‹ Avant-postes de cavalerie légèreChapitre 26 sur 143 · DU RAPPORTS · texte numérisé non relu

DU RAPPORTS

otites insurrections dans lesquelles ont marqué ie jeunes sous-officiers, ex-étudiants de Hall et Goeitingue.

«6° Que de l'infanterie était attendue il Neustadt, )ù douze mille rations étaient requises pour

f^He*

« Le croquis ci-joint indique les observations que j'ai pu faire sur la disposition des lieux , et la route que j'ai suivie.

« Le plateau qui prend naissance à Grossthurm et s'élend carrément jusqu'à deux lieues de ce village, est large, ouvert. Son développement apparent est d environ une lieue. Quelques petits bouquets de bois, de petits monticules s'élèvent à son extrémité nord-est; il est presque entièrement semé d'orge, d'avoine et de seigle. L'artillerie peut le parcourir dans tous les sens.

«La rouie le divise en deux parties égales: cette

pour les voilures.

« Au carrefour, le plateau domine la vallée de Neusiadt, d'environ deux cents pieds, et se divise ensuite en fer à cheval pour entourer la vallée au suu-ouest et est. Sa partie ouest est à peu près égale de niveau jusqu'à Neustadt, et n'est interrompue que par la gorge dans laquelle coule le torrent d'///. Cette coupure est d'environ un quart de lieue. Sa partie est descend en s'abaissant insensiblement jusqu'au torrent d'///, au-dessus, et au nord-est de Neustadt.

« Trois chemins se réunissent au carrefour situé a ' extrémité du plateau ; le premier à droite, celui a Ingolsheim, court au sud-est ; il est ferré et parait en bon état.

« Le second est un sentier de terre étroit et râpe ; il court au nord-est, et gagne les bois qui Arment la vallée à droite.

Digiti

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« Le troisième, celui de Neusladlmr Berndorf, court au nord, et peut être considéré comme la suite des routes de Grossthurm, et d'Ingolsheim ; il est ferré large de trente pieds, et bien entretenu jusqu'à Neusladt.

a Du carrefour on aperçoit toute la vallée. Son ouverture est de deux lieues environ ; elle s'étend du sud au nord, et est coupée transversalement du sud-ouest au nord-est par le torrent à'HL et divisée en deux parties égales par la route de Neusladt.

«En prenant le carrefour pour point de départ,

« A deux lieues et demie au nord, est Berr\dorf.

« A trois lieues et demie au nord-est, est Bonn.

« À six lieues au nord, et perpendiculairement dans la direction de Berndorf, est Neusladt.

« La vallée est riche, égale, de niveau ; ses cultures sont diverses. Les bois qui la ferment a droUc s'étendent, dit-on, jusqu'à lngolsheim et Baumdorf; ils sont d'un dilficiie accès pour la cavalerie, impraticables à l'artillerie parce que des sentiers seuls les traversent, et que des sources amollissent leur sol; dans beaucoup d'endroits, ils sont hauts, touffus, et offrent un rideau assuré pour masquer tout, mouvement militaire j le plateau sur lequel ils sont assis, domine la vallée de deux cents pieds, environ. Dans sa partie sud, il s'abaisse graduellement, jusqu'à la route de Baumdorf qui se trouve à cette rencontre, presque au niveau de la ville de Neusladt.

« Les coteaux qui ferment la vallée à gauche, sont couverts de vignes, depuis Bonn jusqu'à Neustadt ; ils s'élèvent à peu près également de deux cent* à deux cent cinquante pieds au-dessus de la vallée ; leur versaqt, rapide et rocaille**,

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i*est parcouru que par des senlicrs de culture, impraticables aux chevaux.

« En quittant le plateau, la route de Nmiïadt lescend dans la vallée par une pente qu'on peut estimer a peu près b six pouces par mètre : cette route est bonne, bien ferrée, et arrive au bas de la montagne par quatre révolutions.

« A gauche, dans la vallée, sont des terres à blé, qui s'étendent jusqu'à la montagne, dont le versant est couvert de taillis. Elles sont traversées par un chemin de terre qui part de Berndorf pour gagner la sommité du plateau. Les sillons de ces champs sont profonds et les rendraient pénibles à la marche de l'artillerie, et de la cavalerie.

« A droite, sont des cultures diverses bordées d'arbres fruitiers, impraticables à l'artillerie et a la cavalerie, mais très favorables pour embusquer des tirailleurs d'infanterie.

« Cet état de chose se continue jusqu'à Berndorf.

« Berndorf est un grand village de trois cçnt dix âmes, environ; ses maisons sont de riches fermes, dont les granges sont garnies de grains et de fourrages ; on estime le nombre de ses bêtes ît cornes à cent trente, de ses moutons à cinq cents, de ses chevaux à soixante-dix.

« La route se rétrécit d'abord à l'entrée du village, puis s'élargit, et tourne enfin autour du cimetière, au milieu duquel s'élève Péglise, et qui est fermé par des murs à hauteur d'appui. Ce cimetière serait un poste excellent pour de l'infanterie.

« A la sortie du village, on aperçoit Bonn, viU lage pauvre, habité par des vignerons, situé sur le torrent d'/W à trois quarts de lieue, environ, et vers lequel se dirige une route vicinale qu'on dit praticable aux voitures.

9 « A droite, un sentier, d'une lieue un quart enwon, gagne les bois en traversant la plaine, dont

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