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DU PAQUETAGE

ses paires de bottes, et le reste de ses effets filera sur le petit dépôt.

D. Si le cheval est blessé à l'épaule par le frottement de la carabine ?

R. On fera porter la carabine au crochet par le cavalier, jusqu'à ce que la blessure soit parfaitement guérie.

D. Si le cheval est blessé par la croupière?

R. On desserrera la croupière, on la garnira de linge, ou si ces précautions ne suffisent pas, on l'ôtera tout à fait.

D. Si le cheval est blessé par les sangles?

R. Celte blessure proviendra toujours , ou de ce que la selle est trop en avant, ou de ce que la sangle est trop sèche et dure. On attaquera la cause dans le premier cas, en sellant plus en arrière, et s'arnngeant de manière à ce que la selle s'y maintienne sans faire trop d'efforts sur la croupière ; et dans le second, en grattant légèrement Farêle de la sangle qui coupe le cheval, en la graissant, et en la garnissant de toile , ou d'autres corps doux, comme la peau de mouton, etc.

D. Si le cheval se blesse à la bouche?

R. On attaquera la cause en abaissant ou élevant le mors, en ouvrant ses branches supérieures, en descendant le filet, etc.

Souvent les hommes en bridant leurs chevaux ne prennent pas la précaution de mettre le mors du filet au- dessus de l'embouchure de celui de la bride, ce qui fait que les deux mors l'un sur l'autre se trouvent à la fois sur les barres, et ce qui cause des blessures.

La grande science du paquetage consiste en trois choses; 1° ne porter que l'indispensable; 2° répartir son poids convenablement pour qu'il pose également, qu'il fatigue le moins possible le cheval et ne le blesse pas } 3° laisser au cavalier le

plus de facilité possible pour manier son cheval , et tirer parti de toutes ses ressources.

La science du paquetage est pour les trois quarts dans les devoirs du cavalier en campagne: ne vous étonnez donc pas de l'importance que j'y ai attachée depuis que je vqus commande, de l'obligation continuelle dans laquelle je Vous ai mis de présenter tous les jours à la parade uii paquetage complet et raisonné par chaque peloton du régiment.

Il y a de? choses que Ton ne sait assez que lorsqu'on les sait trop.

Toutes les fois, en guerre, que par la mort d'un cheval, la prise des chevaux ennemis, des bois de selle sont vacants, ne les renvoyez sur lesderricres, pu ne les abandonnez sur le champ de bataille, qu'après les avoir essayés sur le dos de vos chevaux bfessés ou échaulîés par des causes que vous avez reconnu provenir de la forme de vos arçons. Je vous recommande surtout les bois de selle hongrois; ce sont les meilleurs que vous puissiez posséder, ils sont inusables, et vont bien à presque tous les chevaux.

N'abandonnez aussi un équipage, qu'après en avoir pris ce qui peut vous être bon , non pour en faire magasin de précaution, ce qui chargerait votre cheval d'un poids inutile, mais pour remplacer surle-champ ce qui vous manque, ou échanger ce qui ne vaut rien; mais en cela, que les commandants d'escadron président à ce soin, et ne permettent que des échanges utiles.

Que les commandants d'escadrons en guerre passent souvent des revues inattendues de harnachement et de paquetage.

Une fois la campagne entamée , n'envoyez les chevaux au petit dépôt qu'à la dernière extrémité.

Une blessure qui , en paix, motiverait le repos, ne doit pas là le faire accorder. Eu campagne, un cheval blessé qui peut encore servir doit servir;

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