‹ Avant-postes de cavalerie légèreChapitre 7 sur 143 · DU PAQUETAGE · texte numérisé non relu

DU PAQUETAGE

c'est a l'homme qui le monte à le guérir en marchant. J'ai vu des chevaux faire pgner la croix à leurs hommes , et ces chevaux étaient maigres, faibles, et avaient le dos entièrement dépouillé; de ce nombre je pourrais citer celui que montait mon brave ami Guindet, lorsqu'il tua le prince de Prusse à Saalfeld.

Malheureusement, en guerre, un cavalier léger n'a pas souvent le temps de panser son cheval, ce qui entretiendrait sa santé; mais il trouve toujours celui de déboucler sa sangle, de rapporter en avant sa couverte, de replacer sa selle convenablement; il ne faut pas qu'il néglige de l'employer h ce service.

Le cavalier ne doit vivre que pour son cheval, qui est ses jambes, sa sûreté, son honneur, ses récompenses.

DU FERRAGB.

Du Ferrage.

Un cavalier ne peut avoir trop soin des pieds de son cheval : un clou mal piqué, une petite pierre qui se niche dans la fourchette, un corps dur qui se fiche dans la corne, un fer qui se détache et se perd, peuvent tout-à-coup le priver de faire campagne. Qu'il y songe !

J'admets qu'un détachement se trouve manquer d'artiste et de maréchal.

Dès qu'un cavalier s'aperçoit que son cheval boite le moindrement, il doit sortir du rang, mettre pied à terre et visiter le pied duquel feint le cheval.

Si la cause de cette boiterie est une pierre ramassée par le fer, il faut la détacher en la frappant avec une autre pierre du côlé le plus étroit du fer, pour qu'elle ait plus de facilité a tomber du côté le plus large.

Si c'est un clou, le retirer avec un morceau de bois fendu qui pince le clou entre sa tête et le pied, et qui renversé fait levier, et remplace la tenaille; nettoyer ensuite le pied, et si l'homme a un peu de graisse ou de chandelle, rappliquer dans le trou , et l'y laisser jusqu'à ce que Ton rencontre l'artiste auquel on présentera le cheval.

Si le cavalier entend clocher un fer de son cheval, il doit sortir du rang et visiter le pied. Si ce clochement est produit par la distension des clous, frapper sur leurs têtes avec le dos de la hache ou une pierre, et lorsque la pointe reparaît sur le pied, la river provisoirement jusqu'à ce qu'il rencontre un maréchal.

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