‹ Avant MalherbeChapitre 29 sur 132 · I43I-I5OO · texte numérisé non relu

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A son retour en France, Charles d'Orléans fit de son château de Blois une sorte d'académie où les beaux esprits du voisinage luttaient, comme en un tournoi, pour emporter le prix de la ballade et du rondeau.

Un jour, se présente au cercle certain écolier sans souci, sans vergogne, tapageur et libertin, un enfant de Paris, comme on disait alors.

Le concours, ce jour-là, roulait sur ce texte : «]e meurs de soif auprès de la fontaine. » Gilles des Ormes, Caillau, tous les poètes ordinaires du prince, le prince lui-même, travaillèrent à l'envi: il fallut pourtant rendre les armes à ce vagabond mal en point, mal nippé,

Sentant la hart de cent pas à la ronde (1),

mais, à l'escrime des vers, jouteur incomparable, François Villon, — ou plutôt, François CorbueiJ. car son premier larcin a été de voler son nom a un vieux professeur chez lequel on l'avait mis

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