CHAPITRE SIXIÈME
Des bivouacs.
Les bivouacs doivent être établis, autant que possible, sur un terrain qui réunisse les conditions indiquées à l'article catfipemenl.
La troupe qui bivouaque devrait recevoir une double ration d'eau-de-vie. Celle gui en est pourvue envoie beaucoup moins de malades aux hôpitaux qqe celles qui sont réduites à l'eau pour toute boisson.
11 arrive quelquefois dans les campagnes d'hiver.
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vif, que le voisinage de l'ennemi empêche de faire des feux de bivouac ; dans cette situation pénible, on doit éviter de se livrer à un ! sommeil trompeur qui pourrait être suivi de la : mort. Il faut donner la consigne à tous les hom- ? mes de réveiller ceux de leurs camarades qui suci combent au besoin impérieux du sommeil,
i CHAPITRE SEPTIÈME,
i De V influence des climats sur la santé des troupes.
Art. 1er. Dans les p&ys froids, les hommes doif vent être non-seulement bien vêtus, mais encore , être plus abondamment nourris que dans les pays chauds. Le froid produit chez eux un besoin impé- ! tueux de prendre des boissons spiritueuses : il con- , vient de satisfaire ce besoin. Qa devrait donc accorder aux troupes un supplément de vivres et d'eau-de-vie, toutes les fois que la campagne se prolonge au delà du mois d'octobre dans un climat froid. Les militaires boiront l'eau^-de-vie à petite quantité comme elle leur sera distribuée, et se garderont bien d'en réunir plusieurs râlions pour les boire à la fois.
Ceux qui, dans la retraile de Moscou, ne s'imposaient pas celte loi, mouraient subitement en buvant cette liqueur. Si on néglige de prendre toutes ces précautions, le froid épuise les forces du soldat, et des maladies meurtrières se déclarent.
Art. 2. Dans les pays chauds du midi de l'Europe, on doit, autant que possible, éloigner les armées des pays marécageux. Si l'on est forcé d'y séjourner, il fout loger les troupes dans des habitations élevées, leur faire porter des vêtemenis chauds, et leur donner une ration supplémentaire de vin et 4'eau-de-vie. On doit, ejl outre, diminuer le service de nuit, et contraindre tous les soldats qui ne sont