‹ Avant-postes de cavalerie légèreChapitre 119 sur 143 · PANSER · texte numérisé non relu

PANSER

Lorsqu'une plaie ne doit point être réunie, ou rase les poils qui l'entourent, on couvre la plaieavec de la charpie sèche ; on met par dessus cette char-

Eie une compresse double qui est assujettie avec un andage quelconque.

Si la plaie est très étendue et que l'on craigne la fièvre, il faut mettre le malade à la diète et à l'usage d'une des boissons (nof 1, 2, 6, 7, 9 et iO), pendant les deux ou trois premiers jours de sa blessure. Le membre blessé fera le moins de mouvement possible : si la plaie est au bras ou à la main, 'avant-bras sera tenu en écharpe ; si, au contraire, elle est à la cuisse, à la jambe ou au pied, le malade restera continuellement couché jusqu'à parfaite guérison.

Le premier appareil d'une plaie ne se lève que

le troisième jour. Ce temps est nécessaire pour que l'irritation locale s'affaiblisse.

Voici la conduite à tenir pour la levée du premier appareil : on lève successivement les bandes, les compresses et la charpie; on les humecte lorsque le sang ou le pus les ont collées; on saisit / avec les doigts la charpie que Ton ne peut entraîner après Tavoir humectée avec de Peau tiède, puis on enlève, à l'aide d'un linge fin, les matières qui adhèrent aux bords de la plaie ; on nettoie le fond avec des boulettes de charpie que Ton y porte doucement et à plusieurs reprises.

Cette opération terminée, on met un peu de cérat autour des lèvres de la plaie ; on couvre celleci de charpie, et on termine le pansement comme la première fois. Ensuite, on panse la plaie tous les jours et même deux fois, si la suppuration est abondante.

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