ET FLANQUEURS
Jogne, nos dragons eurent du désavantage avec les cosaques; cela tint aux fatales théories d'un général célèbre. Les cosaques, enhardis par ïtu^s succès, attaquaient avec furie et confiances ces cavaliers. Nos cuirassiers portaient des manteaux blancs comme nos dragons; on les leur fit revêtir, et on porta ces cuirassiers en première ligne. Les cosaques, croyant avoir affaire aux dragons, les chargèrent impétueusement; ils eurent cruellement à se repentir de leur confiance. Les dragons réorganisés rationnellement, fidèles à leur ancienne et brillante réputation , illustrèrent nos armes en Espagne, et, dans les campagnes suivantes, reprirent dans toutes les affaires la plus terrible et la plus glorièuse des revanches.
J'ai vu de nos hussards, lorsqu'un tirailleur ennemi venait de lâcher son coup de carabine, contrefaire les blessés ou tués. L'ennemi, les voyant tomber sur le devant de leur selle, accourait pour les prendre, mais ceux-ci se relevant, et faisant feu à brûle pour point, enlevaient l'assaillant et son cheval.
11 n'est pas indifférent pour un officier de tirailleurs de savoir à quel ennemi il a affaire. Dans toutes les armées, malgré le renouvellement successif du personnel, il existe des régiments dont l'ancienne et bonne réputation n'a jamais dégénéré. De ce nombre sont, par exemple, en Russie, en Autriche et en Prusse, les cosaques de la garde, ceux du Don, Blanc kestein hussards; les dragons de la Tour, Merfeld hulands, quelques régiments de dragons prussiens, les hussards noirs, etc., etc., qui font plus habilement que d'autres le métier d'avant-garde. Sur les noms sous lesquels ils se sont illustrés dans nos guerres, s'en sont greffé d'autres depuis la paix, puis qu'en Allemagne les régiments portent ceux de leurs colonels; mais la souche est la même, et la guerre ne les a