SCENE XIX
Les Mêmes, OCTAVE.
OCTAVE, entrant vivement.
Oui, ma sœur, une blessure...
Légère, grâce à Dieu !
MAURICE, à Valentine.
Vous voyez !
OCTAVE
Que pour moi, En me sauvant... il vient de recevoir...
VALENTINE
Pour toi?
Mais monsieur Dufournelle...
Ah ! notre capitaine De ses arrêts, parbleu! se mettait bien en peiael 11 s'est par la fenêtre élancé bel et bien.
VALENTINE, à Maurice.
p]t vous! vous! son sauveur!... vous ne m'en disiez rien! Et vous nous laissiez croire!... Où s'égare ma tête? Votre sang qui coulait?
MAURICE, avec plus de force.
Il s'arrête, il s'arrête !
VALENTINE, à Octave, en montrant Maurice.
Mais qu'a-t-il fait? Gomment?
OCTAVE
Au milieu du combat, D'un coup désespéré mon adversaire abat Mon arme de ma main...
VALENTINE
0 ciel !
OCTAVE
Et le front blême, Fou de rage, emporté par son mouvement même. Fond sur moi!... J'étais mort!
Montrant Maurice.
Lui, prompt comme Téclaii Se jette entre nous deux! Il ramasse mon fer...
MAURICE, voulant l'arrêter.
Mais... de grâce!
VALENTINE, à Octave.
Poursuis! va!
OCTAVE
D'une main certaine Fait voler à son tour l'arme du capitaine, Puis, marchant aussitôt vers lui : Monsieur, dit-il, Je viens de vous sauver du plus mortel péril... Sans moi; vous égorgiez un homme sans défense!... L'ofûcier tressaillit... Je veux ma récompense... — Laquelle? — Accomplissez un acte plus qu'humain : Allez à ce jeune homme, et tendez-lui la main!
VALENTINE
Que c'est beau !
OCTAVE
L'on s'écrie... On s'émeut, on s'embrasse, Et c'est en s'embrassant, que l'on voit qu'à ma place Et lorsque entre nous deux il s'était élancé... Cet ami généreux avait été blessé !
VALENTINE, allant à Maurice.
Monsieur!... commentvousdire?...Ociel!...untraitsembIabl Je...
Elle lui baise la main.
Ce que je fais là n'est pas très convenable... Mais je n'ai jamais pu m'en empêcher!...