‹ Avadâna-C̦atakaChapitre 2 sur 167 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Je n’insiste pas sur l’importance que l’Avadâna-Çataka a, je ne dis pas pour nous, mais pour les Indiens ; elle est attestée par les imitations ou reproductions qui en ont été faites systématiquement, comme on le verra dans l’Introduction. Notre attention n’en est que plus fortement, et j’ajoute légitimement, appelée sur cet ouvrage. C’est assurément un des livres bouddhiques qui méritent le plus les honneurs d’une traduction: je suis seulement étonné qu’il ne les ait pas obtenus depuis longtemps.

Les noms propres, les mots, les membres de phrases, et même les passages entiers que j’ai dii citer en sanskrit et en tibétain, — voire même quelques mots chinois — m’obligent à faire connaître la valeur que les lettres ont dans la transcription de ces mots étrangers. Il est à peu près impossible de citer des mots des langues de l’Orient (peut-être même d’une langue quelconque) en conservant à nos lettres la valeur et même la forme que nous leur donnons dans la nôtre. On ne peut éviter de les modifier d’une manière ou d’une autre, principalement en les «pointant », d’attribuer soit aux lettres ainsi modifiées, soit à plusieurs de celles qui ne changent point, une valeur conventionnelle. Je ne puis donner ici la raison de ces modifications de forme et de valeur, je me borne à en présenter le tableau. Voici la forme des lettres et leurs prononciations ;

se prononce

comme

a (dans tache).

â (dans tâche).

ai

aïe

au

aou

b, bh

c, ch

tch

ç (dans ça, garçon).

d, d, dh, dlV

S, gh

g dur (dans gai, gui, gué, gomme, aigu).

h (dans haine).

1 L’acceat circonflexe a indique l’allongement de la voyelle a, i, u.

2 Le point souscrit indique une modification de la lettre que nous ne savons pas rendre, mais qui a une grande importance dans les langues de l'Inde.

2 On trouvera quelquefois ê.

h seule ou accouplée à une consonne (b, c, d, j, k, etc.) exprime une aspiration forte que nous ne savons pas rendre, si ce n'est peut-être dans le verbe haïr et ses dérivés, qui, parait-il, veulent êlre prononcés avec une dureté particulière.

ANNALES DU MUSEE GUIMET

se prononce

comme

j dj (dans les mots sanskrits), j j ( — tibétains).

k, kh

lîi

n, Il

fl

gn (dans Espagne) ‘ ,

ng (dans langueur).

p, ph

r (ou rï)

ri

s (dans sac. jamais comme dans poisoi

ch

t, t, th, th

ou

ou

kch

Y (dans yacht) ou ï (dans naïade),

h muette ou s final dans les, des.

* Devant c et j, n se prononce comme n ordinaire.

Dans les mots tibétains, où n peut être initial, na, ùi, nu, ne, no, se prononcent nja, nguê, ngo.

INTRODUCTION

Le recueil intitulé : Avadâna-Çataha « la centaine d’Ayadanas » — ou, pour éviter des confusions avec d’autres recueils de même titre ou de titre analogue, Pûrnamulilia-Amdâna-Çataka (.(.ldi ceiAdim d’Avadânas commençant par Pûrna » — est une collection de récits ou de légendes appartenant au genre dénommé Avadâna qui, dans Ténumération des douze espèces d’écritures bouddhiques, occupe la onzième place. — En quoi consiste cette sorte d’écrits ?

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