Flexueuse
2. Il songeait sans doute, remarque Sainte-Beuve, en faisant choix de ce lieu à son prieuré de Saint-Cosmc-en-V Isle. Du Perron, en son Oraison funèbre de Ronsard, a dit : «Le prieuré est situé en un lieu fort plaisant, assis sur la rivière de Loire, accompagné de bocages, de ruisseaux et de tous les ornements naturels qui embellissent la Touraine, de laquelle il est comme l'œil et les délices. »
TOETES FRANÇAIS
D'un de qui l'univers Chante les vers !
Qui oncques en sa vie Ne fut bruslé d'envie D'acquérir les honneurs Des grands seigneurs ;
N'y enseigna l'usage De l'amoureux breuvage, Ny l'art des anciens Magiciens ;
Mais bien à nos campagnes Fit voir les sœurs compagnes Foulantes l'herbe aux sons De ses chansons.
Car il fit à sa lyre Si bons accords élire Qu'il orna de ses chants Nous et nos champs.
La douce manne tombe A jamais sur sa tombe, Et l'humeur que produit En may la nuit.
Tout à l'entour l'emmure L'herbe et l'eau qui murmure, L'un toujours verdoyant, L'autre ondoyant.
Et nous ayans mémoire De sa fameuse gloire, Luy ferons comme à Pzn Honneur chaque an. »
Ainsi dira la troupe, Versant de mainte coupe Le sang d'un agnelet Avec du lait
Dessus moy, qui à l'heure Seray par la demeure Où les heureux esprits Ont leur pourpris.
La gresle ne la nege N'ont tels lieux pour leur siège, Ne la foudre oncques là Ne dévala.
Mais bien constante y dure L'immortelle verdure, Et constant en tout temps Le beau printemps.
Le soin qui sollicite Les roys, ne les incite Leurs voisins ruiner Pour dominer ;
Ains (1) comme frères vivent, Et morts encore suivent Les mestiers qu'ils avoient Quand ils vivoient.
Là, là, j'oirray d'Alcee La lyre courroucée, Et Sapphon qui sur tous Sonne plus dous.