‹ Avant MalherbeChapitre 72 sur 132 · Jean Castin, un poète de ses amis · texte numérisé non relu

Jean Castin, un poète de ses amis

Disciple de Clément Marot, Charles Fontaine prit franchement la défense de son maître contre les invectives de Sagon, de Huet, de Jean Le Blond et. autres détracteurs de sa gloire.

En 1555, il réunit sous ce titre singulier : les Ruisseaux de Fontaine toutes ses œuvres poétiques, à savoir des épîtres, des élégies, des odes, des épigrammes, des étrennes, des traductions d'Ovide et certaines énigmes imitées deLactance.

Ch. Fontaine avait trop de talents pour exceller en aucun. Il était tout ensemble mathématicien, orateur, théologien, jurisconsulte, médecin, astronome, musicien, poète. Il n'en vécut pas moins pauvre toute sa vie.

Sa versification est en général facile, le tour, ingénieux ; sa raillerie sans fiel ne manque pas de finesse.

Nous citons de lui quelques vers pleins de fraîcheur, de douceur et de modestie.

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