DES RAPPORTS. I
la nature de culture a changé. De Berndorfï h l
chaussée de Baumdorf, entre la route et les bois, 1 ce ne sont plus que des prés, dont la moitié qui | touc he la grande route, est solide, et la moitié qui j| borde les bois, est marécageuse et tourbeuse. 1
a La route continue à être bonne, et se dirige 1 au nord-est, les champs qui la bordent à gauche, I s'étendent jusqu'à un jeune bois, qui se trouve à une demi-lieue environ, et qui est séparé de la mon- I tagne par VI II. Le sol de ces champs, cultivés en 1 céréales, est solide, les sillons sont peu profonds, et Ton peut déployer et mouvoir sur eux de Tar- | tillerie, et de nombreux bataillons et escadrons. ]
« Après avoir marché quatre heures, on rencoo- Il tre la chaussée de Baumdorfh Neustadl et Weg, I sur laquelle on tombe perpendiculairement. Cette I chaussée est large de trente-cinq pieds, ferrée, 1 mais mal entretenue.
« Tournant à gaucho, et après avoir marché une j heure, on arrive h Neustadl. L'Ill qui coule ea avant de la ville, est un torrent, large de quarante-cinq pieds, environ, son fond est rocailleux, on l'affirme guéable aujourd'hui, depuis Bonn jusqu'à Mûllback, village situé à trois lieues au-dessous de Neustadl, et où se trouve dit-on de riches moulins approvisionnés de larines. V1U est traversé à Neustadl, par un pont de deux arches ; ce pont est eh pierres de taille, et fort solide.
« Neustadl est une petite ville de quinze cents âmes, ses rues sont larges et mal gavées, ses maisons sont vastes et solidement bâties. Ses faubourgs se composent de fermes riches et bien approvisionnées, dit-on, en grains et fourrages ; celte ville possède une poste aux chevaux, et un bureau central de poste aux lettres. Elle est entourée de jardins fermés par des barrières en planches, faciles à détruire; de plu6 elle est ouverte, et dominée de toutes part* t o» ne peut s'y déferre. Ses ha-
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Lânts sont, dit-on, fort exaltés contre îés Fran-
ce De nombreux troupeaux appartiennent à la lie ; on estime leur nombre à trois cents bétes 1 >rnes, douze cents moutons, et deux cents cheiux ; mais la proximité du bois peut leur assurer
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•aindraient qu'ils ne leur fussent enlevés.
« Neustàdi est dominée à l'ouest, et à un quart s lieue par une montagne nommée Grosskopf, ont le sommet est aride, impraticable, et la base iltivée de vignes qui s'étendent jusqu'à Bonn.
« Au nord-ouest, s'ouvre une vallée qui suit la rande route de Weg ; au nord , court la grande oute découverte de Treylhall ; au nord-est, sont es marais impraticables, et le cours de YIU ; à est, la chaussée de Baumdorf qui , pendant une ieue , longe les marais susindiqués , et traverse nsuite la forêt.
«Weg, bourg riche de 1 ,200 habitants, se trouve, n'a-t-on dit, à huit lieues au nord-est de JVmtatfr. .a route qui y conduit est bonne, et quoique iàé- ;ale de niveau, facile pour l'artillerie.
« Freyihall, ville entourée d'une chemise , et peuplée de deux mille âmes, est située au nord, et 1 7 lieues et demie de Neustadt, la route qui y conduit est ferrée mais en mauvais état ; elle traverse deux villages Waldfelden et Rosenfeldeft; le premier de deux cents habitants se trouve h cinq lieues de Neusiait sur le plateau qui domine les deux vallées; le second de trois cents habitants, à une lieue plus toiû dans la plaine qui précède Frtythall.
« En résumé, le pays que j'ai traversé est très favorable à h guerre ; car ses accidents offrent d'excellentes positions , ses plaines permettent lé déploiement de toutes armes, et 8a richesse assure