Tombeau ; c'eit le v%ym des Grecs
Il ne se plaist à violer sa foy ;
Des grands seigneurs l'oreille il n'importune,
Mais en vivant content de sa fortune,
Il est sa cour, sa faveur et son roy.
Je vous rends grâce, ô déitez sacrées
Des monts, des eaux, des forests et des prees,
Qui me privez de pensers soucieux,
Et qui rendez ma volonté contente,
Chassant bien loin la misérable attente,
Et les désirs des cœurs ambitieux.
Dedans mes champs ma pensée est enclose : Si mon corps dort, mon esprit se repose ; Un soin cruel ne le va dévorant :
Au plus matin la fraischeur me soulage ; S'il fait trop chaud, je me mets à l'ombrage, Et s'il fait froid, je m'échauffe en courant.