‹ Avant-postes de cavalerie légèreChapitre 39 sur 143 · MS TIRAILLEURS ET FLÀNQUBURS · texte numérisé non relu

MS TIRAILLEURS ET FLÀNQUBURS

pas débaptisés pour nous. Nos vieux soldats, en retrouvant les vestes rouges, les pantalons bleus k bandes rouges, les shakos rouges, les pelisses bleu de ciel, les habits verts etamaranLhe, les schabscki jaunes, lés dolinan noirs et bleu de ciel, etc., reconnaîtront les vieux et braves régiments qui les portent, et manœuvreront en conscaueace.

DES PRISONNIERS, ETC. 27i

Des Prisonniers , des Déserteurs.

D. Qu'est-ce qu'un prisonnier ?

R. Tant qu'un homme porte ses armes, il n'est pas prisonnier. Dès qu'il les a jetées, il vous appartient, et a droit à toute votre protection qui doit être alors aussi active et fraternelle que possible. Maltraiter un prisonnier est une lâcheté impardonnable : il faut faire pour lui ce que vous voudriez qu'il fît pour vous en pareille occasion. • D. Le Français n'est-il pas trop confiant envers ses prisonniers ?

II. Oui, parce qu'il se persuade souvent que l'ennemi dépassé, et séparé par lui des siens, est pour cela prisonnier ; c'est une erreur, je le répète ; l'ennemi n'est prisonnier que lorsqu'il a jeté loin de lui ses armes, et qu'il ne peut plus les ramasser.

Que les lanciers dans les charges ne ménagent pas l'infanterie qui se couche, ou les hommes démontés qui ne se rendent pas, qu'ils piquent en allant, et repiquent en revenant.

Que le cavalier n'oublie pas que tout fantassin isolé, qui en plaine lui tourne le dos, est un homme pris, s'il veut le charger.

D. Lorsqu'on prend un cavalier , que fait-on?

R. On lui ordonne de jeter ses armes à terre ; puis on saisit les rênes de son cheval, et on le mène promptement en arrière du champ de bataille, pour le présenter sur le champ à son colonel. Là, le prisonnier met pied à terre; il est interrogé par l'officier commandant, et réuni aux autres hommes pris dans l'affaire, et dirigés sous escorte, pour être remis à l'infanterie.

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