SCENE II
MORIN, LE GÉNÉRAL, sortant de l'appartement à droite.
LE GENERAL
Eh bien! Morin... et mes lettres, et mes journaux?
Voici d'abord les papiers que vient de me remettre M. Derneval.
LE GÉNÉRAL
Pourquoi n'est-il pas entré?.. Un brave jeune homme... un homme de talent, qui a plaidé pour moi deux ou trois causes importantes... un ami de la maison, que j'ai toujours du plaisir à voir.
MORIN
aie : Qu'il est flatteur d'épouser celte.
Voilà vos journaux que je monte...
Mais je demanderai pour ma part , Une faveur à monsieur l'comte.
LE GÉNÉRAL
C'est le portier le plus bavard...
De paroles sois économe...
MORIN
M'sieur lit les journaux qu'il a r'çus, Et si jTennui', ça s'ra tout comme S'il lisait un articl' de plus.
C'est z'au sujet de mon petit fils Chariot, que mon général a z'eu la bonté de faire élever et d'envoyer à l'enseignement mutuel... Voilà z'à peine un mois qu'il y est, et il en sait déjà plus que moi, qui n'ai jamais su ni lire, ni écrire, comme mon général le sait bien.
LE GÉNÉRAL
Et où est le mai?
MORIN
Le mal... c'est que tous les concierges mes confrères , et celui de la vieille marquise le suisse du n° 9, disent que c'est dangereux, et que ça peut lui donner de mauvaises idées.
Que diable viens -tu me chanter là ?