CHAPITRE CINQUIÈME
Du Campement.
Art. 1er. Le terrain le plus convenable pour le campement est une plaine sablonneuse, sèche, bien découverte, un peu inclinée vers le midi ou l'orient, au bord d'une rivière ou d'un ruisseau, à la proximité d'un bois. j
Il ne faut jamais, si on le peut, camper sur un terrain humide entouré de marais. Si l'on ne peut éviter cette fâcheuse nécessité, on doit pratiquer des fossés dans diverses directions pour donner de l'écoulement aux eaux.
Le voisinage d'une rivière est très utile à un camp, non-seulement pour fournir la boisson des hommes et des chevaux , mais encore pour entretenir la propreté et pour faciliter le renouvellement
le l'air. On doit indiquer divers points de puisage i la partie supérieure du cours de l'eau suivant le >esoin de la troupe ; l'abreuvoir doit être fixé au lessous ; vient ensuite le lavoir pour le linge des oldats; on doit établir les boucheries à la partie □férieure. 11 est nécessaire de placer des gardes à es divers points pour y mettre de l'ordre ; si l'eau e rivière est trouble, |on peut creuser, à quelque istance du bord, des puisarts qui fournissent une au filtrée à travers les terres. On doit jeter deux, aadriers sur ces excavations afin que les hommes •Hissent tirer de l'eau à leur aise sans avoir à raiodre l'éboulement des bords.
Un bois est très essentiel pour fournir le comestible nécessaire aux cuisines et aux feux de biouac. On ne doit pas oublier cependant que le sol es grandes forêts est toujours humide, et Ton doit 'en éloigner à une certaine distance pour ne point ontracter des fièvres produites par l'humidité. En 809, avant la bataille de Raab, le général Séras se lirigeant vers celte dernière ville , fit bivouaquer oute sa division, pendant une nuit seulement, ans une grande forêt ; le lendemain au moment u départ, un nombre considérable de militaires tait atteint de fièvres.
Art. 2. Les troupes campées doivent loger dans es baraques ou sous des tentes : celles-ci sont inupporf ables en été pendant le jour a cause de la haleur étouffante qu'on y éprouve ; en hiver elles e garantissent point suffisamment contre le froid t l'humidité. Les baraques sont d'un meilleur sage ; elles sont plus spacieuses, plus élevées, et oivent être percées d'une fenêtre opposée à la orte.
Tous les soldats doivent coucher dans leurs tenîs ou baraques respectives. On doit leur défendre ar un règlement de police d'en sortir en chemise u nu-pieds pendant la nuit. Cette mauvaise prati-
L4Fé ittAmirrrinif titiWÊCAtM.
414' inox nuLii ivn *»IiI7XV'^*J*J*
que est une des caqsesde la dyssenterie qui ravage si souvent les armées. ;
La paille qui forme le coucher du soldat, doit être renouvelée et brûlée tous les quînie jours. Si Ton néglige cette précaution et si Ton garde cette paille pour faire de la litière, elte devient un foyer de corruption qui communique le typhus aux hommes*
Les excréments et les débris £es animaux ..abattus h la boucherie du camp doivent être enfouis profondément tous les jours. Le fumier doit en être journellement enlevé ou brûlé.
Art. 3. Si le typhus ou la dyssenterie se manifeste dans un camp, on doit aussitôt l'abandonner et en choisir un plus convenable. Si les circonstances ne permettent pas ce changement, il faut redoubler de vigilance pour tes soins de propreté, renouveler souvent la paille et la brûler , diminuer 1e nombre des hommes dans chaque tente, et en-
IliEJ
voyerkf hépital dès le premier jour tout soldat lade.
Dans l'hiver, les camps ne sont plus tenables; si
îw» h v rpctpr malgré la nluie et les se-
onsdepokrinefont
des ravages effrayants,