‹ Avant - pendant - après la prédiction, conseils aux jeunes ecclésiastiquesChapitre 68 sur 145 · DÉVELOPPANT LA DEUXIÈME PROPOSITION PRINCIPALE · texte numérisé non relu

DÉVELOPPANT LA DEUXIÈME PROPOSITION PRINCIPALE

Dieu, sans doute, nous a promis sa grâce et 1l est fidèle en ses promesses, mais sa fidélité ne peut Jamais servir de fondement à notre témérité. Or :

lo Se promettre dans l’avenir la grâce de Dieu pour se maintenir présentement dans l’habitude de son péché, c’est vouloir témérairement que Dieu soit fidèle à celui qui ne veut lui donner que les restes d’une vie sacrifiée au monde et dépensée dans l’iniquité.

2° Se promettre, etc., c’est combattre Dieu

par ses propres armes et se servir de sa fidélité = 67

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et de sa miséricorde contre lui-même. — C’est pécher parce que Dieu est bon. — C’est abuser

de sa grâce même pour loffenser. — Si Dieu

n'écoutait que sa justice ! — N’est-on pas bien coupable de vouloir moins faire pour un Dieu bon et patient qu'on ne ferait pour un Dieu inflexible et sans rémission ? |

3° Se promettre, etc., c’est vouloir que Dieu

se rende fauteur et complice de nos désordres.

— Abuser, comme nous le faisons, de sa bonté, pour prolonger nos fautes et l’état misérable de notre âme, n'est-ce pas le comble de la témérité, l’engager à nous abandonner pour Justifier sa providence et mettre sa sainteté à l'abri de tout reproche ?..

SOUS-PROPOSITIONS

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