ET DES VIVRES
Un hectolitre de froment pèse environ 75 kiï.
de seigle 70 »
d'orge 65 »
d'avoine 40 »
de maïs 80 »
Un bon terrain produit par hectare (carré de 100 mètres sur toutes faces) environ 3,000 kilog. de ce fourrage vert , un mauvais terrain en donne de 1 500 à 2,000.
DE LÀ WPE-
De la Pipe.
Il faut tâcher de donner le goût de la pipe au cavalier léger.
Parce qu'elle le tient éveillé.
La pipe est une distraction secondaire, qui, loin d'éloigner le cavalier de son service, l'y attache et le lui rend moins pénible. Elle endort, elle use l*inulililé du temps et de la pcusée, et retient l'homme au bivouac, près de son cheval. Pendant qu'on y fume sa pipe, assis sur une botte de foin ou d'herbe, personne ne s'avisera d'ôter la nourriture de ce cheval pour la donner à un autre ; on est sûr qu'il mange, qu'il ne reçoit pas de coups de pieds; les provisions de sa besace né sont pas volées; puis on s'aperçoit des réparations à faire à son harnachement, de la mauvaise assiette de son paquetage, etc. On garde sans s'ennuyer le cheval d'un camarade, et ce camarade, auquel vous rendez service, va chercher de l'eau, du fourrage, des vivres dont vous avez besoin.
L'heure de relever la grand'earde arrive; vous partez. Là, le sommeil vous est interdit. De quelle ressource n'est pas alors la pipe, qui chasse ce sommeil, hâte les heures, rend la pluie moins froide, la faim, la soif moins poignantes, etc.
Et si vous avez de longues marches de nuit, après la fatigue d'une journée active, ces marches, où le sommeil, en vous accablant, est une souffrance véritable, invincible, et cause de nombreuses et graves blessures aux chevaux ; rien ne vous tient mieux éveillé que l'usage de la pipe.
DE LA WPB. 141
L.a pipe nous force à porter un briquet et de PadAJou ; avec ce briquet et cet amadou, nous alluons aussi un feu de bivouac.
Il n'y a pas de petites choses en campagne, où tomme est réduit à de si faibles ressources qui ait son degré d'impôt tance. La pipe est un moyen échange, de jouissance et de service, dans notre ie de relation fraternelle ; prêtée dans certains as, elle devient un secours.
Quoi qu'en dite Ariuoie et sa docte cabale, fuie z et faites fumer vos chasseurs.
1* " DBS GRAHD'GARDBS, ETC.
Des Grand' gardes, Piquets, Petits Postes, Vedettes et Patrouilles.
D. Qu'est-ce qu'une grand' garde ?
R. La grand'garde est un corps-de-garde avancé, placé entre le poste et le détachement, pour relever les vedettes ou les soutenir, en cas d'attaque de l'ennemi, afin de donner le temps nécessaire au détachement, ou cantonnement qu'elle couvre, de se préparer à la défense ou à la retraite. (L. R. A.) . D. Où place- t-on la grand' garde ?
R. Sur la route présumée que tiendra l'ennemi pour attaquer le bivouac.
D. Pourquoi ?
R. Pour retarder celle attaque et donner le temps au bivouac de se mettre en mesure de la recevoir.
Le plus cenlralement possible à la ligne des vedettes.
D. Pourquoi ?
R. Pour que les vedettes attaquées, en se retirant sur elle, rencontrent en même temps leur point d'appui.
Ainsi, l'embranchement de plusieurs routes, de plusieurs sentiers est un lieu favorable pour établir une grand'garde.
La position d'une grand'garde doit être h celle de ses vedettes, ce qu'est la base d'un éventail, aux extrémités supérieures de ses feuilles.
D. Qui est-ce qui place une grand'garde ?
R. L'officier commandant supérieur, s'il n'a pas près de lui un officier très habile et qui mérite une confiance entière.