‹ Avant-postes de cavalerie légèreChapitre 69 sur 143 · DES CANTONNEMENTS · texte numérisé non relu

DES CANTONNEMENTS

telle manière, de diminuer ou d'augmenter leurs forces; mais les meilleurs gardiens d'un cantonnement, ce sont de nombreux et sûrs espions, et la connaissance exacte des laits politiques. Dans le cas de crainte, un cantonnement se conforme à ce qui est prescrit aux chapitres : Bivouacs, Avantgardes, Grand* gai des, Reconnaissances, etc.

Dans le cas contraire, il se borne à placer les gardes indispensables à pied et derrière des barricades j à lier toutes ses parties par une correspondance active, et à indiquer un point de réunion générale pour ses divers détachements.

Les ofliciers commandant un cantonnement doivent exercer une surveillance active, parce que les hommes habitués a la liberté, au gaspillage, au sans iaçou de la guerre, sont dilficiles à ramener a Tordre et à son utile économie, au respect de la propriété, aux égards dus à Thabitaut.

11 laut que le service marche régulièrement, et que des appels inattendus et fréquents forcent les hommes à la présence.

11 faut que les hommes logent avec leurs chevaux; que les porte-manteaux soient toujours faits, et les effets de harnachement et d'armement sous la main des cavaliers.

Que l'activité soit entretenue, et que de fausses alertes combinées viennent de temps à autre réveiiler les dorineurs.

Si des cantonnements sont pris pendant la durée d'une armistice ou après la guerre, il faut que chaque ollicier détache connaisse bien et léunisseles ressources de son village, aiin qu'il apprécie le temps pendant lequel ces ressources pourront lui jullire. Lorsqu'il \oil que bientôt elles seront épuisées, il laut qu'il n'attende pas pour en prévenir ses chefs. En pays ennemi, tout ollicier de cautonuemeut doit, aussitôt sou arrivée, demander aux autorités du lieu le nom des ouvriers qui peuvent

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ri être utiles, puis les réunir en atelier, placer un lanton auprès d'eux, et les faire travailler à force ux réparations de l'armement, de l'équipement et le l'habillement. S'il n'a pas le moyen de payer m argent ces ouvriers, il tâche de les faire participer aux distributions de vivres, il exempte leurs liaisons de logement militaire, etc.

Tout commandant d'escadron qui, même après me longue campagne, sort d'un cantonnement de ingt jours sans être complètement réparé, est un oa u vais capitaine.

D. Quelle est la meilleure manière d'attaquer m cantonnement?

R. C'est de le surprendre. Pqur cela, il faut 0 que les ordres pour les apprêts de l'attaque ne oient donnés qu'à l'instant même où l'on doit nonter à cheval, afin que les espions n'aient pas e temps de prévenir l'ennemi.

2° Que des vedettes soient placées dans la direcion de l'ennemi, de manière à arrêter tout espion jui s'échapperait.

3° Que les hommes sellent leurs chevaux le plus fccrètement et le p/us lestement possible.

4° Que le détachement formé profite de la nuit K)ur tourner le cantonnement ennemi.

5* Que l'attaque soit vigoureuse et se fasse ainsi [u'il est prescrit au chapitre des Surprises.

D. Si c*est nqus qui sommes attaqués à l'impro-

R. Ne courez pas à vos chevaux. Faites feu par es fenêtres de vos logements, jusqu'à ce que vous puissiez vous réunir sur la place Alarme,

36 i DI NOTRK CÀVALBKII , BTC.

De notre Cavalerie légère, dans ses rapports avec notre infanterie.

Si en reconnaissance, à l'avant, 'ou l'arrièregarde, de l'infanterie se trouve momentanément sous les ordres d'un officier de cavalerie, cet officier doit avoir le plus grand soin d'elle et regarder comme un devoir, de la ménager plus que sa propre cavalerie.

Au bivouac, que ses cavaliers fourrageurs, partagent en frères avec les fantassins.

Au feu, qu'ils les soutiennent et ne les abandonnent jamais.

Si le terrain s'ouvre, que les cavaliers paraissent en première ligne. S'il se resserre, que l'infanterie marche le plus près de l'ennemi, mais que la cavalerie veille, sur ses ailes à ce qu'elle ne soit pas coupée, et sur ses derrières à ce que, repoussée, elle trouve un prompt et vigoureux appui.

Si, à l'arrière-garde, cette troupe mixte se trouve attaquée par des forces très supérieures, qui l'obligent, par prudence, à quitter la route directe, pour en choisir une moins ouverte, et sur laquelle la défense ait plus de chances de succès, que la cavalerie consulte avant tout les convenances de l'infanterie, qu'elle règle ses allures sur son pas, sur ses forces.

Que le commandant dirige le détachement du côté où se trouveront des terrains coupés, des taillis, des vignes, des montagnes.

Si un fantassin est blessé, qu'un cavalier lui cède

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