NarauiS ALEXANDER, [nstilutio concionalorum, 1v, no
Longhaye, a besoin d’être l’homme de son temps !. » Il doit connaitre les erreurs dont souffrent les âmes, les passions qui les agitent, les actes par lesquels elles se manifestent, les formes qu'ont prises les convoitises et les misères qu’elles engendrent. Mais, entendez-le bien, cela ne lui donne pas le droit de tout voir, de tout expérimenter, et de parler un langage capable de surprendre et de scandaliser dans une bouche sacerdotale.
Non seulement l’apôtre doit connaître son temps, il doit l'aimer, mais avec la prudence du sage qui se tient en garde contre de coupables complaisances. C’est une triste parole que celle tombée de la bouche d’un orateur sacré : « J’aime tout de mon temps, jusqu’à ses défauts. » Aïmez votre temps par le bon côté, où il est accessible encore aux vérités divines que vous êtes chargés d'enseigner. Ne vous laissez point aller à ces accès d'humeur noire qui donnent à de justes reproches des airs de malédiction. Ne vous irritez point contre les erreurs et les vices des modernes