DES FOURRAGES
R. Tout ou partie des cavaliers faucheurs jette ses trousses et se réunit à la troupe de soutien. Si l'ennemi est repoussé, les trousses sont reprises; s'il est plus fort que nous, les trousses sont perdîtes, mais les hommes sont sauvés.
D. Les cavaliers faucheurs sont donc armés?
Certainement. Règle générale, en guerre il n'y a pas de service, tel qu'd puisse être, qui n'exige le port des armes.
Toutes les fois qu'un cavalier est à cheval, il doit être complet, ne rien laisser derrière lui qu'il soit obligé de venir reprendre.
D. Est-il possible de calculer, à la simple inspection, le nombre des rations de grains ou de fourrage, sec et vert 9queren ferme un tas de grains, une meule de foin ou de paille, et un pré?
R. Je répondrai à cette question en citant les calculs établis par M. le capitaine Jacquinot de Presles, dans son excellent ouvrage intitulé Court d'art et d'histoire militaire*
Un mètre cube de foin bien entassé pèse environ 130 kilogrammes.
Un mètre cube de paille 85 kilog.
Il est bien facile, en multipliant entre elles les trois dimensions de l'espace occupé par les denrées, de connaître le nombre de mètres cubes qui s'y trouvent; mais si celles-ci sont en meules cylindriques, on en connaîtra encore la quantité en multipliant d'abord le rayon du cercle qui en forme la base par la circonférence de ce cercle, et prenant la moitié du produit, puis en multipliant le nombre ainsi obtenu par la hauteur de la meule.
Un mètre cufce de grains contient 10 hectolitres,
et un hectolitre contient environ douze rations
moyennes; mètre cube renferme donc 120 rations.