‹ Avant MalherbeChapitre 120 sur 132 · STANCES · texte numérisé non relu

STANCES

Si je ne loge en ces maisons dorées, Au front superbe, aux voultes peinturées D'azur, d'esmail et de mille couleurs, Mon œil se paist des thresors de la plaine Riche d'œillet, de lis, de marjolaine, Et du beau teint des printanieres fleurs...

Ainsi vivant, rien n'est qui ne m'agrée. J'oy des oiseaux la musique sacrée, Quand au matin ils bénissent les deux, Et le doux son des bruyantes fontaines Qui vont coulant de ces roches hautaines Pour arroser nos prezs délicieux.

Que de plaisir de voir deux'colombelles Bec contre bec, en trémoussant des ailes, Mille baisers se donner tour à tour, Puis, tout ravy de leur grâce naïve, Dormir au frais d'une source d'eau vive. Dont le doux bruit semble parler d'amour (T

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