce récit excite la curiosité du roi qui désire en saA’oir davantage, d’après le Kalpa-dr.-av. et le Ratna-av.-mâlà ; et c’est Upagupta qui, dans ces deux recueils et un troisième, le Aeoka-av.-mâlà, raconte à Açoka les quatre premiers et les dix derniers récits de neuf décades de l’Avadâna- Çataka et quelques autres en plus, en tout une cinquantaine de récits.

Upàli. Çàkva, barbier des grands personnages de Kapilavastu, qui se désole en voyant toute sa clientèle passer au monachisme, et, malgré les riches dons qui lui sont offerts, se décide à faire comme les autres. Seulement il était dédaigné par ses clients d’autrefois qui ne voulaient pas le saluer. Il fallut que le Buddha intervint en déclarant que l’ancien barbier devait être salué comme les anciens princes ou nobles (89).

Upap.âduka (né d’une manière surnaturelle). Jadis bhixu de Vipaçyi, qui, se trouvant, avec quatre de ses confrères, dans un village, se fit leur serviteur et, les ayant vus arriver à l’état d’Arhat, fit un vœu; plus tard, Çresthi de Bénarès, contemporain de Kâçyapa, entendant les cris de sa femme en mal d’enfant, fit un vœu pour ne ^dus renaître par les voies naturelles; ce qui lui valut la naissance des Upapcâdukas, et, semble-t-il, le nom même de Upapâduka. Né, on ne dit pas comment, du temps de Çàkyamuni, et bhixu, il ofl’re en vertu de son premier vœu, des dons merveilleux à la Confrérie quand le Buddha redescend du ciel, et devient Arhat (80),

Up.aeivilvà-Kâçy.vpa. Un des trois frères Kâçyapa : Çâkyamuni l'a sauvé de l’erreur (27).

Up.vrev.ana. Fils du Buddha Padumuttara qui sera Râhula, fils de Çâkyamuni (RR, 00).

Uposadha. Jadis brahmane contemporain de Vipaçyi qui, ayant l’ambition d’arriver à la royauté, fit vœu d’obseiver le jeûne à huit parties, n’y réussit pas, et, par ce motif, renaquit parmi les Nâgas, se transforma alors en brahmane pour obtenir la formule dudit jeûne, y parvint, et renaquit alors chez les Trayastriinçat ; du temps de Çâkyamuni, il vint, avec une suite de cinq cents personnes, rendre visite au Buddha : après quoi, il retourna dans sa demeure (59).

Uttaba 1 (supérieur). Un des Naxatras, constellation lunaire (40).

Utt.vra 2. Fils de Çresthi, d’abord marchand, devenu bhixu, puis Arhat, se donne beaucoup de mal pour relever sa mère tombée dans la condition de Preti (40). — Ministre du roiUdcna qui honore les Sthaviras, correspondant au personnage de l’Avadâna-Çat., mais non identique (RR, 40).

Uttara 2 (mère d’). Femme avare qui empêche son fils de se faire bhixu, punie de ses méfaits par une renaissance chez les Prêtas, et voleuse malgré le relèA'ement relatif que son fils a pu obtenir poui- elle (40); n’a en punition de sa ladrerie que du sang pour nourriture et pour breuvage pendant cinquante-cinq ans, relevée par Revata (RR, 4(i).

Uttara * 3 Sthavira qui, étant crocodile jadis, avait fait passer la rivière Gandra-

Ann. g. — XIX

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ANNALES DU MUSEE GUIMET

bhâgâ au futur Siddhàrtha ( R U, 40). Ce Stha vira est-il le même que le Uttara del’Avadâna-Çataka? Gela parait fort douteux.

Uttara 4. Titre (ou nom) de Çàkyamuni lorsqu’il était bhixu do Kcâçyapa (74, 70, 85, 91).

Yadrika (le Grand). Fils de Grc.^thî, savant précoce, enfant malingre, guéri par Gâkyamuni qu’il honore par reconnaissance et auquel il adresse un vœu pour la Bodlii, vœu ratifié parle Buddha (G).

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