LE CHEVAL MALADE
Le cheval malade est celui dont une de ses fonctions cesse; le regard n'est plus aussi vif; il tient sa tête basse, ne mange pas comme d'habitude; si on le soumet à un exercice quelconque, il n'a plus la même vigueur, et a la respiration accélérée; ce premier temps est important à saisir, il est quelquefois le premier symptôme de grandes maladies.
Moyens à employer.
Aussitôt qu'on s'aperçoit qu'un cheval n'a plus sa même gaf té, ni son appétit ordinaire, il faut de suite lui supprimer toute nourriture échauffante, telle que l'avoine et le foin ; le mettre à la paille et a l'eau blanche, composée d'une poignée de son ou de farine dans un sceau d'eau ; le soumettre à un exercice modéré : quelques jours de ce régime suffisent souvent pour faire disparaître ces symptômes; mais, quelquefois, il arrive que cet état de ma'ad*e augmente, que le cheval refuse de manger et de boire { il est plus triste, tient sa tête basse, a
le poil piqué, le flanc agile, les yeux tuméfiés et larmoyants, la bouche chaude.
Traitement.
S'il a la membrane muqueuse de l'œil injectée (rouge), que le pouls soit plein, on pratique une bonne saignée à la jugulaire, et si elle produit un bon effet, on la renouvelle le lendemain; on met le cheval à Peau blanche nitrée, faite avec un gros de nifre et une poignée de son ou de farine dans un sceau d'eau, et on lui donne un peu de paille : quelques lavements émollients avec une poignée de son dans deux pintes d'eau produisent un bon effet; ces moyens suffisent quelquefois pour arrêter les progrès d'une maladie.