In hoc maxime potestas divina in Christo mons
irata est, quod discipulis suis tantam virtutem contulit
in docendo ut gentes quæ nihil de Christo audierant, - converterent ad ipsum. » (Swmm. Theol.,IIT° P.,quæst. 42, ne a. ad, 1) 24
poser la conquête de l’univers. La tête nue, les pieds déchaussés, la tunique sale et déchirée, tout couverts de sueur et de poussière, sans autre richesse que laumône qu'ils recueilleront sur le chemin, sans soutien que des espérances qui paraissent insensées, 1ls commencent leur attaque contre le monde. Ils sont faibles, inhabiles, en petit nombre. Les pouvoirs, les erreurs, les passions, la corruption, les superstitions du genre humain ; leur personne, leur conduite, les armes dont ils se servent, tout fait préjuger l’insuccès de leur entreprise. Mais le Maître leur a dit : « Allez, enseignez les nations, leur apprenant à garder ce que Je vous confie; je suis avec vous Jusqu’à la consommation des siècles. » C'est assez pour leur inspirer une invincible audace. Et voilà que ces hommes sans nom, sans savoir, sans lettres, sans habileté, sans autres armes que le nom d’un supplicié, patron d’une doctrine austère, voilà que ces hommes ont vaincu le monde païen attaché par toutes les fibres de la nature à ses erreurs, à ses vices, et s’efforçant de les protéger par la calomnie, la corruption, la violence. Voilà que