‹ Avant la conquête [microforme]Chapitre 11 sur 33 · UN MOMENT DE DÉCOURAGEMENT · texte numérisé non relu

UN MOMENT DE DÉCOURAGEMENT

— Oui, mon cher de Marville, disait Montcalm, en se Promenant de long en large, dans une chambre d’une maison située sur la Place d’Armes, à Montréal, l’entreprise contre le fort Georges exige pour réussir plus de moyens qu’en a eu Rigaud : c’est Pourquoi nous aVOns rassemblé à Saint-Jean des troupes de toutes les parties de la colonie. Je suis satisfait de cela ; mais je déplore que le transport des vivres et des munitions soit, Pour la plupart des employés cor teurs du &ouvernement, un moyen

que je fasse ? Je ne puis

ont pas de mon ressort. Oh!

si j'avais autorité sur l’intendant, to

; que vint

Ceux qui lui sont dévoués. Lorsque je parle ainsi à Lé. vis, il m’accuse de manquer d'énergie, il ge rit de ce qu’il appelle mes pressentimente chimériques. J’admire sa grande fermeté d’âme et je suis prêt à suivre son exemple, mais il faut qu’on me soutienne ; je ne puis seul lutter et être vainqueur, lorsqu'un puissant royaume arme ses peuples contre nous. :

— C’est vrai, général, mais n’oubliez Pas que vous êtes le vainqueur d’Oswego et d’Ontario; c’est ce vainqueur qui a entretenu, augmenté le goût pour la guerre et l’enthousiasme militaire des Canadiens ; c’est encore lui qui doit aujourd’hui les soutenir ; c’est de vous qu’ils attendent leur force ; c’est de vous qu’on attend la victoire,

— Robert, vous avez raison. Je suis faible par moments; mais votre général saura être digne du commandement qu’on lui a confié,

— J’en suis persuadé. Votre nom, général, doit rester dans les annales de l’histoire.

pir seul lui éparre témoin de la prise de Québec,

mais une et il murmura :

— Je vaincrai, ou je mourrai.

Puis se tournant vers Robert il lui dit :

— Je laisse demain Montréal pour Carillon, là je m'occuperai des préparatifs à faire Pour traverser le lac

ee 2:25 San SR nr pe ne

Page 1