‹ Avec préface (volume 3)Chapitre 3 sur 214 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

CHARLES, JOSÉPHINE, entrant.

(Charles dispose la table pour le déjeuner.)

JOSÉPHINE

Voici le linge pour le déjeuner, monsieur Charles.

CHARLES

Bien, madame Joséphine.

JOSÉPHINE

Avez-vous les journaux?

CHARLES

Oui, madame Joséphine. 30 septembre 1823, le Courrier Fr 'ançais, le Constitutionnel, journaux de l'opposition,

JOSÉPHINE

Ce sont ceux de M. Lagrange.

CHARLES

C'est tout simple!... un homme qui a été conventionnel et... exilé.

JOSÉPHINE

Et ceux de M. de Lignerolles, son gendre?

lu COM EDIES ET DRAM I

CH A l; LES.

Ceux de mon maître, les voici... Un journal, madame

Joséphine, est comme le portrait de celui qui les reçoit:

voyez : Journal des Théâtres... Revue du Théâtre. .. c'est

tout simple encore!... un poète! un auteur dramatique !

J OS Kl' Il in i:.

Et un célèbre!... quelles pièces il a faites! comme on y applaudit!... comme madame est heureu-

CHARLES

C'est otonnant!... moi j'aurais cru qu'un bon poète taisait toujours un mauvais mari.

JOSÉPHINE

Sonnez donc que M. Henri a ét«; élevé avec madame, qu'ils ont été enfants ensemble!... Ah! si vous l'avi. le jour où madame Lagrange les a mai :

t. Il \ RLES.

Vous y étiez, vous qui avez nourri madame et qui la

fllto\

• ri- h ini:.

Sans doute.

..HA Kl.

Y a-t-il longtemps qu'elle est morte, madame granf

JOSEPH

Il y aura six ans le lu octobre; mais des m comme celle-là, on oe les oublie pas.

cil a BILES.

•n tombeau qui est au tond du pai

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