‹ Avec préface (volume 3)Chapitre 135 sur 214 · I. \ P \\ I N s-> mettant du r<> a · texte numérisé non relu

I. \ P \\ I N s-> mettant du r<> a

Par moi?

l'abbe.

Ce dont chacun s'étonne, et l'on comment

dans le monde, à «-n rire,

1 A PRU hauteur.

Et pourquoi, s'il vous platt?

L AHBÉ, aver embarras.

Pour des motifs que jr ne puis ni ne dois vous parce que ma délicatesse et mes scropuie*

LA PRINCESSE

Des scrupules... à vous, l'abbé! Et vous disiez qu'il n'y avait rien de nouveau?... se levant.) Achevez donc!... Aussi bien ma toilette est terminée... et je n'ai plus que dix minutes à vous donner.

l'abbé.

Eh bien! madame... puisqu'il faut vous le dire, vous, petite-fille de Sobieski et proche parente de notre reine, vous avez pour rivale mademoiselle Duclos, de la Comédie- Française.

LA PRINCESSE

En vérité!

C'est la nouvelle du jour... Tout le monde la connaît, excepté vous, et comme cela peut vous donner un ridicule... je me suis décidé, malgré l'amitié que me porte M. le prince de Bouillon, votre mari, à vous avouer...

LA PRINCESSE

Que le prince lui a donné une voiture et des diamants ! . . .

l'abbé.

C'est vrai!

LA PRINCESSE

Et une petite maison...

l'abbé.

C'est vrai !

LA PRINCESSE

Hors les boulevards de Paris, à la Grange-Batelière.

L ABBÉ, étonné.

Quoi, princesse, vous savez?...

LA PRINCESSE

Bien avant vous! bien avant tout le monde... Écoutezmoi, mon gentil abbé, le tout pour votre instruction... M. de Bouillon, mon mari, quoique prince et grand sei-

228 >MEDIES ET DRAW

gneur, est un savant: il adore les ai ts el surtout les - Il s'y était adonné sous le dernier règne. l'a b b é .

Par goût?

l.A PRIB

Non! pour faire sa cour au Régent, dont il s'i ' de devenir la copi<i exacte el fidèle : il s'est appli comme lui, à la chimie; il a, comme lui, un la! dans ses appartements; que sais-je? Il souffle et il toute la journée; il est en correspondant Voltaire, dont il se dit l'élève. Ce n'est plus le i gentilhomme, c'est le gentilhomme bou un maître de philosophie... toujours pour ressembla louent... Et vous comprenez que, voulant pousser L'imitation aussi loin que possible, il n'avait garde d'oui la galanterie de son héros... Ce qui ne me contraria; excessivement... Une femme a toujours plus de tem elle... quand son mari est occupé... El pour que le m même infidèle, restât dans ma dépendance, j'ai | à la Duclos, qui ne fait rien que par mes ordri tient au l'ait de tout... Ma protection est à ce prix, et vous voyez que je tiens parole.

l'a bbé.

C'est admirable!... Mais qu'y gagnez-vous, prin

l.A PEIK

Ce que j'y gagne?... C'est que mou mari, craignant d'être découvert, tremble devant la petite-fille de S dès qu'elle a un soupçon... et j'en ai quand je veui que j'y gagne? c'est qu'autrefois il était très avare, que maintenant il ne me refuse rien! Commei comprendre?

l'a bbé.

Oui !... oui... c'< si une infidélité d'une haute : d'un grand rapport !

ADRIEXXE LECOUVREUR. 22!»

LA PRINCESSE

Le monde peut donc me plaindre et gémir de ma posiion, je m'y résigne, et si vous n'avez, cher abbé, rien uitre chose à m'apprendre...

L'ABBÉ, timidement.

Si, madame! une nouvelle...

LA PRINCESSE, souriant.

Encore une !

L ABBÉ, de même.

Oui me regarde personnellement... et celle-là, je crois tre sûr que vous ne vous en doutez pas... C'est que... est que...

LA PRINCESSE, gaiement.

C'est que vous m'aimez!

l'abbé.

Vous le saviez!... Est-il possible!... Et vous ne m'en isiez rien!

LA PRINCESSE

Je n'étais pas obligée de vous l'annoncer...

L ABBÉ, avec chaleur.

Eh bien! oui... C'est pour vous que je me suis fait l'inné ami de votre mari! Pour vous, je suis de toutes ses arties! Pour vous, je vais à l'Opéra et chez la Duclosl our vous, je vais à l'Académie des sciences! Pour vous nfin, j'écoute M. de Bouillon dans ses dissertations sur i chimie, qui ne manquent jamais de m'endormir!

LA PRINCESSE

Pauvre abbé !

l'abbé.

C'est mon meilleur moment!... je ne l'entends plus et rêve à vous!... Mais, convenez-en vous-même, un tel

évouement mérite quelque indemnité, quelque récom-

ense...

230 COMÉDIES ET DRAM !

LA PRINCESSK. souriant.

Oui, l'on vous a souvent donné, à vous autres abb* boudoir, pour moins que cela! Mais, dussiez-vous ci l'ingratitude, je ne peux rien pour vous en ce mon

L ABBÉ, vivement.

Ah! je ne vous demande pas une passion ég miennel c'est impossible !... Car ce que j'éprouve vous, c'est une adoration, c'est un culte !

LA PRINCESSE

Je comprends, l'abbé, et vous demandez poin du... Impossible, vous dis-je... mais, silence! on vi C'est mon mari et madame la duchesse d'Aumont.. vez-vous pas aussi quêté de ce côté-là?... l'abbé.

La place était prise...

LA PRINCESSE

C'est jouer de malheur... Ce pauvre abbé arrive jours trop tard.

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