‹ Avant la gloire: leur débutsChapitre 2 sur 24 · SOCIÉTÉ FRANÇAISE D'IMPRIMERIE ET DE LIBRAIRIE · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉ FRANÇAISE D'IMPRIMERIE ET DE LIBRAIRIE

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belles pour s'en rendre dignes, personne en France, même en province, ne se résignerait à la leur accorder.

Nous assistons, pour des raisons qu'il serait trop long d'exposer ici, à ce qu'on pourrait appeler la décadence de l'admiration. Parmi les écrivains qui semblent avoir vaincu ■— et au prix de quels efforts ! — la terrible indifférence du public, les plus grands ne sont jugés à leur valeur, et même un peu plus, que par eux-mêmes.

La littérature intéresse encore, mais elle ne passionne plus. Ceux qui la représentent avec le plus d'éclat, loin d'exciter l'enthousiasme, inspirent à peine une vague curiosité, dont les manifestations sont plus gênantes que flatteuses.

Une réputation littéraire, de nos jours, ne ressemble en rien à celle qu'ont obtenue jadis Lamartine, Hugo, Musset, Baudelaire, Flaubert, et beaucoup d'autres écrivains d'un bien moindre mérite.

Devenir, après avoir obscurément végété dans la foule des êtres anonymes, une « attraction » de première oude seconde classe, comme un artiste de caféconcert ou un « Apache » bien lancé, faire retourner les passants sur son chemin, êlre aujourd'hui un reportage et demain une chronique, voir surgir

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