‹ Avant, pendant et aprèsChapitre 10 sur 45 · LES PRÉCÉDÉES, GÉRARD · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDÉES, GÉRARD

Pardon . messieurs... je vous dérange... vous étiez en afFaires.

le chevalier, se remettant.

Non... non,Gérard... lu ne pouvais venir plus à propos.

LE MARQUIS

Eh bien! et ton père, nos fermes, nos vassaux, nos troupeaux?..

GÉRARD

Monsieur le marquis, vous êtes bien bon. Mon père, malgré son grand âge, travaille encore beaucoup à la terre, et se porte à merveille ; vos fermes sont dans le meilleur état; M. le duc vient d'en renouveler le bail à mon père et à mon frère aîné; et quant à moi, il vient de m'arriver un bonheur... Dieu bénisse Mme la duchesse et toute sa famille.

LE CHEVALIER

Un bonheur, Gérard, et tu n'en as encore rien dit à ton frère de lait...

GÉRARD

Monsieur le chevalier, c'est que ce bonheur-là m'est ven u comme un coup de foudre... il s'agit pour moi d'un établissement.

LE CHEVALIER

C'est une bonne affaire ?

GERARD

Ah! c'est mieux que je ne méritais.

(i) Le marquis, Gérard , le chevalier.

Quelque bonne grosse fermière bien à son aise...

GÉRARD

Non', M. le marquis, une brave et cligne demoiselle, sans fortune; mais à laquelle je n'aurais jamais osé prétendre... et me voilà à Paris, où, comme je vous l'ai dit, je viens m'élablir avec la protection de Mme votre mère... Je loge là, derrière l'hôtel Surgy...

LE CHEVALIER

Je t'en fais compliment. Et comment cela est-il arrivé?

GÉRARD

Vous savez qu'il y a environ un mois, M110 Ernestine, votre sœur, vint habiter le château de Saint-Maurice... Elle avait avec elle une jeune demoiselle.

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