Tout
Et puis l'un de l'autre s'embloient, Et point ne s'entre ressembloient Tant en y eut, que ils sembloient Fors a estre en nombre compris.
Les arbres regarday flourir,
Et lièvres et lapins courir.
Du printemps tout s'esjouissoit.
Là semblait amour seignourir (i).
Nul n'y peut vieillir, ne mourir,
Ce me semble, tant qu'il y soit.
Des herbes un flair douxyssoit, Que l'air sery adoucissoit ; Et en bruyant par la valee Un petit ruisselet passoit Qui les pays amoëtissoit (2), Dont l'onde n'estoit pas salée.
Là buvoyent les oysillons, Apres que de maints grisillons, De mouschettes et papillons, Ils avoyent pris leur pasture.
De l'autre part fut la closture D'un pré gracieux où nature Sema les Heurs sur la verdure, Blanches, jaunes, rouges et perses; D'arbres tlouris fut la ceinture, Aussi blancs que si neige pure Les couvroit. Ce sembloit peinture, Tant y eut des couleurs diverses !..