TRÈS RÉVÉREND ET CHER PÈRE
C'est avec la plus vive satisfaction que J'ai reçu le manuscrit de l'ouvrage dont notre Chapitre général d’Avila, en 1895, vous avait confié et demandé la composition, sachant fort bien que personne mieux que vous ne saurait instruire nos jeunes religieux dans Part si Npoten et si difficile de l'éloquence sacrée.
Évidemment Da a béni votre obéissance
VE. PRÉPA CE
et votre charité fraternelle. Au jugement unanimé des reviseurs de votre ouvrage, vous
avez réussi à écrire un traité excellent, pour le fond et pour la forme, sur l’éloquence de la
chaire, dans laquelle vous obtintes vous-même les plus sérieux et les plus consolants succès
pendant votre longue carrière apostolique.
En ratfiant des jugements si honorables pour vous, Je forme les vœux les plus ardents pour que votre livre, apprécié partout comme il le mérite, se trouve bientôt dans les mains de tous ceux qui se préparent au ministère de la parole de Dieu. Mais surtout je désire que,
dans les couvents de l'Ordre, principalement
dans les noviciats et les maisons d’études, ce traité soit répandu, médité, approfondi, mis en œuvre, au grand profit de tous nos Jeunes religieux, pour qui en premier lieu il a été
composé.
Ceux d’entre eux qui n’ont reçu de Dieu, pour la prédication. que des talents ordinaires
et modestes, y apprendront tout le bien qu'on peut faire, sans qualités brillantes, avec l’amour de la saine doctrine, la constance du
travail, l'oubli de soi, l'esprit de piété et d’obéissance.
Quant à ceux qui ont reçu du ciel le don
précieux et redoutable de grandes aptitudes
pour l’éloquence, rangés à votre suite, ils ne