‹ Avant-postes de cavalerie légèreChapitre 74 sur 143 · LAMPAS OU FÈVE · texte numérisé non relu

LAMPAS OU FÈVE

Est une inflammation de la membrane muqueuse de la bouche; le plus souvent elle est la suite de l'inflammation de l'estomac. Quelques jours de régime suffisent pour arrêter les progrès d'une affection qui n'est dangereuse qu'en ce qu'elle empé-, che les chevaux de manger. Si l'inflammation continue, on pratique au palais une légère saignée avec la pointe d'un bistouri, entre les 3e et 4e sillons à partir des dents incisives; si l'on saignait plus bas, on risquerait de loucher l'artère palatine et de déterminer une hémorragie dangereuse: après l'écoulement du sang, on appliquera un masligadour ; il se fait en pilant une gousse d'ail avec du poivre et du sel et l 'enfermant dans un linge; tremper le tout dans du vinaigre et le fixer au mors du bridon, le laisser une heure le matin^une heure le soir dans la bouche du cheval, et choisir pour cela V heure des pansages.

l'angine

Est une inflammation de te membrane muqueuse du Larinx et du Pharinx (de la gorge); cette affectation est très dangereuse, et a souvent des suites graves. Elle se reconnaît à la tristesse du cheval, à une toux grasse et douloureuse; il ne peut pas avaler, il y a écoulement de salive par la bouche, et la gorge est très endolorie.

ke premier moyen à employer est de tenir le cheval chaudement, le faire boire au blanc literie* lui pratiquer une bonne saignée ; lui faire prendre des bains de vapeur ainsi composés : Une livre de feuilles de mauve bouillies dans quatre pinles d'eau; en faire respirer la vapeur en plaçant le vase sous la tête du cheval qu'on couvre d'une couverture pour empêcher la déperdition de la vapeur; lui faire aussi prendre des gargarisme* d'orge miélés qu'on fait avec une décoction de deux poignées d'orge pour quatre pintes d'eau, en y ajoutant un demi-verre de vinaigre et une livre de miel. Il faut injecter ce gargarisme, toujours tiède, avec une seringue»

Si la maladie continue, il faut placer un séton en faisant une incision à la peau du poitrail que Von pince avec la main gauche en V attirant à soi de manière à ce qu'elle se double sous vos doigts, la traverser apec une lame bien tranchante, en ayant soin de ne pas léser les muscles; passer par lés deux ouvertures un ruban de fil enduit d'onguent basilicum, nouer les deux bouts de ce ruban ; laver le séton tous les jours en le graissant avec le même onguent tous les deux jours.

DBS REMONTBS. . 383

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