SCENE IV
L'ABBÉ, donnant la main à AD RIEN NE, entrant parle fom: PRINCE, allant au-devant d'elle ; MAURICE, regardant pari; croisée, qui est au second plan à droite.
LE PRINCE, à Adrienne.
Arrivez donc ! M. le comte de Saxe est là qui attend avec impatience...
l'abbé.
Eh ! mais, ma toute belle, vous tremblez ?
ADRIENNE
Gela est vrai... la présence d'un homme illi. m'émeut toujours malgré moi.
LE PBINCE, s'approche dp Maurice qui est toujours près du bali
lui dit.
Mademoiselle Lecouvreur.
MAURICE à ce nom se retourne vivement.
0 ciel !
AIHUENNE, levant les yeux et regardant Maurice, po i
Ah!
(Le prince a passé près de la fenêtre k droite qui était ouverte et qu'il l tenue : l'abbe est remonté au fond à gauche, vers la table, sur laqi place son chapeau et les gants.
MA l" l; [CE, ■ part.
C'esl elle !
MU! I 1 . N \ I'.. le regardant.
!,<• comte de Saxe... ce héros... ce n'es! pas
(Elle MAl'IUi.l MM et lui saisissant la main.
Tais-toi !
aDRIENNE, i portant la main
G'esl lui
LE PRINCE, qui a refermé la fenêtre, vient se placer entre eux.
Eh ! mais qu'avez-vous donc ?
ADRIENNE
Une surprise... bien naturelle... M. Je comte que je royais n'avoir jamais rencontré m'était connu... mais
leaUCOUp... (Le regardant avec expression.) beaUCOUp ! L'ABBÉ, gaiement.
De vue !...
ADRIENNE, vivement.
Non ! je lui avais même parlé !
Où donc?
MAURICE, vivement.
Au bal de l'Opéra!...
LE PRINCE, riant.
Un déguisement?
ADRIENNE
M. le comte les aime, les déguisements ! je ne le croyais
•as!
MAURICE
J'avais peut-être des raisons!... et si je vous en faisais uge, mademoiselle...
l'abbé.
Cela se trouve bien, Adrienne a aussi une demande à ous adresser.
MAURICE
A moi?
LE PRINCE
C'est là seulement ce qui l'a décidée à venir avec nous! ne pétition à vous présenter en faveur d'un petit lieuenant.
l'abbé.
Dont elle veut faire un capitaine!
302 comédies ht drames.
MAURICE, avec émotion.
En vérité!... vous, mademoiselle, vous vouliez
\ DRIRHNE.
Oui... mais je n'ose plus...
M A URICE.
Et pourquoi?...
adrienm:.
Pauvre officier... je croyais qu'il n'avait que la l'épée, et peut-être n'a-t-il pas besoin de moi pour son chemin.
M \ URICE,
Ah! quel qu'il soit, votre protection doit toujoui porter bonheur!
ADRIEN \ I
Je verrai alors. . . je prendrai des information^, mérite réellement l'intérêt qu'on lui porte...
LE PRIK
Vous aurez le temps de parler de lui à table. . vous mettrons à coté l'un de l'autre... (Remontant
revenant se placer entre Adrienne et l'abbé. L abbé, toi. I
ordonnateur, veille au souper.
Les fruits et les bouquets, cela me regarde.
Ml sort par la porte du tond a p.
LE PRIK
Moi je me charge d'un soin plus important... j< que quelque fugitive ne veuille nous échappei le souper.
AU' i^nt.
Ce n'est pas moi, je vous le ju
LE PRIH riant
Pour plus de sécurité... je vais moi-même donn
consigne, fermer toutes les portes, et nul ne sortira avant e jour!
(Il sort, comme Tabbé, par la porte du pan coupé à gauche.; MAURICE, à part, regardant la porte à droite.
Que devenir?