LES PRINCIPES ET LES DROITS
droit social avec leurs dérivés fragmentaires, les droits politiques , les droits civils , les droits religieux , les droits de la propriété et du travail , ont toujours été, par la violence ou par la ruse , par l’audace du plus petit nombre et par l’ignorance ou la lâcheté du plus grand, sous la main-mise, conduite, domination et merci de la royauté.
Homme, société, liberté, ordre, droits de toute sorte n’ont été que ce que la royauté , ses pouvoirs et ses partis, ont bien voulu qu’ils fussent. La royauté avait tellement incarné en elle l’État, c’est-à-dire la souveraineté, que, se regardant comme un principe et comme un droit antérieur et supérieur, elle a pu s’écrier un jour, par la voix de sa personnification la plus haute : « L’État, c’est moi! » Elle avait tellement livré le gouvernement, c’est-à-dire la société, aux intérêts liés aux siens, que ces intérêts à leur tour ont toujours pu dire : « La Société, c’est nous ! »